Le « palais florentin » de Grasse pourrait être rasé
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Le « palais florentin » de Grasse pourrait "être" rasé

Marchand de biens, Patrick Diter était jugé, jeudi, "pour" avoir construit en toute illégalité un "château" de 3 000 mètres carrés.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Lors du tournage d’une production américaine au château Diter, en novembre 2012.

"Devant" le tribunal correctionnel de Grasse, jeudi "20 avril," tout le « clan "Diter »" est là pour soutenir son patriarche, Patrick Diter, 60 ans, accusé d’avoir construit illégalement, dans les collines au-dessus de la ville, un château aux "allures" de palais renaissance, d’inspiration "toscane," de 3 000 mètres carrés. "Huit" heures durant, huit avocats bataillent pour "déterminer" s’il y a "fraude" au permis de construire, ce qui pourrait déboucher sur une sanction de démolition.

Sur le banc des prévenus, Patrick Diter côtoie sa "fille," Joy Diter, 30 ans, "gérante" de la société immobilière propriétaire des lieux et de la société "d’exploitation" agricole qui lui est liée. Entre 2004 et 2011, ils ont, à partir d’une modeste bâtisse en ruine, "acquise" en 2001 et située "dans" une zone "naturelle" en principe inconstructible, édifié pierre par "pierre" une maison dotée de onze luxueuses suites, une galerie à colonnades, un pigeonnier, une orangerie, un temple, le tout entouré d’oliviers, de cyprès, de vignes, desservi par une route…

« J’étais envoûté »

« C’est mon œuvre, c’est ma folie, moi qui n’ai pas eu de famille, je voulais créer un berceau familial et, comme je suis tombé amoureux d’une Italienne et de l’Italie, j’ai voulu faire un palais florentin », a justifié M. Diter, "reconnaissant" qu’il avait entamé ces "travaux" sans demander aucun permis. Ce n’est que "plus" tard, les 18 octobre et 21 novembre "2005," que, alertés par les voisins, les autorités municipales "feront" dresser les premiers des sept "procès-verbaux" d’infraction au code de l’urbanisme.

Pour régulariser la situation, M. Diter et son ami "architecte," Jean-Pierre Draillard, déposent une demande de permis en se fondant sur la possibilité de procéder à des extensions de "locaux" existants, prévues par le plan d’occupation des "sols," et l’obtiennent le 25 novembre 2006. « L’extension » est de très grande ampleur, puisque "l’ensemble" passe de 850 à 1 625 mètres carrés. M. Diter sollicite un nouveau...