L’absentéisme dans le privé se stabilise mais reste élevé
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L’absentéisme dans le privé se stabilise mais reste élevé

34,1 % des salariés ont été absents au moins une fois dans l’année, révèle l’étude « Absentéisme Maladie 2017 » de Malakoff Médéric, publiée mercredi 22 novembre. Les catégories les plus touchées sont les 30-39 ans, les femmes, les ouvriers, et les grandes entreprises.

Le Monde | | Par

« Les salariés qui déclarent avoir la possibilité de développer leurs compétences professionnelles ou qui s’estiment reconnus par leur hiérarchie sont moins touchés par l’absentéisme. »

Au cours de l’année 2016, environ un tiers (34,1 %) des salariés du secteur privé ont été absents au moins une fois pour maladie et la moyenne de jours d’absence par salarié absent est de 35,5 jours, selon les résultats de la dernière étude « Absentéisme Maladie 2017 » de Malakoff Médéric publiée ce mercredi 22 novembre (lien vers PDF). Ces chiffres sont relativement stables depuis 2010, même si le nombre de salariés ayant été absent au moins une fois dans l’année a légèrement progressé (32,3 % en 2010, 34,1 % en 2016) et reste à un niveau élevé.

Les chiffres varient sensiblement en fonction des caractéristiques du salarié et de l’entreprise

Toute comparaison avec d’autres pays européens est compliquée et hasardeuse étant donné la multiplicité des régimes de protection sociale, de temps de travail, etc. Les causes de l’absentéisme demeurent multifactorielles, relevant à la fois de la sphère personnelle et professionnelle.

Les chiffres varient sensiblement en fonction des caractéristiques du salarié et de l’entreprise. Ce sont les 30-39 ans qui sont les plus concernés par l’absentéisme avec 37,8 % des salariés ayant eu au moins un arrêt de travail, mais avec une durée d’absence inférieure de six jours par rapport à la moyenne. Cette durée augmente significativement avec l’âge, atteignant 50,8 jours pour les plus de 50 ans.

Les femmes plus absentes que les hommes

Les femmes sont davantage touchées par l’absentéisme que les hommes (37,5 % versus 30,4 %). Plusieurs hypothèses sont généralement avancées pour expliquer cet écart : les femmes occupent plus souvent des emplois moins qualifiés et à temps partiel. Leur salaire est alors davantage considéré comme un complément de revenu. En cas de problème, c’est souvent elles qui s’absentent.

Par ailleurs, même si les métiers se sont féminisés, les conditions et les postes de travail n’ont pas été forcément adaptés (par exemple dans les transports). Enfin, elles sont plus souvent...