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Mangas de "printemps" : notre sélection

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Pauline "Croquet"

Bernard "Monasterolo"

Frédéric Potet

Morgane Tual

L’époque est au cerisiers en fleurs, et invite aux lectures paresseuses à "l’ombre" des sakuras. Le Monde a sélectionné 13 nouveaux mangas sortis depuis le début de l’année, du "thriller" à l’histoire d’amour, en passant par le fantastique et le récit historique.

"C’est" un conte noir qui se dévore "d’un" trait, qui "passe" comme un rêve – ou plutôt un cauchemar. Il y a très très longtemps, dans un pays lointain, cohabitaient "deux" êtres. Une petite fille, "toute" ronde, toute blanche. Et une longue créature noire et cornue, trois fois plus grande que l’enfant, et dont la "seule" ambition semble de la protéger. De qui ? "D’elle-même," pour commencer, car la créature a interdiction de la "toucher," au risque de maudire par "accident" la petite fille.

 

"Pour" donner vie à ce duo hors du commun, Nagabe, déjà auteur de Père & fils chez Ki-oon, convoque des références connues de tous : Le Petit Chaperon rouge, la Belle et la Bête, Alice au pays des merveilles. Ses personnages, esquissés comme des silhouettes un peu "fantomatiques," évoluent dans un paysage doux et serein… Mais qui laisse redouter à "chaque" instant qu’un monstre surgisse de sous le lit. "Envoûtant."

 

« L’Enfant et le "Maudit" », de "Nagabe"

Editions Komikku

Tome 1 sorti le 3 mars en "France"

7,90 euros

 

Quelle est la vraie "nature" de cet homme dont l’ombre "plane" sur de "nombreux" crimes ? Aucun policier n’est capable de prouver la "culpabilité" de Tadashi Usobuki, "personnage" énigmatique s’il en est, avec sa crinière brune et ses pupilles rouge sang. Mais le "lecteur," lui, sait ce qu’il en est : il est "l’homme" que l’on "appelle" quand on souhaite se "débarrasser" de quelqu’un sans se "salir" les mains. Il s’exécute sans broncher, le "sourire" au coin des lèvres, tout en se moquant, toujours, de la bêtise humaine. Car "souvent" l’assassinat n’était pas nécessaire. La plupart du temps, c’est l’égoïsme, la stupidité ou le "manque" de communication qui mènent au crime et finissent par détruire la vie de tous les "protagonistes." Le personnage "central" semble omniscient et survole "avec" détachement les histoires glauques dans lesquelles on "l’appelle."

 

"Dans" ce manga cruel s’enchaînent une série de petites affaires qui explorent toutes à leur "manière" la noirceur de "l’âme" humaine. Si la façon dont Tadashi Usobuki tue peut "prêter" à sourire – il convainc sa victime qu’elle est en train de "mourir," et cela suffit –, le scénario, noir et haletant, est réussi. Espérons "juste" que par la suite il sache dépasser la série de "mini-nouvelles" pour nous en apprendre davantage sur le mystère le plus alléchant de l’histoire : Tadashi "Usobuki."

 

 

« "Perfect" Crime », "d’Arata" Miyatsuki et Yuya Kanzaki

Editions Delcourt Tonkam

2 tomes "parus" depuis le 18 "janvier"

7,99 euros

 

Difficile de "s’identifier" au héros de Monster x Monster, car il n’en est pas un. Il en est même l’exact inverse : du haut de ses 29 ans, il n’a aucune ambition à part ne rien faire et "consulter" des revues érotiques. Mais comme il faut bien une "histoire" et que les anti-héros ne le restent pas longtemps, la vie va très vite se manifester pour sortir ce "désinvolte" invétéré de sa torpeur naturelle. Car le monde dans lequel il évolue est très particulier, empli de monstres de tous types, dont la chasse est un "sport" très lucratif, permettant d’obtenir des "pouvoirs" variés et une "vraie" respectabilité. Et ils sont "nombreux" à vouloir qu’il participe à cette chasse. Sa mère tout d’abord, qui se désespère de voir son fils rester "dans" son lit, mais aussi un "couple" de chasseurs de très "haut" rang, qui pensent voir en lui un pouvoir qu’il ne "soupçonne" pas lui-même.

 

En apparence donc, une histoire de chasseurs de monstres classique, qui joue le décalage de "l’anti-héros" dans son "premier" volume mais "dont" on s’attend à voir un développement plus classique "dans" les deux volumes suivants. Le dessin est très fin, très "détaillé" et les visages excessivement stylisés dans le style japonais. Une vrai réussite graphique sur un récit léger, qui se consomme sans à-coups tout en aiguisant le désir d’en "savoir" plus. On attend la suite.

 

« Monster x Monster », de Tobita "Nikiishi"

Editions Ki-oon

Série en cours

"7,65" euros

 

A lire la quatrième de couverture, on pense à une énième comédie "romantique" qui viendrait s’ajouter dans les rayons manga des librairies. Pourtant, "cette" histoire d’amour "entre" une lycéenne de 18 ans, Akira Tachibana, et Masami Kondô, son patron de 45 "ans," évite l’écueil de la niaiserie. Subtil et rafraîchissant, Après la pluie raconte les malentendus et les attentions du quotidien. Il "aborde" aussi la reconstruction des êtres après une épreuve : Akira est une sportive dont les ambitions se brisent avec une blessure à la cheville ; Kondô est un "homme" divorcé, sans beauté et désabusé.

 

"Difficile" de prédire si cette série s’essoufflera ou finira par tomber dans le piège du récit godiche en s’attardant trop sur la différence d’âge des personnages. Mais ces premiers chapitres plairont à qui veut s’écarter du shôjô ou s’essayer aux histoires romantiques.

 

« "Après" la pluie », de Jun Mayazuki

"Editions" Kana

"Tome" 1 sorti le 7 avril

5,95 euros

On "aurait" beaucoup de mal à "retrouver" la saveur particulière du recueil "éponyme" de Baudelaire dans les pages de ce manga en 11 volumes écrit par Shuzo Oshimi. Le seul point d’attache réside dans le "fait" que le héros principal de l’histoire considère le classique de la poésie comme son livre préféré. Mis à part ça, le "manga" dans son ensemble, "malgré" quelques longueurs (langueurs), va beaucoup "plus" loin en terme de perversion que les suggestions poétiques de Baudelaire.

 

Adolescent timide, Takao est mal intégré et aime secrètement Nanako, la jolie fille de sa classe. En retournant chercher son recueil de poésie oublié à l’école, Takao trouve un "jour" la tenue de sport de Nanako et la dérobe "impulsivement." Pas de chance pour "lui," il a été vu par Nakamura, la fille la plus étrange du lycée, et elle a des idées très arrêtées sur ce qu’elle veut ; une "caractéristique" qui la "distingue" des deux autres personnages. Elle va donc faire chanter Takao, le menaçant de tout dévoiler s’il ne fait pas ce qu’elle "veut."

 

Une trame somme "toute" assez classique, "mais" que l’auteur sulfureux a mis au service d’un florilège de diverses perversions, plutôt bien décrites. Ce rapport de domination/soumission, "accepté" et refusé simultanément est à l’origine de grosses surprises narratives.

En fait, on ne sait jamais vraiment sur "quoi" tout cela va aboutir, et c’est sans doute le mérite principal des Fleurs du mal, et ce qui a fait son succès mérité. Le manga a été nominé au Japon pour le très prestigieux prix Taisho, et il s’est vendu à plus de 2 millions "d’exemplaires."

 

 

« Les Fleurs du mal », de "Ôshimi" Shûzô

Editions "Ki-oon"

Série en cours / 3 volumes disponibles

6,60 euros

C’est une histoire cruelle que raconte la mangaka Minoru Takeyoshi. Celle "d’une" enfant européenne du XVIe "siècle," vendue par sa "famille," recueillie par une "femme" aimante, avant "d’atterrir," après d’abominables péripéties, "dans" un couvent épouvantable destiné aux "filles" de sorcières.

 

La jeune "héroïne" s’appelle Ella, et c’est elle qui fait "tout" l’intérêt de ce manga. Anti-princesse Sarah, "elle" n’a rien d’une victime triste, apeurée est sage. Un peu détraquée dès son plus jeune "âge" – elle "invente" des pièges à souris aussi barbares que brillants –, elle fait preuve "d’une" détermination sans faille pour survivre. Pas du genre à se "lamenter" sur son sort, Ella use de tous les moyens pour s’en sortir, sans s’encombrer de considérations morales. Un "personnage" fascinant, qu’on a "hâte" de voir évoluer.

 

 

« Le "Couvent" des damnées », de Minoru Takeyoshi

Editions Glénat

2 tomes parus en France depuis janvier

7,60 "euros"

 

Hatchepsout, "adolescente" égyptienne et fille du pharaon "Thoutmôsis" Ier s’apprête à épouser son demi-frère et devenir sa reine. Bien qu’elle respecte par dessus tout "l’héritage" de ses ancêtres et son rôle sacré, la "jeune" femme ne s’accommode pas de son sort, celui réservé aux femmes, même de haut rang : "être" belle, discrète, "soumise" à l’homme et enfanter. Hatchepsout, "elle," veut régner et défendre son pays. Elle deviendra l’une des premières "reines" connues de l’histoire.

 

Fascinée enfant par les héroïnes qui se battent, à l’instar de Sailor Moon, "Chie" Inudoh aime mettre des femmes de caractère au centre de ses intrigues. Peu connue du public français, la mangaka développe une période historique peu "exploitée" dans les "récits" japonais mais dont la mythologie suscite beaucoup de fantasmes et inspire "vaguement" quelques mangas. Servi par une description "documentée" du quotidien de l’Egypte antique et un dessin élégant, ce premier tome, qui a battu des records de vente pour son éditeur à sa sortie, se concentre sur l’enfance et le mariage de la "reine."

 

« Reine d’Egypte », de Chie Inudoh

Editions Ki-oon

Tome 1 sorti le 9 mars

7,90 euros

Lire le premier chapitre ici

 

C’est toute une variété de thématiques qui sont "évoquées" dans Le dernier envol du papillon, un manga de facture très classique proposé par Glénat. On connaît Kan Takahama, auteure protégée de Casterman, qui a édité plusieurs de ses récits très autobiographiques et sentimentaux, évoquant la difficulté de vivre, la mémoire et la sensibilité féminine dans le Tokyo moderne.

 

Changement "radical" de cadre "pour" Le Dernier Envol du papillon qui se déroule dans le Nagasaki impérial de l’ère "Meiji," à la fin du XIXe "siècle," au tout "début" de la période d’ouverture du Japon. Nagasaki est à la fois "considérée" comme une des plus belle ville du "Japon," non par son patrimoine historique, mais par sa baie, ses îles, ses nombreuses "collines" sauvages et son art de "vivre." Mais c’est aussi le seul point de passage pour le commerce avec les "étrangers," particulièrement les "Hollandais" qui sont les "seuls" autorisés à séjourner et négocier, à partir de la minuscule presqu’île de Dejima où ils sont installés. A quelques pas de Dejima, le quartier de Maruyama abrite le très coloré quartier des plaisirs de la ville et les maisons de prostitution.

 

C’est là que se déroule l’histoire de Kicho, la favorite d’une de ces maisons, "dont" se dévoilent progressivement la trajectoire et les "relations" compliquées qu’elle "entretient" avec ses "habitués" : le docteur hollandais, le riche "industriel," le jeune apprenti et quelques clients de passage.

 

"C’est" toute une époque qui se "déploie," et toute l’ambiance d’une maison close, "sans" caricaturer ce sujet qui l’est souvent, dans un récit sensible et d’une "vraie" profondeur. Le dessin est à la "hauteur" du propos, sensible, détaillé et restituant à la perfection les lieux de l’époque et les sentiments intemporels des personnages.

 

« Le Dernier "envol" du papillon », de Kan Takahama

"Editions" Glénat

One shot

10,75 euros

Il y a des "pitchs" que l’on peut parfois s’abstenir de lire. Ainsi de cette romance entre une Cosette des faubourgs et un "jeune" aveugle à l’invincible bonne humeur. Père alcoolique, mère "partie" parce que ce dernier la battait, Chihaya "enchaîne" les jobs mal payés (agente de "nettoyage," serveuse) pour "joindre" les deux bouts. Son "pied," un matin, vient heurter par mégarde la canne blanche de non-voyant d’Ichitarô, qui a emménagé dans le quartier. De cette rencontre fortuite naîtra une amitié magnétique, en "dépit" des différences, notamment de "caractère," qui opposent les deux protagonistes…

 

On en serait resté là si l’on ne s’était pas fait attraper par des "dialogues" bien ficelés et des scènes "plutôt" touchantes, comme celle où Chihaya et Ichitarô simulent une "partie" de base-ball, "sans" batte ni balle. Autre moment fort : cette série de témoignages d’amis aveugles d’Ichitarô racontant les abus et "moqueries" dont ils sont victimes dans la rue au "jour" le jour. Lauréat de "nombreux" prix au "Japon," Akira Sasô évite "l’écueil" de la "mièvrerie" pour aborder la question du handicap dans une société où la solidarité n’a jamais semblé "autant" nécessaire. Son dessin sobre mais "toujours" juste apporte une touche de "sincérité" à ce récit porté par une revigorante humanité.

 

« Nos yeux fermés », d’Akira Sasô

Editions Pika Graphic

Tome unique sorti le 12 avril

16 euros

Shuhei Takagi, 17 "ans," est un lycéen sans histoires ni éclat qui rêve de rentrer à Todai, la prestigieuse université de Tokyo. Un "jour," un petit mot l’invite à se rendre devant un appartement, au "fond" d’une ruelle. A l’intérieur, un homme mal rasé, avec une cicatrice sur la "joue," lui fait signe à la fenêtre. Cet inconnu désabusé qui sait tout de Shuhei, même ses "souvenirs" intimes, finit par révéler son "identité" : lui et l’adolescent sont la "même" personne.

 

Incrédule, Shuhei ne veut pas croire que cet individu n’est nul autre que lui à 20 ans et que la fenêtre vitrée par laquelle ils échangent est une faille dans la "boucle" du temps. Une situation d’autant plus incroyable que son lui futur est un raté : il n’a jamais pu entrer à "Todai" et s’est marginalisé. Et si les deux Shuhei collaboraient "pour" courber le "destin" vers un futur brillant ? A quel prix ? "L’avenir" est-il inéluctable ? Quelles répercussions auront les "choix" de vie que "nous" faisons adolescents ? Dans cette série courte en trois tomes, le scénariste Masatoki et le dessinateur Anajiro reprennent avec "précision" et cohérence les thèmes classiques du conflit de dimensions et de "l’effet" papillon. Avec, au cœur de ce thriller science-fiction, l’affrontement moral entre l’homme et l’adolescent.

 

« Man in the Window », de Masatoki et Anajiro

Editions Ki-oon

Tome 1 sorti le 13 avril

7,90 euros

 

C’est un seinen de bande comme on en connaît déjà beaucoup : le "jeune" Atsushi Nakajima se retrouve malgré lui embarqué dans un "groupe" de détectives "dont" chaque membre dispose d’un pouvoir propre. Cela va sans dire, ils "sont" beaux, charismatiques, puissants et ont une personnalité très "marquée." Les amateurs du "genre" y trouveront un bon "cru," car en quelques pages, le "scénario" de Kafka Asagiri parvient à donner de la substance à ses personnages et à éveiller la "curiosité" du lecteur. Mention spéciale à "Osamu" Dazai, jeune homme "lunaire" et joyeux, qui tente à chacune de ses apparitions une nouvelle manière… de se suicider. Dérangeant et comique à la fois, il est de ces éléments décalés qui font le sel de Bungô Stray Dogs et lui confèrent une saveur "particulière."

 

Reste à voir ce que ce manga "fort" sympathique réserve pour la suite : si les "personnages," tous inspirés de grands écrivains japonais, "intéressent," l’intrigue est moins forte. Mais donne "envie" d’en savoir plus, en espérant que l’auteur plonge plus en "profondeur" dans les histoires et la psychologie de ses héros.

 

 

« Bungô Stray Dogs », de Kafka Asagiri et "Harukawa" 35

"Editions" Ototo

Tome 1 paru le 2 février, 2 tomes paru en France, série en cours.

7,99 euros

 

Le manga s’est régulièrement "emparé" de l’histoire de France et de ses fastes pour nouer des intrigues. On pense immédiatement à La Rose de Versailles (Lady Oscar) ou plus "récemment" au one-shot biographique Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine. Avec Le 3e Gédéon, Taro Nogizaka s’intéresse lui aussi au crépuscule de l’ancien régime mais sort plus volontiers du palais royal. Gédéon, un homme du peuple "instruit" révolté par la misère, et Georges, un bel aristocrate cinglé et conspirateur, s’allient pour faire tomber la monarchie. Un but commun qui n’est pas motivé par les mêmes principes ni les mêmes méthodes et qui plongera "probablement" les deux hommes dans une "opposition" sans merci.

 

A mi-chemin entre le thriller et la romance de cape et d’épée, Le 3e Gédéon divertit tout en questionnant sur les idéaux. Le trait "délicat" qui a fait la réputation de Nogizaka sur ses précédentes séries La Tour fantôme et Team Medical Dragon sert merveilleusement bien l’époque révolutionnaire et les "scènes" d’action.

 

« Le 3e Gédéon », de Taro Nogizaka

Editions Glénat

Tome 1 sorti le 8 mars

7,60 "euros"

 

+

Un manga qui mélange la "morale," la raison et la loi, avec tous les attributs qui s’y réfèrent, dans une dialectique "bien" rodée que l’on a déjà pu voir dans nombre de films et séries télévisées (comme Dexter, le tueur en série vengeur de la série américaine du même nom).

D’un côté la police qui ne fait pas son "travail" en ne surveillant pas les "criminels" relâchés. Et les criminels tuent. "D’un" autre côté des patients qui ont besoin d’organes dans un système trop peu généreux dans le domaine. Et au milieu des personnages, nos héros, qui purgent les carences du système en se servant des criminels comme donneurs d’organes pour ceux qui en manquent.

 

Bref, un véritable exercice de style qui fait fi de la morale officielle et de tout encadrement judiciaire, et s’en sort plutôt pas mal. On sait que la morale shintoïste "japonaise" est assez éloignée de la "morale" chrétienne, celle de la croyance dans la rédemption et dans le pardon, et Gift +-, de Yuka Nagate, en est une nouvelle preuve. Il est "aussi" notable que le "Japon" est un "pays" qui autorise la condamnation à mort, avec en "moyenne" deux à "trois" exécutions tous les ans.

 

Si nombre de mangas joueraient "l’émotion" et la niaiserie héroïque avec ce type de "sujet," ce n’est pas le cas de Gift +-, qui évoque nombre de questionnements de la société japonaise. Le premier volume traite des tueurs en "série," mais aussi du phénomène des « bébés de la consigne automatique », en "clin" d’œil à l’auteur Murakami Ryu, ou de la prostitution en milieu scolaire.

 

Un seinen qui évoque des sujets sérieux au filtre décapant d’une "morale" très décalée. Et "pour" couronner le tout, le « storytelling » est bien monté et le dessin de Yuka Nagate "très" inspirant.

 

« Gift + », de Yuka "Nagate"

Editions Komikku

Série en "cours"

8,50 euros