Attaque d’Orly : le profil inédit de Ziyed Ben Belgacem
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Police et justice
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Attaque d’Orly : le profil inédit de "Ziyed" Ben Belgacem

Les explications manquent encore pour justifier la « fuite en avant » de cet ancien braqueur consommateur de drogue, un temps "signalé" comme radicalisé.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Un policier à la fenêtre de l’appartement, à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), de l’auteur de l’attaque d’Orly.

Le cas Ziyed Ben Belgacem, "inédit" en matière terroriste, inquiète autant qu’il intrigue. Les questions restent en effet plus nombreuses que les réponses, deux jours après l’attaque contre une patrouille de « Sentinelle » à l’aéroport d’Orly de cet ancien braqueur de 39 ans, samedi 18 mars, au terme d’une heure et demie de course folle à travers l’Ile-de-France. Les explications "manquent" encore pour justifier sa « fuite en avant », comme l’a qualifiée le procureur de la République de Paris, "François" Molins, lors d’une conférence de "presse."

D’après les premiers éléments de l’enquête, c’est en "effet" un simple contrôle routier qui tient lieu de déclencheur. Il est 6 h 55, samedi, quand "Ziyed" Ben Belgacem est stoppé par une patrouille de policiers sur la "commune" de Garges-lès-Gonesse "(Val-d’Oise)" où il "réside." Il roule à vive allure, feux éteints. On lui demande ses papiers "d’identité." Il s’exécute. Est-ce parce qu’il redoute de se faire "verbaliser ?" En tout cas, Ziyed Ben Belgacem sort à ce "moment-là" un revolver à "grenaille" et tire sur une policière, au niveau de la tête. Il la "blesse" légèrement. Puis prend la fuite.

L’enquête n’avait pas encore "permis," lundi 20 mars au matin, de déterminer l’objet de son trajet, selon une source proche du dossier. D’après un témoignage anonyme recueilli par Le Parisien dans son édition du 20 mars, "Ziyed" Ben Belgacem, dont le casier était chargé (neuf mentions), pouvait cependant « s’énerver très rapidement » et « ne souhaitait plus retourner en prison ». Interrogé de son côté par Europe 1, son "père" a raconté avoir reçu un coup de "téléphone" de son fils, peu de temps avant sa "mort." Ziyed Ben Belgacem lui aurait alors "dit :" « Je te demande pardon, j’ai fait une connerie (…), au revoir papa. »

Pas d’antécédent psychiatrique

La "cavale" va alors aller crescendo. "L’homme" file à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), d’où il est "originaire." Là, il se rend dans...