L’école française n’est pas si « anxiogène »
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L’école française n’est pas si « anxiogène »

Les adolescents sont majoritairement satisfaits de leur vie, selon un rapport divulgué par l’OCDE, à partir de l’édition 2015 de l’enquête internationale PISA.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Une classe du lycée Guist'hau's à Nantes, le 4 septembre 2012.

Et si l’anxiété, le stress, la pression scolaire étaient des maux moins répandus à l’école qu’il n’y paraît ? Si les élèves français en faisaient une expérience et un récit un peu moins aigus qu’on ne le dit ?

Du rapport sur le « bien-être des élèves » rendu public par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), mercredi 19 avril, ressort un tableau en demi-teinte de notre système éducatif.

D’une enquête PISA à l’autre, celui-ci se caractérise pourtant par sa propension à trier les élèves, à exacerber les inégalités. C’est, précisément, de la dernière mouture du Programme international pour le suivi des acquis des élèves à 15 ans (PISA), dont les résultats ont été donnés en décembre 2016, que la matière première de cette enquête est tirée.

Lors de la passation des tests informatisés dans la cinquantaine de pays membres de l’OCDE, en 2015, les adolescents ont été questionnés sur leurs relations avec leurs camarades, leurs enseignants ; la qualité des échanges en famille ; ce qu’ils font – ou ne font pas – de leur temps. Et, nouveauté, incités à « noter leur vie » sur une échelle allant de 0 à 10.

« 29 % des jeunes Français sont très tendus »

Le bien-être, résumé à une série de statistiques ? L’OCDE assume la logique. « Les élèves français de 15 ans ont un niveau de satisfaction de vie de 7,6 [sur 10], légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE qui se situe à 7,3 », observe Francesco Avvisati, analyste. Une estimation sur laquelle pèsent des « biais culturels et subjectifs, reconnaît-il. Leur niveau d’anxiété relative aux études est moindre ; 29 % des jeunes Français sont très tendus lorsqu’ils étudient, comparés à une moyenne au sein de l’OCDE qui atteint 37 % ».

Peut-on se satisfaire de ce tiers d’élèves qui potasse les cours la boule au ventre ? Ou des 47 % d’entre eux disant se sentir anxieux, même bien préparés pour...