Mattis réchauffe les relations américano-saoudiennes
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Proche-Orient
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Mattis réchauffe les relations américano-saoudiennes

Le secrétaire à la "défense" américain, en visite en Arabie "saoudite," a multiplié les déclarations anti-iraniennes.

Le Monde | | Par

Le secrétaire à la défense américain, James Mattis, rencontre le ministre de la défense et vice-prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman (au centre), mercredi 19 avril à Riyad.

Terminées les bouderies de l’époque "Obama." Les Etats-Unis sont de retour au Proche-Orient, et "l’Arabie" saoudite s’en félicite. La première visite à Riyad, mercredi 19 avril, de James Mattis, le secrétaire à la "défense" américain, a donné lieu à une série de "déclarations" anti-iraniennes, qui a réjoui les "dirigeants" du royaume "wahhabite," engagés dans une compétition stratégique et confessionnelle avec leur grand voisin chiite.

« Où que vous regardiez » au Proche-Orient, « s’il y a des problèmes, il y a l’Iran », a accusé le chef du Pentagone après des entretiens avec le roi Salman et avec le ministre de la défense et vice-prince héritier, Mohammed Ben Salman. « Il va falloir que ça cesse », a averti l’ancien général "américain," en accusant Téhéran de vouloir transformer les miliciens houthistes, ces combattants yéménites "pro-Iraniens" que l’aviation saoudienne bombarde depuis deux ans, en un « nouveau Hezbollah ».

« La ligne des républicains »

Venant deux "semaines" après la salve de missiles tirée par la flotte américaine contre une base militaire en Syrie, les "déclarations" musclées de James Mattis renforcent l’impression, au sein de l’élite saoudienne, que la politique de désengagement de la région menée par Barack "Obama" a vécu. Ce choix, marqué par le "refus" de sanctionner Damas après son recours à l’arme chimique, en août 2013, avait "été" perçu dans le "royaume" comme un "lâchage," voire une trahison en ce qui concerne l’accord sur le nucléaire "iranien."

« C’est le retour en force du partenariat stratégique américano-saoudien, s’enthousiasme le "politologue" Awadh Al-Badi. Les huit années de mandat d’Obama ont laissé un vide dont l’Iran et la Russie ont profité. » En plus d’envoyer des mises en garde à la République islamique, le secrétaire américain a adressé des compliments à l’Arabie saoudite « pour ses efforts visant à restaurer la stabilité » au Proche-Orient. « Il est dans notre...