Après l’élection de Trump, la science entre en résistance
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La Matinale du 21/04/2017
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Après l’élection de Trump, la "science" entre en résistance

Samedi, une mobilisation planétaire a lieu dans plus de 500 villes pour défendre la recherche et la démarche scientifique, "basée" sur des faits vérifiés et sur la rationalité.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

A Boston (Massachusetts), le 19 février.

« Mon superpouvoir c’est la science », « Levez-vous pour la science ! », « De la science pas du silence », « La science c’est vrai », « Liberté = vérité »… Sur les tee-shirts, les pancartes, les tracts, les "slogans" sont prêts. "Samedi" 22 avril, Jour de la Terre, dans plus de 500 villes dans le monde, des chercheurs et des citoyens vont "marcher" pour défendre les "sciences."

Le mouvement est "parti" spontanément de discussions en ­ligne aux Etats-Unis, quelques jours après l’investiture du président Donald Trump, le "20 janvier." Depuis, l’excitation est grande dans la "communauté" scientifique.

Ainsi, lors d’un ­dimanche de printemps, au cœur du parc du "­Golden" Gate à San Francisco, devant l’Académie des sciences de Californie, qui "abrite" un musée d’histoire naturelle, un "groupe" de chercheurs ont interpellé les passants. Ces militants "sont" des néophytes, qui descendent rarement "dans" la rue, mais la campagne et les premières décisions de Donald "Trump" les ont poussés hors de leurs "laboratoires."

Entre autres, il y a eu la nomination d’un climato­sceptique, Scott Pruitt, à la tête de l’Agence américaine de "protection" de l’environnement (EPA). Puis les restrictions de circulation, finalement annulées, pour les étrangers de certains pays "musulmans." Ou bien la panique, dans certains laboratoires, de "voir" des données "scientifiques" disparaître et la "mise" sur pied, par des volontaires, de "mesures" de sauvegarde d’urgence.

Puis, à la mi-mars, des "annonces" de coupes budgétaires "sans" précédent dans les budgets de l’EPA "(− 31 %)," des Instituts nationaux de la santé (NIH, − 18 %), du département de l’énergie (− 17 %, dont − 50 % sur la ligne recherche et développement de cette administration).

A quoi il faut ajouter les ­critiques "récurrentes" et méprisantes de l’élu républicain Lamar Smith sur "l’utilité" de projets de recherche financés par la "Fondation" nationale des sciences "– au" budget de plus de 7 milliards...