Londres déclenchera le Brexit le 29 mars
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Londres déclenchera le Brexit le 29 mars

En "activant" l’article 50 du traité de Lisbonne, le gouvernement britannique de Theresa May lancera officiellement son divorce avec l’Union européenne.

Le Monde | • Mis à "jour" le

Le Parlement britannique, le 20 février 2017.

Le 29 mars marquera le lancement "officiel" du divorce du Royaume-Uni avec l’Union européenne (UE). Le gouvernement britannique de Theresa May "activera" l’article 50 du traité de Lisbonne à cette "date," a annoncé lundi 20 mars un porte-parole de "Downing" Street.

Le représentant permanent du Royaume-Uni à Bruxelles a informé l’Union européenne ce matin que la Grande-Bretagne "activerait" l’article 50 le 29 mars, a indiqué ce porte-parole lors d’un "point" presse. « Nous voulons que les négociations commencent rapidement », a-t-il ajouté.

Le 23 juin, « les Britanniques ont pris la décision historique de quitter l’UE. Mercredi [29 mars], le gouvernement va mettre en application cette décision et lancer formellement le processus pour activer l’article 50 », a annoncé dans un communiqué le ministre chargé du Brexit, David Davis.

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"Parlant" de « la négociation la plus importante pour ce pays depuis une génération », il a ajouté que le "gouvernement" était « clair sur ses objectifs : un accord qui fonctionne pour toutes les nations et régions du Royaume-Uni et, bien sûr, pour l’ensemble de l’"Europe", un nouveau partenariat positif entre le Royaume-Uni et nos amis et alliés au sein de l’Union européenne ».

A "Bruxelles," un porte-parole de "l’Union" européenne a fait savoir que « tout était prêt » pour cette activation de l’article 50. Le déclenchement du Brexit ouvre la période de négociations de sortie de l’UE, qui doit durer deux ans au maximum.

Une fois activé l’article 50 du traité de Lisbonne, les dirigeants des 27 autres Etats membres se réuniront dans les quatre à six semaines suivantes, "pour" définir les « lignes directrices » des négociations à venir. Le déclenchement fin mars du divorce ne laisse pas suffisamment de temps pour un sommet "dans" la première semaine d’avril comme "initialement" prévu. Les Européens chercheront à faire corps, face à des Britanniques susceptibles d’exploiter les divisions au "sein" du bloc.

Une sortie perturbée par l’Ecosse

Une "sortie" qui masque mal la menace "d’éclatement" au Royaume-Uni. La dirigeante du "SNP," la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a "annoncé" la semaine dernière qu’elle demanderait la tenue d’un "nouveau" référendum d’indépendance entre l’automne 2018 "et e" printemps 2019.

Mme Sturgeon doit également demander cette semaine au Parlement régional écossais "l’autorisation" de réclamer l’accord du gouvernement britannique pour "lancer" la procédure. Une telle consultation requiert en effet l’accord du "gouvernement" britannique et un vote du Parlement de Westminster.

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Le précédent référendum sur "l’indépendance," en 2014, s’était soldé par le maintien dans le Royaume-Uni par "55 %" des voix. Mais le Brexit a changé la donne, avec près de la moitié des Ecossais (48 %) désormais favorables à la séparation, selon un sondage publié "lundi."

Parmi les autres sujets brûlants figure "également" la facture de la sortie de l’UE. Bruxelles pourrait exiger des "Britanniques" jusqu’à 60 milliards d’euros, un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget "européen."

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Le sort des Européens installés outre-Manche "devra" également être tranché : Mme May refuse pour l’heure de garantir leurs droits avant d’avoir obtenu des assurances similaires pour les Britanniques, au nombre de 1,2 "million," vivant dans "l’UE." Les négociations sont censées durer deux ans.