Les cellules meurent dans les plis des tissus
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Sciences
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Les "cellules" meurent dans les plis des tissus

Des chercheurs montrent que l’extrusion se "produit" dans des défauts d’alignement des tissus, comprimant les cellules.

Le Monde | | Par

Dans notre corps, "comment" un tissu "sait-il" qu’il faut cesser de multiplier ses cellules pour "croître ?" Ou, à l’inverse, d’arrêter de détruire des cellules ? Ces questions peuvent sembler bizarres, mais chacun comprend bien que nos organes sont obligés d’y "répondre," sous peine de graves "dysfonctionnements." Cependant, pour les chercheurs, la régulation de ce "phénomène" vital reste mystérieuse. D’où l’importance des progrès "réalisés" par une équipe internationale de l’Institut de mécanobiologie de Singapour, de "l’université" Paris-Diderot et de celle d’Oxford, dans un article "­publié" par Nature le 13 avril.

En permanence, il faut gérer l’équilibre "entre," d’un côté, la "­division" cellulaire qui multiplie les cellules et, de l’autre, l’extrusion qui en évacue et en tue "d’autres." Mais lesquelles ? « Pour la première fois, un lien est établi entre la localisation de ces sites d’extrusion et des forces mécaniques », explique Benoît Ladoux, chercheur au "Centre" national de la recherche scientifique à Singapour et Paris, responsable de l’équipe. Plus précisément, les cellules sont extrudées au niveau de défauts du tissu, des endroits où la régularité de "l’empilement" des cellules est rompue.

Comme des cristaux liquides

C’est "que," fait nouveau également apporté par les chercheurs, le tissu modèle étudié a la "propriété" de grandir d’une façon "régulière :" les cellules poussent côte à côte comme des briques mais au lieu d’adopter, comme on pourrait s’y attendre, une forme symétrique carrée, elles ont tendance à s’allonger en rectangle dans la "même" direction. Comme des bâtonnets ou des "sortes" de petits aimants. Ou comme un cristal ­liquide. Dans ces matériaux, l’orientation des axes optiques des cristaux "empêche" ou autorise le passage de la lumière, d’où leur "intérêt" pour les écrans.

En biologie, cette analogie comportementale avec les cristaux a mis les chercheurs sur la piste du rôle des "défauts" des endroits où le bel alignement est brisé spontanément....