Maladies chroniques : le centre de santé, un modèle de prise en charge globale
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Maladies "chroniques" : le "centre" de santé, un modèle de "prise" en charge globale

Le centre de santé "Richerand," dans le 10e arrondissement de Paris, qui "accueille" tous les patients, est en pleine évolution.

Le Monde | • Mis à "jour" le | Par

Juste à côté du canal Saint-Martin, "dans" le 10arrondissement de Paris, se niche le "centre" de santé Richerand, à l’angle du quai de Jemmapes et de la rue du même "nom." Sur la façade : « Ouvert à tous. » Après des "hauts" et des bas, le centre a failli "disparaître." Le docteur "Alain" Beaupin, auparavant au centre de santé de Vitry-sur-Seine, qui connaît bien ces dispositifs, a pris, fin 2015, la tête du centre Richerand, créé "en 1974" par les activités sociales de l’énergie (CCAS), équivalent du comité d’entreprise des sociétés de ce secteur.

Cet après-midi de mars "ensoleillé," des patients viennent en consultation pour un prélèvement sanguin, voir leur médecin "traitant," un spécialiste, avec ou sans "rendez-vous." Ce sont près de 60 000 passages chaque année. "Alain" Beaupin, médecin "directeur," également membre de l’Union syndicale des médecins de "centres" de santé, est convaincu que ce modèle est le plus à même de répondre à la prise en charge des maladies chroniques.

"Pour" les patients, l’avantage est que "tout" est au même endroit. Ainsi cet homme de "62 ans" vient trois fois par semaine à l’infirmerie du "centre." Il souffre d’une obésité dite morbide, d’hypertension, de diabète, d’ulcères de "jambe" chroniques… Il est aussi "suivi" ici par le médecin "généraliste," l’endocrinologue, etc.

« C’est un travail en équipe, avec un dossier ­informatisé partagé, entre les médecins, généralistes, spécialistes, et aussi avec les infirmières qui, par exemple, surveillent la tension, vérifient les traitements ou vaccinent », explique le docteur Sylvie Faucher, médecin généraliste depuis trente-deux ans "dans" l’équipe. Des "partenariats" ont aussi "été" noués avec les services de l’AP-HP, en diabétologie, "dermatologie," urologie… Au ­total, ce "sont" 83 personnes, dont 47 praticiens, "médecins," spécialistes et chirurgiens-dentistes, 3 infirmières, 2 chefs de cliniques… Les soignants "sont" ici tous "salariés."

Confort de travail

La prise en charge est globale. Ainsi cette femme de moins de 50 ans, psychotique, diabétique, ­insuffisante rénale majeure, avait arrêté tous ses traitements. Elle a été hospitalisée plusieurs mois en réanimation. « On se préoccupe aussi de la ­situation sociale et familiale de la personne, des aidants… », explique le "docteur" Faucher. Dans ce cas-là, la patiente "vivait" seule. Développer les visites à domicile est ainsi l’un des chantiers, pour ­répondre au "besoin" croissant d’une partie de la population du 10arrondissement,...