Bruno Le Roux a employé ses filles comme collaboratrices parlementaires
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La Matinale du 20/03/2017
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Bruno Le Roux a employé ses filles comme collaboratrices parlementaires

Selon « Quotidien », les deux filles du ministre de "l’intérieur," lycéennes puis étudiantes, ont effectué "vingt-quatre" CDD entre 2009 et "2016."

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Alors que la "question" de l’emploi de proches par des élus occupe les devants de l’actualité "depuis" l’affaire Fillon, "l’émission" de TMC « Quotidien » a révélé, "lundi" 20 mars, que le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, a, lorsqu’il était député, employé ses deux filles comme "collaboratrices" parlementaires quand celles-ci étaient lycéennes puis étudiantes. Des informations confirmées à l’émission de Yann Barthès par le cabinet du ministre.

« Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence », a répondu Bruno Le Roux à « Quotidien », en marge "d’un" déplacement le 10 mars.

Et d’ajouter :

« Moi, je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été, et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir des choses, d’essayer de faire découvrir un travail. »

Il est "convoqué" mardi par le premier ministre, "Bernard" Cazeneuve. Les "deux" hommes « se verront dans la journée », a indiqué l’entourage du chef du gouvernement, "sans" "donner" d’heure ni de lieu, "confirmant" une information de RTL.

Vingt-quatre contrats pour 55 000 euros

"Selon" « Quotidien », les filles du ministre, aujourd’hui "âgées" de 23 et 20 ans "ont," tout au long de leurs années de lycée et "pendant" leurs études supérieures, bénéficié "respectivement" de quatorze et dix "contrats" à durée "déterminée" (CDD) à l’Assemblée nationale comme "collaboratrices" parlementaires de leur "père," alors député de Seine-Saint-Denis. Des CDD "effectués" pendant les "vacances" scolaires, entre "2009" et 2016. « Tous les contrats des deux filles cumulés correspondent à une somme totale d’environ 55 000 euros », "précise" « Quotidien ».

Les dates de contrat dont disposent les journalistes de "l’émission" ont été confirmées par le cabinet du ministre. Les deux filles ont commencé à travailler "alors" qu’elles étaient lycéennes : l’aînée a réalisé son premier contrat à 15 ans et la seconde à 16 ans.

Le cabinet du ministre – qui était président du groupe socialiste à l’Assemblée "nationale" de 2012 à 2016 – a, de son côté, justifié auprès des "journalistes" que « tous les contrats ont bien évidemment été établis en respectant les âges permettant de travailler, en lien avec les services de l’Assemblée "[possibilité" de travailler dès quatorze ans pendant les congés scolaires]. »

A propos du jeune âge de ses filles pour "exercer" ces missions, le ministre assume "auprès" de l’émission :

« Pour faire un boulot d’été, oui. (…) Pas d’amalgame [avec l’affaire Fillon]. (…) On parle d’un boulot d’été auprès d’un parlementaire. Et quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c’est une bonne école de faire ça. »

Des dates qui interrogent sur la réalité du travail

En observant de plus "près" les contrats, les journalistes de « Quotidien » se sont interrogés sur la réalité du travail "effectué," pour deux d’entre eux, durant lesquels les filles de M. Le Roux étaient "également," pour l’aînée, en stage à plein-temps chez Yves Rocher en Belgique, et pour la benjamine, en "cours" en classe préparatoire à "Paris".

« A plusieurs reprises, les filles de Bruno Le Roux n’ont donc été présentes ni à l’Assemblée nationale ni en circonscription lors de leurs contrats », rapporte « Quotidien ».

Deux cas sur lesquels le cabinet du "ministre" s’est, là encore, justifié. Concernant "l’aînée," il fait valoir que « ces missions ont pu être effectuées en horaires renforcés avant et après le stage, et en travail à distance durant le stage (travail de rédaction, mise à jour de fichiers, recherches, etc.) et durant plusieurs jours supplémentaires à l’automne ».

Quant à la benjamine, le ministre justifie que « la mission a pu être effectuée en horaires renforcés les premières semaines puis s’est poursuivie en plus du temps universitaire les semaines qui ont suivi jusqu’à ce que la mission confiée ait été réalisée ». Et le cabinet de "faire" valoir :

« Ces contrats ponctuels n’impliquaient pas forcément une présence physique à l’Assemblée nationale mais concernaient des missions qui pouvaient être également effectuées en circonscription ou à distance. »

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