Quel casque à réduction de bruit choisir ?
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Quel casque à réduction de bruit choisir ?

Ils plongent l’auditeur dans une bulle acoustique qui protège du vacarme urbain. Voici notre sélection de casques à réduction de bruit.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

En ville, chausser un casque à réduction de bruit, c’est arriver à destination plus serein. Il faut en faire l’expérience pour comprendre à quel point les nuisances sonores alimentent notre stress. C’est particulièrement vrai lorsqu’on marche dans la rue, ou lorsqu’on se déplace en bus, en métro, en train, en avion. Ces casques sont un antidote contre la fatigue.

Comment ça marche ?

Les casques les plus isolants sont dotés d’une technologie dite de « réduction de bruit active », qui remonte aux années 1950. En voici les bases : à l’extérieur du casque, un microphone enregistre la signature acoustique des bruits ; à l’intérieur, une puce électronique calcule un « antidote », une onde sonore diamétralement opposée. Les oreillettes du casque diffusent cet antidote pour contrer les bruits ambiants. Résultat, les sons parviennent aux oreilles très atténués. Il suffit de jouer un peu de musique dans le casque, à un niveau sonore moyen, pour gommer ce qui reste des nuisances sonores. Dans les transports, on n’entend plus son voisin qui bavarde. Dans la rue, les bus circulent en silence. Le calme est tel qu’il faut redoubler d’attention lorsqu’on traverse.

Combien ça coûte ?

Malheureusement, la grande majorité des casques à réduction de bruit active ne tiennent pas leurs promesses : l’isolation est à peine meilleure qu’avec un casque ordinaire. Il faut débourser 300 euros pour accéder au vrai potentiel de cette technologie. Si votre budget est inférieur, vous pourrez goûter au calme en optant pour un casque doté d’une excellente isolation naturelle, dite « passive ». Mais vos oreilles seront moins protégées.

A prix doux

Sennheiser Momentum in Ear – 90 €

Sennheiser Momentum in Ear.

Il appartient à la famille des casques « intra », qui sont les plus isolants. On glisse ce casque à l’entrée du conduit auditif et il forme un bouchon repoussant les bruits du dehors. L’isolation est spectaculaire, mais les basses fréquences arrivent tout de même à se faufiler. Les bruits des bus, par exemple, sont encore bien présents. Ce type d’écouteur est très compact, on peut le garder en poche en permanence. Nous avons choisi ce Sennheiser car son isolation est particulièrement bonne. En outre, il produit un son dynamique, agréable, détaillé. Seule une oreille exigeante sera gênée par ses basses très présentes, et ses médiums légèrement en retrait. Attention, ce type d’écouteur est invasif, il ne convient pas à tout le monde. Après une écoute prolongée, il peut causer de petites douleurs à l’entrée du conduit auditif.


Focal Listen.

L’alternative pour les mélomanes
Focal Listen – 200 €
Pour un casque à arceau, son isolation passive est excellente, même si fatalement, elle se révèle moins convaincante que celle d’un casque intra. Sa puissance sonore est remarquable, on peut pousser le volume très fort pour couvrir les bruits ambiants. Mais surtout, sa qualité sonore est très bonne. Elle est calibrée pour les mélomanes : neutre, analytique, riche en détails. Le Focal Listen respecte le travail des ingénieurs du son.


Plantronics BackBeat Pro 1.

L’alternative sans fil
Plantronics BackBeat Pro 1 – 180 €
Ce casque isole bien, mais pas beaucoup mieux que le Focal Listen, malgré sa technologie de réduction de bruit active. C’est un casque énorme, mais il a trois atouts : il produit un son agréable, dynamique et relativement fidèle. Il fonctionne sans fil grâce à son antenne Bluetooth et est doté de vrais boutons qui permettent de mettre la musique en pause facilement puis de régler le volume sonore.



La meilleure isolation

Bose QC 35 – 380 €

Bose QC 35.

Ce casque vous plonge instantanément dans une bulle de calme. Il gomme tout : les graves, les médiums et les aigus. Pour couvrir les bruits d’une rue passante, on n’a pas besoin de pousser le volume sonore très haut, une petite musique calme jouée à volume moyen suffit. Le QC 35 est particulièrement léger et confortable. On peut le piloter sans sortir le smartphone de la poche grâce à ses boutons physiques qui permettent de monter le volume et de mettre en pause la musique. Sa batterie est endurante, elle tient vingt heures avant de réclamer une nouvelle charge. Le son du QC 35 est détaillé, sa couleur sonore est ronde et séduisante, voire séductrice – le plaisir passe avant la fidélité. Les basses sont mises en avant, ce qui nuit à l’équilibre sonore mais plaît à beaucoup d’utilisateurs.



Bose QC 20.

L’alternative encore plus silencieuse
Bose QC 20 – 280 €

C’est la référence en matière d’isolation active. Ces écouteurs filtrent encore mieux les basses que le QC 35. Mais le QC20 est moins agréable à utiliser. Son câble audio est encombré d’une télécommande, et d’un second boîtier à loger en poche, contenant une batterie. Ses écouteurs sont confortables à porter, ils ne pénètrent pas profondément dans l’oreille. Leur batterie tient une quinzaine d’heures. Mais face au QC 35, leur qualité sonore est en retrait. Le son est un peu mat et manque d’ampleur.



AKG N90Q.

L’alternative pour les fous de musique
AKG N90Q – 1 500 €

C’est le seul casque à réduction de bruit qui diffuse un son impeccablement équilibré. Et quel son ! Ample, fidèle, extrêmement clair et détaillé. Le N90Q donne une lecture analytique de la musique qui permet de mieux la comprendre. Il attirera surtout les professionnels du son et des audiophiles exigeants… à condition que leur compte en banque soit bien garni. La réduction de bruit du N90Q est excellente, proche de celle du Bose QC 35. Mais à l’inverse du Bose, c’est un casque filaire – il est dépourvu d’antenne Bluetooth.



L’allure en plus

Sony MDR-1000x – 400 €

Sony MDR-1000x.

Vous concevez difficilement de dépenser 400 euros sans qu’un casque soit vraiment beau ? Ce Sony propose un dessin plus soigné que le Bose. Sa réduction de bruit active est un peu moins efficace, mais elle atténue déjà spectaculairement les bruits ambiants. Comme le Bose, ce Sony est très confortable et léger, on peut le porter de longues heures sans gêne.

Ses commandes sont moins faciles à comprendre que celles du Bose, mais elles sont complètes. Le Sony propose une fonction unique : lorsqu’on plaque sa main sur l’oreillette gauche, les sons du dehors montent, on les entend mieux. C’est pratique pour répondre lorsqu’on vous adresse la parole.

La batterie du MDR-1000x est endurante, elle tient une vingtaine d’heures. Ses écouteurs diffusent un son agréable, doux et chaleureux, relativement clair et détaillé. Il ne conviendra pas aux audiophiles en recherche de très haute fidélité sonore, mais la plupart d’entre nous seront ravis.



Parrot Zik 3.

L’alternative à prix plus raisonnable
Parrot Zik 3 – 300 €

Ce casque est conçu par le français Parrot et dessiné par Philippe Starck. A vous de choisir sa couleur parmi un éventail de teintes, soit audacieuses, soit élégantes. Sa réduction de bruit active est l’une des meilleures du marché, sans équivaloir celle des casques Bose. Ses commandes sont complètes, à condition de comprendre le fonctionnement de son pavé tactile, dont l’ergonomie divise. Son autonomie est un peu juste (huit heures) et sa qualité sonore est un rien décevante. Le son manque un peu de subtilité, de clarté, de naturel.



Beoplay H8.

L’alternative habillée de beaux matériaux
Beoplay H8 – 500 €

Son dessin rétro est soigné, ses matériaux sont flatteurs – cuir épais et métaux bruts. Sa réduction de bruit est très convaincante, sans être au niveau de Bose. Ses commandes tactiles sont complètes mais il faut s’y habituer. Son bouton de volume est un vrai bouton, plus facile à utiliser. Le H8 diffuse un son ample, agréable et précis… mais coloré. L’équilibre entre les basses, les médiums et les aigus est loin d’être irréprochable.