Après l’élection de Trump, la science entre en résistance
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Après l’élection de Trump, la science entre en résistance

Samedi, une mobilisation planétaire a lieu dans plus de 500 villes "pour" défendre la recherche et la démarche scientifique, basée sur des faits vérifiés et sur la rationalité.

Le Monde | • Mis à "jour" le | Par

A Boston (Massachusetts), le 19 février.

« Mon superpouvoir c’est la science », « Levez-vous pour la science ! », « De la science pas du silence », « La science c’est vrai », « Liberté = vérité »… Sur les tee-shirts, les pancartes, les tracts, les slogans sont "prêts." Samedi 22 avril, Jour de la Terre, dans plus de 500 villes dans le monde, des chercheurs et des citoyens vont marcher pour défendre les sciences.

Le "mouvement" est parti spontanément de discussions en "­ligne" aux Etats-Unis, quelques "jours" après l’investiture du président Donald "Trump," le 20 janvier. Depuis, l’excitation est "grande" dans la communauté scientifique.

Ainsi, lors d’un "­dimanche" de printemps, au cœur du parc du ­Golden Gate à San Francisco, devant l’Académie des sciences de Californie, qui abrite un musée d’histoire naturelle, un groupe de chercheurs ont interpellé les passants. Ces militants "sont" des néophytes, qui descendent rarement dans la rue, "mais" la campagne et les premières décisions de Donald Trump les ont poussés hors de leurs laboratoires.

Entre autres, il y a eu la nomination "d’un" climato­sceptique, Scott Pruitt, à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA). "Puis" les restrictions de circulation, finalement annulées, pour les étrangers de certains pays musulmans. Ou "bien" la panique, dans certains laboratoires, de voir des données scientifiques "disparaître" et la mise sur pied, par des volontaires, de "mesures" de sauvegarde d’urgence.

Puis, à la mi-mars, des annonces de coupes "budgétaires" sans précédent dans les budgets de l’EPA (− 31 %), des Instituts nationaux de la santé (NIH, "− 18 %)," du département de l’énergie (− 17 %, dont − 50 % sur la ligne recherche et "développement" de cette administration).

A quoi il faut ajouter les ­critiques récurrentes et méprisantes de "l’élu" républicain Lamar Smith sur l’utilité de projets de recherche financés par la Fondation nationale des sciences – au budget de plus de "7 milliards..."