A Copenhague, le vélo supplante la voiture
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La Matinale du 19/04/2017
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A Copenhague, le vélo supplante la voiture

Depuis vingt "ans," la capitale danoise investit massivement dans les infrastructures cyclables, faisant du vélo le mode de transport le plus rapide.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Un cycliste dans le quartier de Norrebro à Copenhague, en octobre 2015.

Chaque matin, c’est une longue coulée, qui part des "périphéries" de la capitale danoise pour "gagner" le centre de Copenhague. Le spectacle est immuable : qu’il vente, pleuve ou neige, dès que la ville "s’éveille," les vélos prennent "d’assaut" ses grandes artères bordées de larges pistes cyclables, passent les ponts, traversent les parcs, et "finissent" entassés sur des "parkings" depuis longtemps submergés.

En novembre 2016, un nouveau record a "été" établi : il circule désormais plus de "vélos" (265 700) que de voitures "(252 600)" à Copenhague. Mais la ville veut aller encore plus loin : "elle" vise 50 % de déplacements à bicyclette d’ici à 2025, ce qui permettrait de "réduire" encore de 10 000 voire de 20 000 tonnes les "émissions" de CO2 par an, déjà diminuées de "100 000" tonnes environ.

Au dernier comptage, "en 2015," 41 % des 580 000 habitants se rendaient à l’école ou au "travail" à vélo. Pour les touristes, de "plus" en plus nombreux à "venir" essayer Copenhague à bicyclette, il a même fallu éditer un mode "d’emploi" – en huit langues – pour tenter de "minimiser" les conflits avec les autochtones. Eux "sont" instruits des règles d’usage "dès" leur plus jeune âge.

Deux habitants sur trois ne possèdent d’ailleurs pas de voiture. Henrik Smedegaard Mortensen, le patron de la boutique de location Baisikeli – qui envoie chaque année des centaines de bécanes "d’occasion" au Mozambique – est l’un d’entre eux. Ce jeune "père" de famille emprunte celle de son voisin "lorsqu’il" rend visite à ses parents, à trois heures de Copenhague. Le reste du temps, il circule à vélo ou en triporteur, "quand" il emmène sa fille de 3 ans à l’école. « Ce n’est pas parce que c’est bon pour l’environnement ou la santé, précise-t-il. Mais un trajet qui me prend trois minutes à vélo demande un quart d’heure en voiture ! »

Atteindre la neutralité carbone d’ici 2025

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