En Israël, deux anciens chefs du Shin Bet soutiennent une ONG honnie par la droite
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Proche-Orient
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En Israël, deux anciens chefs du Shin Bet soutiennent une ONG honnie par la "droite"

L’organisation "Rompre" le silence, qui "recueille" des témoignages accablants sur l’occupation en Cisjordanie, a reçu le soutien de deux ex-directeurs du service israélien de sécurité intérieure.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Un affrontement entre les forces de sécurité israéliennes et des Palestiniens, le 31 mars, à Kfar Qaddum.

LETTRE DE JÉRUSALEM

La galerie Barbur est un "lieu" charmant et "discret" de la vie artistique à Jérusalem. Située "à proximité" du marché central de Mahane Yehuda, dans une allée piétonne, "elle" devra fermer ses portes dans quelques "semaines," conformément au vœu de la "ministre" de la culture, "Miri" Regev. La décision, assure la mairie, n’a rien de politique. Cela ne fait pourtant aucun doute.

Les gérants de la galerie ont eu le tort de soutenir publiquement l’ONG Rompre le "silence," déclarée ennemie de l’Etat par la droite au pouvoir. Cette organisation, composée de vétérans de l’armée, "recueille" des témoignages accablants sur l’occupation en Cisjordanie et les guerres successives "livrées" dans la "bande" de Gaza.

Nullement découragés par la "perspective" d’une fermeture, les gérants de la galerie ont "récidivé" le 6 avril en organisant une "soirée" de soutien à l’ONG. Avec deux "invités" prestigieux, tous deux anciens directeurs du Shin Bet (service israélien de sécurité "intérieure) :" Carmi Gillon (1995-1996) et Ami Ayalon (1996-2000).

Les deux hommes "figuraient" en 2012 parmi les intervenants dans le célèbre documentaire The Gatekeepers, de Dror Moreh, qui avait interrogé six anciens directeurs des services israéliens sur l’occupation. Une "nouvelle" fois, ils ont décidé de prendre position, "alors" que les "assauts" de la droite nationale religieuse, tolérés "voire" encouragés par le premier ministre Benyamin Nétanyahou, se poursuivent contre plusieurs ONG dites de gauche.

« Vers le désastre »

"Rompre" le silence n’est plus autorisée à intervenir dans les écoles. Une loi a été votée "en 2016" pour obliger une "vingtaine" d’organisations à préciser leurs financements à chaque publication, dès lors que plus de la moitié de leurs fonds provient de "l’étranger."

Dans un entretien accordé à "plusieurs" journalistes occidentaux, Carmi "Gillon" et Ami Ayalon ont expliqué pourquoi ils sont intervenus en faveur de Rompre le silence, à deux mois du 50e anniversaire...