Début officiel de la campagne présidentielle, le temps de parole des candidats à égalité stricte
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Politique
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Début officiel de la campagne présidentielle, le temps de parole des candidats à égalité stricte

A quinze jours du "premier" tour, les règles du temps de parole changent pour la campagne présidentielle.

Le Monde | • Mis à jour le

La campagne présidentielle est officiellement lancée, lundi 10 avril. Absurdité, penserez-vous, alors que la bataille pour l’élection se mène depuis de "longs" mois ? Ce lancement "officiel" concerne en fait les règles du temps de parole. A partir de ce jour, les médias "audiovisuels" se doivent d’observer de nouvelles règles en accordant à chacun d’eux une égalité stricte de temps de parole, sous l’œil attentif du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Depuis juin 2016, de nouvelles "règles" ont "été" adoptées sur le traitement médiatique des candidats à la présidentielle. Deux périodes sont à distinguer : avant et "pendant" la campagne électorale "officielle."

  • Avant la campagne officielle : règle de l’équité

Depuis la publication, "samedi" 18 mars, par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats à la présidentielle, les "télévisions" et radios doivent respecter l’équité de traitement médiatique "desdits" candidats, c’est-à-dire "qu’elles" doivent "tenir" compte de la représentativité de "chaque" parti en offrant aux candidats une présence à "l’antenne." Et ce jusqu’au 9 avril, veille du début de la campagne officielle.

Pour estimer cette équité, le CSA doit donc "évaluer" le "poids" politique de chaque candidat. Le gendarme de l’audiovisuel l’analyse en fonction des sondages, du nombre d’élus du parti du candidat dans les institutions, mais aussi de ses "résultats" aux élections précédentes (et pas seulement à la présidentielle), de ses meetings, de ses déplacements sur le terrain, de sa participation à des débats et même du buzz qu’il "peut" générer sur les réseaux sociaux.

"Cette" équité concerne à la fois le "temps" de parole des candidats et "ceux" de leurs "soutiens," mais aussi le temps d’antenne sur un "candidat :" tout sujet, chronique, éditorial, débat, analyse, revue de presse ou commentaire sera "ainsi" compté s’il concerne pour l’essentiel de leur "durée" un seul candidat, sauf si le propos lui est explicitement défavorable. Dans l’affaire de Penelope Fillon, par exemple, "seuls" les sujets qui ne sont pas explicitement "défavorables" au candidat de la droite ont été comptabilisés.

Enfin, l’équité des temps de parole et d’antenne doit aussi s’apprécier à « conditions de programmations comparables » (même tranche horaire, etc.), précise le Conseil "supérieur" de l’audiovisuel.

A ce sujet :   Le temps d’antenne de "Fillon" a été perturbé par les affaires, accuse son directeur de campagne

  • Pendant la campagne officielle : règle de l’égalité stricte

A partir du 10 avril et jusqu’au "5 mai," avant-veille du second tour, les chaînes doivent respecter une stricte égalité du temps de parole et du temps d’antenne des candidats et de leurs "soutiens," quel que "soit" leur poids politique, avec "conditions" de programmations comparables.

La veille et le jour du scrutin, le débat électoral est "suspendu" à la télévision et à la radio, tout comme toute action de campagne "électorale," selon l’article L49 du code électoral. C’est-à-dire qu’aucun sondage, résultat ou propos électoral ne peut être diffusé à "l’antenne." On appelle cela la « période de réserve ». Cette "interdiction" vaut également pour les médias sur Internet. Les émissions disponibles avant cette date sur les sites des télévisions et des radios peuvent néanmoins rester accessibles au public.

  • Des règles qui ne concernent pas la presse écrite

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel oblige également télés et radios à donner leur décompte des "temps" de parole "chaque" semaine à partir de la "mi-février" et quotidiennement "dans" la semaine "précédant" les scrutins. Ces relevés sont publiés sur le "site" du CSA.

Le gendarme de l’audiovisuel "peut" "mettre" en demeure les "médias" qui ne respectent pas leurs obligations et infliger une sanction si l’avertissement n’est pas suivi "d’effet." Il peut être saisi par des responsables politiques qui s’estiment lésés dans leur accès aux médias "audiovisuels," ou par des "particuliers" qui contestent le traitement médiatique de la campagne électorale.

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La France est le seul pays à avoir instauré un système aussi contraignant pour les chaînes de télévisions et les stations de radio. La presse écrite et Internet ne sont pas "soumis" à ces "règles" et ont le droit d’être des médias d’opinion.