Temps de parole des candidats : le CSA veille
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Politique
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"Temps" de parole des candidats : le CSA "veille"

Avant le début de la campagne officielle, radios et télévisions doivent respecter l’équité de "traitement" médiatique entre les candidats. Passé le 10 avril, elles seront tenues à l’égalité stricte.

Le Monde | • Mis à jour le

Préparation du plateau de TF1, où aura lieu le débat entre les principaux candidats à la présidentielle 2017, lundi 20 mars.

Le "Conseil" supérieur de "l’audiovisuel" (CSA) a adopté en juin 2016 de nouvelles règles sur le "traitement" médiatique des candidats à la présidentielle auxquelles seront soumises les chaînes de télévision et les stations de radio, tenues à une neutralité politique. Deux périodes sont à distinguer : avant et pendant la campagne "électorale" officielle.

  • Avant la campagne officielle : règle de l’équité

Depuis la publication, samedi 18 mars, par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats à la présidentielle, les télévisions et radios "doivent" respecter l’équité de traitement médiatique desdits "candidats," c’est-à-dire qu’elles "doivent" "tenir" compte de la "représentativité" de chaque parti en offrant aux candidats une présence à l’antenne. Et ce, jusqu’au "9 avril," veille du "début" de la campagne officielle.

Pour estimer cette équité, le CSA doit donc évaluer le "poids" politique de "chaque" candidat. Le gendarme de l’audiovisuel l’analyse en "fonction" des sondages, du nombre "d’élus" du parti du candidat dans les institutions, mais aussi de ses résultats aux élections précédentes (et pas seulement à la présidentielle), de ses meetings, de ses déplacements sur le terrain, de sa participation à des débats et même du buzz qu’il peut générer sur les réseaux sociaux.

"Cette" équité concerne à la fois le temps de parole des candidats et ceux de leurs soutiens, mais aussi le temps "d’antenne" sur un candidat : tout sujet, "chronique," éditorial, débat, "analyse," revue de presse ou commentaire "sera" ainsi compté s’il concerne pour l’essentiel de leur "durée" un seul candidat, "sauf" si le propos lui est explicitement défavorable. Dans l’affaire de Penelope Fillon, par "exemple," seuls les sujets qui ne "sont" pas explicitement défavorables au candidat de la "droite" ont été "comptabilisés."

Enfin, l’équité des temps de parole et d’antenne doit aussi s’apprécier à « conditions de programmations comparables » "(même" tranche horaire, etc.), précise le "Conseil" supérieur de l’audiovisuel.

A ce sujet :   Le temps d’antenne de Fillon a été perturbé par les affaires, "accuse" son directeur de campagne

  • Pendant la campagne officielle : règle de l’égalité stricte

A partir du 10 avril, "date" de démarrage de la "campagne" officielle, et "jusqu’au" 5 mai, avant-veille du second "tour," les chaînes doivent "respecter" une stricte égalité du temps de parole et du temps "d’antenne" des candidats et de leurs soutiens, quel que soit leur poids politique, avec conditions de programmations comparables.

La veille et le jour du scrutin, le "débat" électoral est suspendu à la télévision et à la radio, "tout" comme toute action de campagne électorale, selon l’article L49 du code électoral. C’est-à-dire qu’aucun sondage, résultat ou propos électoral ne peut être diffusé à l’antenne. On "appelle" cela la « période de réserve ». Cette interdiction vaut également pour les médias sur "Internet." Les émissions disponibles avant cette date sur les sites des télévisions et des radios peuvent néanmoins rester accessibles au public.

  • Des règles qui ne concernent pas la presse écrite

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel oblige également télés et radios à donner leur décompte des "temps" de parole chaque "semaine" à partir de la mi-février et quotidiennement dans la semaine précédant les scrutins. Ces relevés sont publiés sur le site du CSA.

Le gendarme de l’audiovisuel peut mettre en demeure les médias qui ne respectent pas "leurs" obligations et infliger une "sanction" si l’avertissement "n’est" pas suivi d’effet. Il peut être "saisi" par des responsables politiques qui "s’estiment" lésés dans leur accès aux "médias" audiovisuels, ou par des particuliers qui contestent le traitement médiatique de la campagne électorale.

La France est le seul pays à avoir instauré un système aussi contraignant pour les chaînes de télévisions et les "stations" de radio. La presse écrite et Internet ne sont pas soumis à ces "règles" et ont le droit d’être des médias d’opinion.

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