| le : 12-06-2004 à 12:34:01 NOTES ET CROQUIS (part 1) |
| J’adore fouiner dans des vides greniers. Je ne sais pas vous, mais moi j’adore ça. Hier, il faisait le temps idéal pour aller traîner Place des Marronniers à Saint Maur des Fossés. Là-bas chaque année, il y a un immense vide grenier et l’endroit est vraiment agréable sous les grands arbres. Ma femme et les enfants et moi, on est allé voir un peu s’il n’y avait pas des trésors oubliés à découvrir sous les amas de vieux livres, (j’aime les vieilles revues, ou les vieux albums de bd, vous savez ces trucs impossibles qui se passent dans l’espace avec des monstres tentaculaires des années 50 et des filles affolées qui hurlent), et autre paperasserie poussiéreuse. Bon on en était à la moitié de la place, et j’étais un peu déçu, car rien ne m’avait encore attiré l’œil. Quand dans le coin d’une allée, un homme tapi dans l’ombre de son parasol Ricard étalait devant lui des piles de vieux papiers recouverts de gribouillis et de croquis. J’en ai acheté plein, car c’était marrant et original. Je vous en ai scanné deux, j’en scannerai d’autres plus tard. ![]() ![]() |
| le : 14-06-2004 à 09:35:41 RÊVE |
| Cette nuit, j’ai fait un rêve génial. Mais alors vraiment super génial. Le truc qui arrive une fois dans votre vie quoi ! Qui vous bouleverse à tout jamais. Le genre de rêve qui vous remet sur de nouveaux rails. Le rêve qui vous porte à croire que la vie peut être quelque chose d’extraordinaire. Le rêve absolu, l’étoile de la révélation, qui peut changer le monde et les Hommes. Le truc putain d’sa mère qui tchue sa race quoi. Mais je ne m’en rappelle plus. |
| le : 14-06-2004 à 09:41:16 IL FAUDRAIT VOIR À REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE ! |
![]() Le monde va droit dans le mur et j’ai souvent peur que ça soit droit dans un de mes murs. Je me suis acheté une maison en Dordogne (mais moi j’ai une cuve à fioul), et ça m’ennuierait franchement que ça soit dans celui que je viens de remonter avec mon beau-frère. C’est vrai, j’ai peur de ce qu’il se passe dans le monde. Je voudrais que le monde ne soit qu’amour, paix et harmonie. Que les hommes se prennent par la main et règlent leurs problèmes ensemble dans un même élan, une même direction. Que le soleil brille moins fort pour certains et plus pour d’autres. Qu’on arrête de tuer les petits animaux mignons avec de la belle fourrure de toutes les couleurs dessus à travers la planète et que le sourire soit le seul rictus autorisé. ![]() - Oui, vive les blog, qui permettent à un anonyme comme moi de crier à la Terre entière la vérité vraie de combien le monde est laid, voir pas beau du tout. - Oui à la technologie de pointe, si elle permet de transmettre des messages de paix et d’amour pur garanti sans adjonctions de colorants types E472, E 640 et H847. - Oui, vive les poivrons ! ![]() |
| le : 14-06-2004 à 09:45:21 UN DE MES GRANDS DE REGRETS |
| Je regrette qu’il n’y ait plus vraiment de terre inexplorée sur cette foutue planète. Bon pas l’époque où soixante-dix pour cent d’une planisphère étaient barrés d’un TERRA INCOGNITA mystérieux non. Mais l’époque où l’on croyait encore à l’existence de monstre antédiluvien dans un marécage africain par exemple. La dernière fois que cela est arrivé c’est dans les années 80. Je me souviens de cette anecdote, je devais avoir 17 ans. À la radio, on a parlé qu’une équipe anglo-saxonne formée de scientifiques et de journalistes était partie à sa recherche, quelque part dans le centre de l’Afrique. À l’époque ça m’avait bouleversé. J’étais resté rivé à ma radio durant des semaines pour avoir des nouvelles de cette expédition. On en a jamais plus reparlé. ![]() En fait de monstre antédiluvien, ça a dû être qu’une vieille souche ressemblant à un brontosaure que les mecs ont trouvé et ils ont tellement eu la honte de leur vie d’avoir déployé autant d’argent et d’énergie pour un bout de tronc d’arbre, qu’ils sont allés se finir dans un bar louche de Kinshasa ou de Lagos pour essayer de se faire oublier. Oui je regrette qu’il n’y ait plus vraiment de terre inexplorée sur cette foutue planète. |
| le : 14-06-2004 à 09:48:43 MON TÉLÉPHONE A ENCORE SONNÉ CE MATIN TRÈS TÔT VERS MIDI |
Mais ce coup-ci je n’ai pas décroché. Je me méfie. Qu’on m’accuse encore d’avoir déclenché un conflit à l’Est, à l’Ouest au Nord voir jusque loin dans le Sud… Moi maintenant, je fais le mort au fond de mon lit. Je reste calfeutré sous ma couette. ![]() No bubble, no trouble... |
| le : 14-06-2004 à 09:51:08 HIER JE ME SUIS SAOULÉ LA GUEULE AVEC MON POTE |
C’est vrai que je ne comprends pas tout ce qu’on me dit parfois. Bon on n’est pas obligé d’être super intelligent non plus hein… « Bon nombre de gens dits intelligents ou cultivés sont en fait de sales connards de merde qui puent du cul. » (Hemingway) Mais quand je suis bourré et que c’est Amédée Bill qui me tient une de ces conversations dont il a le secret, j’ai l’impression d’être l’ambassadeur de la Terre qui discute des destinés de l’Humanité avec son homologue de la planète Flapahon. Et c’est ça que j’aime chez Amédée Bill : son sens de la répartie. Amédée Bill est mon ami. ![]() (Amédée Bill fut le héros de romans-photos du Psikopat (en vente partout) pendant plusieurs années. Un album de ses aventures a même été publié aux éditions du Zébu (en vente partout). Du pur bonheur hahon, signé Carali avec Olivier Ka dans le rôle d’Amédée.) |
| le : 14-06-2004 à 09:57:15 FAN ART : mes lecteurs ont du talent. |
Des lecteurs européens de mon blog m’ont fait des dessins. J’ai décidé de vous en montrer quelques-uns. ![]() E. Delacroix, un talent prometteur… Merci Eugène, vraiment du beau travail. ![]() F. Bacon, un « blogeur » anglo-saxon. « Non je n’ai pas eu de problème avec mon scanner, la tête je l’ai pensé ainsi » m’écrit-il Thank you Francis, franchement j’aime very much. ![]() Francisco Goya, encore un talentueux « blogeur » mais espagnol celui-là. Muchas gracias Francisco ! Si vous aussi, vous voulez m’envoyer des cadeaux, vous êtes les bienvenus. Par contre, je ne sais pas comment vous allez faire vu que je n’ai pas d’email. D’ailleurs je me demande encore comment Eugène, Francis et Francisco ont réussi à m’en envoyer… Mais bon essayez toujours, je les afficherai. |
| le : 14-06-2004 à 10:00:55 PRISE D’OTAGES |
Ce matin, en me réveillant plus tôt que d’habitude vers midi moins cinq, j’ai décidé de faire la lessive du mois. Y’a des matins comme ça où la Force est avec vous. Je me suis donc dirigé vers la corbeille à linge, la fameuse, celle que j’évite du regard d’habitude... En fait de corbeille, c’est un grand panier marocain en osier tressé tout en hauteur avec un couvercle, servant à empêcher le serpent dissimulé normalement à l’intérieur, de sortir avant que le charmeur ne l’appelle de son pipo magique. Bref, ce panier trône dans un coin de mon appart et déborde de vieux linges sales la plupart du temps. Et en voyant l’étendue des dégâts, j’ai changé finalement d’avis. J’ai plus eu envie de faire la lessive et je suis passé à dix mètres de lui sans le voir bien sûr, me dirigeant vers la cuisine. Non, la cuisine non plus, la vision d’horreur de l’évier me revint en mémoire, je me dirigeais donc d’un pas sûr et sans remords aucun, d’où je venais… C’est-à-dire sur mes pas, vers le lit. Alors que je croisais au large de la commode à quelques encablures de la banquise des draps, une voix tonitruante, sortant d’un des tiroirs du meuble, me prit à partie : - « Si tu fais un pas de plus sale impure, je troue la peau de ta dernière paire de chaussettes propres Cosmic Roger ! » Un silence de plomb tomba sur un de mes pieds. Et je peux vous dire qu’un silence de plomb, ça pèse autant qu’un silence de plumes…. - « Heu… Qui me... Qui me parle ? » dis-je fièrement. Aucune réponse ne vint. Je réitère d’une voix plus ferme, plus décidée : - « Houhou, il… Il y a quel… Quelqu’un ? » - « Ouais il y a quelqu’un et ce quelqu’un te somme de t’arrêter chien d’hérétique ! » Je m’immobilisai totalement aussi sec, trempé de sueur. - « Mais que… Que me vou… Me voulez-vous ? » insistai-je. - « Que tu libères tes slips du joug oppressant de la crasse capitaliste, cela n’a que trop duré ! » - « Que je libère mes slips… De… La crasse capita… Hein ? » - « Oui, je suis un jeune slip idéaliste et j’ai pris en otage tes chaussettes Cosmic Roger, celles que tu gardes pour les grandes occasions… Et je veux, que dis-je, j’ordonne la libération de tous les slips de cette maison, du joug oppresseur de la saleté colonialiste! Le F.L.S. Front de Libération des Slips, ordonne la libération de tous ses camarades ! » Je restai sans voix. J’en étais là que derrière moi, un glissement discret me fit tout de même tourner la tête. C’était un autre vieux slip tout souillé qui déboulait sur moi à tombeau ouvert. J’eus à peine le temps de remarquer le ceinturon bizarre enroulé autour de lui. - « Mais… Un slip avec un ceinturon ce n’est pas… » Je plongeais dans le panier à linge sale et j’entendis juste avant la déflagration : - « F.L.S. VAINCRA! » ![]() L’explosion fut fatale à la moitié de mon immeuble. Ce que j’avais pris pour un ceinturon était en fait une ceinture garnie d’explosifs. Personnellement j’avais dû la vie sauve à l’amoncellement de linge sale dans le panier en osier marocain, comme quoi, il ne faut pas généraliser. Aujourd’hui, je ne sais plus quoi trop penser de tout ça… Peut-être à faire la lessive plus souvent. À bientôt les zamis. |