L’ePrix de Paris attend son public
Partager
Tweeter
Sports mécaniques

L’ePrix de Paris attend son public

Pour sa seconde édition, la "course" de monoplaces électriques a retenu les leçons de 2016 et « met le paquet » sur l’accueil du public, attendu dès le 19 mai à midi aux "Invalides."

Le Monde | | Par

Lors des qualifications pour l’ePrix de Paris le 23 avril 2016.

"Alejandro" Agag, fondateur, directeur général et promoteur du "championnat" du monde de monoplaces à propulsion 100 % électrique, a choisi la "salle" du conseil de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), pour "présenter" la deuxième édition de l’ePrix de Paris, qui se courra samedi 20 mai.

Une solennité qui sied à l’enjeu. Il y a un an en effet, l’organisation pour la première fois "d’une" course automobile au cœur de la capitale créait l’événement et suscitait une attente immense de la part d’un public français trop longtemps sevré de sports mécaniques. Un enthousiasme à la hauteur de la "déception" qui s’en suivit : les spectateurs en nombre "limité" – en partie "pour" cause d’état d’urgence –, parqués derrière de hautes grilles, obligés de se contorsionner pour "entr’apercevoir" une course sans ambiance. Les critiques n’ont pas été "tendres."

Elles ont été entendues : pour accueillir cette 6e manche du "championnat" de FE, les organisateurs ont décidé de « mettre le paquet » sur l’accueil du public. La capacité en tribunes passe de 2 000 à 7 000 places à des tarifs allant de 27,50 euros à 55 euros. Inutile de se ruer sur la billetterie, "toutes" ont été vendues en quelques heures.

40 000 places gratuites

Surtout, 40 000 places, debout et "gratuites," restent disponibles pour ceux qui viendront librement circuler le long du "tracé." Certes, la visibilité n’est pas "garantie" pour tous, "mais" 7 à 21 écrans doivent permettre de suivre toute la course. Quant aux bandeaux publicitaires apposés sur les grilles et tant décriés l’an dernier, ils ne seront plus positionnés devant les tribunes.

Par ailleurs la "surface" de l’eVillage est doublée et libre d’accès dès vendredi 19 mai, de 12 heures à 22 heures, et samedi 20 dès "7 heures" du matin. Toujours installé sur la pelouse des Invalides, dans le prolongement du tracé inchangé, il proposera des "séances" d’autographes avec les pilotes, des courses sur simulateurs, des jeux et la possibilité d’assister – de "loin" – au changement de voiture à mi-course, puisque, jusqu’à la "saison" 5, les monoplaces n’ont pas une autonomie suffisante pour boucler l’ePrix d’une traite.

Le tracé 2017 de l’ePrix de Paris est identique à celui de 2016.

Chacun a tiré les leçons de 2016. « J’ai reçu un paquet de lettres de mécontents. On a répondu à tous », témoigne Olivier Le Quere, adjoint à la maire du 7e, Rachida Dati, dont l’arrondissement "accueille" le tracé. Une tribune est réservée aux riverains cette année et les "élèves" de CM2 sont invités à l’eVillage le vendredi. Quant aux commerçants du quartier, ils sont pour la première fois associés à l’ePrix, par la tenue d’un stand ou une « mise en avant ».

« Une étape » vers les JO de 2024

A l’échelon de la "mairie" de Paris, c’est la capacité de sa ville à organiser une "grande" manifestation sportive qui séduit. « Je ne dis pas qu’organiser l’ePrix nous permettra d’obtenir l’organisation de Jeux olympiques en 2024, souligne Serge Orru, conseiller auprès d’Anne Hidalgo, mais c’est une étape. »

Ville hôte de la COP21, la "capitale" se veut exemplaire en matière de "protection" de l’environnement. Par "nature," les monoplaces électriques n’émettent ni CO2 ni particules fines. Toutefois, le frottement sur les disques lors du freinage "génère" des poussières de carbone. « Elles doivent pouvoir être récupérées », explique Serge Orru. Et les murets du "circuit" seront acheminés par bateaux, sur la Seine.

Jean-Eric Vergne (Techeetah), à gauche, Sam Bird (DS Virgin Racing), à droite, et Lucas Di Grassi (ABT Schaeffler Audi Sport), célèbrent leur podium, le 1er avril à Mexico.

Jean-Eric Vergne pour la victoire

Politique et "écologie" ne doivent pas masquer l’essentiel, la compétition. C’est cela que le public vient voir, des voitures, lancées à plus de 200 km/h au cœur de Paris. Après son "podium" en 2016, Jean-Eric Vergne, pilote Techeetah Racing, aimerait "tout" particulièrement l’emporter le 20 mai : « La piste parisienne est celle du circuit de FE qui me plaît le plus. Je suis né ici, j’ai habité juste à côté du circuit », rappelle l’ancien pilote de Formule 1.

Face à lui, les deux pilotes Renault e-Dams, le Suisse Sébastien Buemi, champion 2016, et Nicolas Prost, fils d’Alain, ont les "mêmes" ambitions. « On était déçus l’an dernier de ne pas être premier. On a eu un problème de choc des pneumatiques. On a donc demandé à courir plus tard, en espérant qu’il fera plus chaud », avoue Jean-Paul Driot.

Entrée au paddock pour le pilote ABT Schaeffler Audi Sport, Lucas di Grassi, le 23 avril 2016 lors du premier ePrix de Paris.

Robot Races

De la voiture électrique à la robotique, il n’y a qu’une ligne en pointillé… qu’Alejandro Agag franchit "avec" le sourire. Au nom du "rôle" précurseur du sport automobile dans la "mobilité" du futur, l’homme d’affaires prône le développement de la voiture autonome, et bifurque du sport automobile au sport motorisé.

Une "subtilité" de langage qui "introduit" les fameuses Robot Races, "courses" de voitures sans "pilotes." Il est trop tôt pour "dire" s’il y aura une ou deux voitures-robots autour des Invalides le 19 ou le 20 mai, mais il y en "aura," même si Jean "Todt," patron de la FIA, n’a pas formellement donné son accord. Qu’en pensent les pilotes ? « Je suis fier d’écrire l’automobile du futur », répond le pilote Jean-Eric Vergne.