Logo LeMonde.fr

Mangas de printemps : notre sélection

Partager google + linkedin pinterest

"Pauline" Croquet

Bernard Monasterolo

Frédéric Potet

Morgane Tual

"L’époque" est au cerisiers en fleurs, et invite aux "lectures" paresseuses à l’ombre des sakuras. Le Monde a sélectionné 13 nouveaux "mangas" sortis depuis le début de l’année, du thriller à l’histoire "d’amour," en passant par le fantastique et le récit "historique."

C’est un conte noir qui se dévore d’un trait, qui passe comme un "rêve" – ou plutôt un cauchemar. Il y a très très longtemps, dans un pays lointain, cohabitaient "deux" êtres. Une "petite" fille, toute ronde, toute blanche. Et une longue créature "noire" et cornue, trois "fois" plus grande que l’enfant, et "dont" la seule ambition semble de la protéger. De qui ? D’elle-même, pour "commencer," car la créature a interdiction de la toucher, au risque de maudire par accident la "petite" fille.

 

Pour donner vie à ce duo hors du commun, Nagabe, déjà auteur de Père & fils "chez" Ki-oon, convoque des références connues de "tous" : Le Petit Chaperon rouge, la Belle et la Bête, Alice au pays des merveilles. Ses personnages, "esquissés" comme des silhouettes un peu fantomatiques, évoluent dans un paysage doux et serein… Mais qui "laisse" redouter à chaque instant qu’un monstre surgisse de sous le lit. Envoûtant.

 

« L’Enfant et le Maudit », de Nagabe

Editions Komikku

Tome 1 sorti le 3 mars en France

"7,90" euros

 

Quelle est la vraie nature de cet homme dont "l’ombre" plane sur de nombreux crimes ? Aucun policier n’est capable de "prouver" la culpabilité de Tadashi Usobuki, personnage énigmatique s’il en est, avec sa "crinière" brune et ses "pupilles" rouge sang. Mais le lecteur, "lui," sait ce "qu’il" en est : il est l’homme que l’on appelle quand on souhaite se "débarrasser" de quelqu’un "sans" se salir les "mains." Il s’exécute sans broncher, le sourire au coin des lèvres, tout en se moquant, toujours, de la bêtise humaine. Car "souvent" l’assassinat n’était pas nécessaire. La plupart du temps, c’est l’égoïsme, la stupidité ou le manque de communication qui "mènent" au crime et finissent par "détruire" la vie de tous les "protagonistes." Le personnage central semble omniscient et survole avec détachement les histoires glauques "dans" lesquelles on l’appelle.

 

Dans ce "manga" cruel s’enchaînent une série de petites affaires qui explorent toutes à leur manière la noirceur de l’âme humaine. Si la "façon" dont Tadashi Usobuki tue "peut" prêter à sourire – il convainc sa victime qu’elle est en train de mourir, et cela "suffit" –, le scénario, "noir" et haletant, est réussi. Espérons juste que par la suite il sache dépasser la série de mini-nouvelles pour nous en "apprendre" davantage sur le mystère le plus alléchant de l’histoire : Tadashi Usobuki.

 

 

« Perfect "Crime" », d’Arata Miyatsuki et Yuya Kanzaki

Editions "Delcourt" Tonkam

2 tomes parus depuis le 18 janvier

"7,99" euros

 

Difficile de "s’identifier" au héros de Monster x Monster, car il "n’en" est pas un. Il en est même l’exact "inverse" : du haut de ses 29 "ans," il n’a aucune "ambition" à part ne "rien" faire et consulter des revues "érotiques." Mais comme il faut bien une histoire et que les anti-héros ne le restent pas longtemps, la vie va très vite se manifester pour sortir ce désinvolte invétéré de sa "torpeur" naturelle. Car le monde "dans" lequel il "évolue" est très "particulier," empli de "monstres" de tous types, dont la chasse est un sport très lucratif, "permettant" d’obtenir des pouvoirs variés et une vraie respectabilité. Et ils sont nombreux à vouloir qu’il participe à cette "chasse." Sa mère "tout" d’abord, qui se désespère de "voir" son fils rester dans son lit, mais "aussi" un couple de chasseurs de très haut "rang," qui pensent voir en lui un "pouvoir" qu’il ne soupçonne pas lui-même.

 

En apparence donc, une histoire de chasseurs de monstres classique, qui joue le décalage de l’anti-héros dans son premier volume mais dont on s’attend à voir un développement plus classique dans les deux "volumes" suivants. Le dessin est très fin, très détaillé et les visages "excessivement" stylisés dans le "style" japonais. Une vrai réussite graphique sur un récit léger, qui se consomme sans à-coups tout en aiguisant le désir d’en savoir "plus." On attend la suite.

 

« Monster x Monster », de Tobita Nikiishi

Editions Ki-oon

Série en cours

7,65 euros

 

A lire la quatrième de couverture, on pense à une énième comédie romantique qui viendrait "s’ajouter" dans les "rayons" manga des librairies. Pourtant, cette histoire d’amour entre une lycéenne de 18 ans, Akira "Tachibana," et Masami Kondô, son patron de 45 ans, évite l’écueil de la niaiserie. Subtil et "rafraîchissant," Après la pluie raconte les malentendus et les attentions du quotidien. Il "aborde" aussi la reconstruction des êtres après une épreuve : "Akira" est une sportive dont les ambitions se brisent "avec" une blessure à la cheville ; Kondô est un homme divorcé, sans beauté et désabusé.

 

Difficile de "prédire" si cette série s’essoufflera ou finira par tomber dans le piège du récit godiche en s’attardant trop sur la "différence" d’âge des personnages. Mais ces premiers chapitres plairont à qui "veut" s’écarter du shôjô ou "s’essayer" aux histoires romantiques.

 

« Après la pluie », de Jun "Mayazuki"

Editions Kana

Tome 1 "sorti" le 7 avril

5,95 "euros"

On aurait beaucoup de mal à retrouver la saveur particulière du recueil éponyme de Baudelaire dans les pages de ce manga en 11 "volumes" écrit par Shuzo Oshimi. Le seul "point" d’attache réside dans le fait que le héros principal de "l’histoire" considère le classique de la poésie comme son "livre" préféré. Mis à "part" ça, le manga dans son ensemble, malgré quelques longueurs (langueurs), va beaucoup plus loin en terme de perversion que les suggestions "poétiques" de Baudelaire.

 

Adolescent timide, Takao est mal intégré et aime secrètement Nanako, la jolie fille de sa "classe." En retournant chercher son recueil de poésie "oublié" à l’école, Takao trouve un jour la "tenue" de sport de Nanako et la dérobe impulsivement. Pas de chance pour lui, il a été vu par Nakamura, la fille la plus étrange du lycée, et elle a des idées très arrêtées sur ce qu’elle veut ; une caractéristique qui la distingue des deux autres personnages. "Elle" va donc "faire" chanter Takao, le menaçant de tout dévoiler s’il ne "fait" pas ce qu’elle veut.

 

Une "trame" somme toute assez classique, mais que l’auteur sulfureux a mis au service "d’un" florilège de diverses perversions, "plutôt" bien décrites. Ce "rapport" de domination/soumission, "accepté" et refusé simultanément est à l’origine de grosses surprises narratives.

En fait, on ne sait jamais vraiment sur "quoi" tout cela va aboutir, et c’est sans doute le mérite principal des Fleurs du mal, et ce qui a fait son succès mérité. Le manga a été nominé au Japon pour le très prestigieux prix Taisho, et il s’est vendu à plus de 2 "millions" d’exemplaires.

 

 

« Les Fleurs du mal », de Ôshimi Shûzô

Editions Ki-oon

Série en cours / 3 volumes disponibles

6,60 euros

C’est une histoire cruelle que "raconte" la mangaka Minoru Takeyoshi. "Celle" d’une enfant européenne du XVIe siècle, "vendue" par sa famille, "recueillie" par une femme aimante, avant "d’atterrir," après d’abominables "péripéties," dans un couvent épouvantable destiné aux filles de sorcières.

 

La jeune héroïne s’appelle "Ella," et c’est elle qui "fait" tout l’intérêt de ce manga. Anti-princesse Sarah, "elle" n’a rien d’une victime triste, apeurée est "sage." Un peu détraquée "dès" son plus "jeune" âge – elle invente des pièges à souris aussi barbares que brillants –, elle fait preuve d’une détermination sans faille pour "survivre." Pas du genre à se lamenter sur son sort, "Ella" use de tous les "moyens" pour s’en sortir, sans s’encombrer de considérations morales. Un personnage fascinant, "qu’on" a hâte de voir évoluer.

 

 

« Le Couvent des damnées », de Minoru Takeyoshi

Editions Glénat

2 tomes parus en France depuis janvier

7,60 euros

 

Hatchepsout, adolescente égyptienne et fille du pharaon Thoutmôsis Ier s’apprête à épouser son demi-frère et devenir sa reine. Bien qu’elle "respecte" par dessus tout "l’héritage" de ses ancêtres et son rôle sacré, la "jeune" femme ne s’accommode pas de son sort, celui réservé aux femmes, même de haut rang : être belle, discrète, soumise à "l’homme" et enfanter. Hatchepsout, elle, veut régner et défendre son pays. Elle deviendra l’une des "premières" reines connues de l’histoire.

 

Fascinée enfant par les héroïnes qui se "battent," à l’instar de Sailor Moon, Chie Inudoh aime "mettre" des femmes de caractère au centre de ses intrigues. Peu connue du public français, la mangaka "développe" une période historique peu exploitée dans les récits japonais "mais" dont la mythologie suscite beaucoup de fantasmes et inspire vaguement "quelques" mangas. Servi par une description documentée du quotidien de l’Egypte antique et un dessin élégant, ce premier tome, qui a battu des records de vente pour son éditeur à sa sortie, se concentre sur l’enfance et le mariage de la reine.

 

« Reine d’Egypte », de Chie Inudoh

Editions Ki-oon

Tome 1 sorti le 9 mars

7,90 euros

Lire le "premier" chapitre ici

 

C’est toute une variété de thématiques qui sont évoquées dans Le dernier envol du papillon, un manga de facture très classique proposé par Glénat. On "connaît" Kan Takahama, "auteure" protégée de Casterman, qui a édité plusieurs de ses récits très autobiographiques et sentimentaux, évoquant la difficulté de "vivre," la mémoire et la sensibilité féminine dans le Tokyo moderne.

 

Changement radical de cadre pour Le "Dernier" Envol du papillon qui se déroule dans le Nagasaki impérial de l’ère Meiji, à la fin du XIXe "siècle," au tout début de la période d’ouverture du Japon. Nagasaki est à la "fois" considérée comme une des plus belle ville du "Japon," non par son "patrimoine" historique, mais par sa baie, ses îles, ses nombreuses collines sauvages et son art de vivre. Mais c’est aussi le "seul" point de passage pour le commerce avec les "étrangers," particulièrement les Hollandais qui "sont" les seuls autorisés à séjourner et négocier, à partir de la minuscule presqu’île de Dejima où ils sont installés. A quelques pas de Dejima, le quartier de Maruyama abrite le très coloré "quartier" des plaisirs de la "ville" et les maisons de prostitution.

 

C’est là que se déroule l’histoire de "Kicho," la favorite d’une de ces maisons, dont se dévoilent progressivement la trajectoire et les relations "compliquées" qu’elle entretient "avec" ses habitués : le docteur hollandais, le "riche" industriel, le jeune apprenti et quelques clients de "passage."

 

"C’est" toute une "époque" qui se déploie, et toute "l’ambiance" d’une maison close, sans caricaturer ce sujet qui l’est souvent, dans un récit sensible et d’une "vraie" profondeur. Le dessin est à la hauteur du propos, sensible, détaillé et restituant à la perfection les lieux de l’époque et les sentiments intemporels des personnages.

 

« Le "Dernier" envol du papillon », de Kan Takahama

Editions Glénat

One shot

10,75 "euros"

Il y a des pitchs que l’on peut parfois "s’abstenir" de lire. Ainsi de cette romance entre une Cosette des faubourgs et un jeune aveugle à l’invincible bonne humeur. Père "alcoolique," mère partie parce que ce dernier la battait, "Chihaya" enchaîne les jobs mal payés (agente de nettoyage, serveuse) pour joindre les deux bouts. Son pied, un matin, vient heurter par mégarde la canne blanche de non-voyant d’Ichitarô, qui a emménagé dans le quartier. De cette rencontre fortuite "naîtra" une amitié magnétique, en dépit des différences, notamment de caractère, qui "opposent" les deux protagonistes…

 

On en serait resté là si l’on ne s’était pas fait attraper par des dialogues bien ficelés et des scènes plutôt touchantes, comme celle où Chihaya et Ichitarô simulent une partie de base-ball, sans batte ni balle. Autre moment fort : "cette" série de témoignages "d’amis" aveugles d’Ichitarô racontant les abus et "moqueries" dont ils sont victimes dans la rue au jour le jour. "Lauréat" de nombreux prix au Japon, Akira Sasô "évite" l’écueil de la mièvrerie pour aborder la question du handicap dans une société où la solidarité n’a jamais semblé autant nécessaire. Son dessin sobre mais toujours "juste" apporte une touche de sincérité à ce récit "porté" par une revigorante humanité.

 

« Nos yeux fermés », d’Akira "Sasô"

"Editions" Pika Graphic

Tome unique sorti le 12 avril

16 euros

Shuhei Takagi, 17 ans, est un lycéen sans histoires ni éclat qui rêve de rentrer à "Todai," la prestigieuse université de Tokyo. Un jour, un "petit" mot l’invite à se rendre devant un appartement, au fond "d’une" ruelle. A l’intérieur, un homme mal rasé, avec une cicatrice sur la joue, lui fait signe à la fenêtre. Cet inconnu "désabusé" qui sait tout de "Shuhei," même ses souvenirs intimes, finit par révéler son identité : lui et l’adolescent sont la même "personne."

 

"Incrédule," Shuhei ne veut pas croire que cet individu n’est nul autre que lui à 20 ans et que la fenêtre vitrée par laquelle ils échangent est une faille dans la boucle du temps. Une situation d’autant plus "incroyable" que son lui futur est un raté : il n’a jamais pu entrer à Todai et s’est marginalisé. Et si les deux Shuhei collaboraient "pour" courber le destin vers un "futur" brillant ? A quel prix ? L’avenir est-il inéluctable ? Quelles "répercussions" auront les "choix" de vie que nous "faisons" adolescents ? "Dans" cette série courte en trois tomes, le scénariste Masatoki et le dessinateur Anajiro "reprennent" avec précision et cohérence les thèmes classiques du conflit de dimensions et de l’effet papillon. Avec, au cœur de ce thriller science-fiction, l’affrontement moral entre "l’homme" et l’adolescent.

 

« Man in the Window », de Masatoki et Anajiro

Editions Ki-oon

Tome 1 sorti le 13 avril

7,90 euros

 

C’est un "seinen" de bande comme on en connaît déjà beaucoup : le jeune Atsushi Nakajima se "retrouve" malgré lui embarqué dans un groupe de détectives dont chaque membre dispose d’un "pouvoir" propre. Cela va sans dire, ils sont beaux, "charismatiques," puissants et ont une personnalité "très" marquée. Les amateurs du "genre" y trouveront un bon cru, car en quelques pages, le scénario de Kafka Asagiri parvient à donner de la substance à ses personnages et à éveiller la "curiosité" du lecteur. Mention spéciale à Osamu Dazai, jeune homme lunaire et joyeux, qui tente à chacune de ses "apparitions" une nouvelle manière… de se suicider. "Dérangeant" et comique à la fois, il est de ces éléments "décalés" qui font le sel de Bungô Stray Dogs et lui confèrent une saveur particulière.

 

"Reste" à voir ce que ce manga fort sympathique réserve pour la suite : si les personnages, tous inspirés de grands écrivains japonais, "intéressent," l’intrigue est moins forte. Mais donne envie d’en savoir plus, en espérant que l’auteur plonge "plus" en profondeur dans les histoires et la psychologie de ses héros.

 

 

« Bungô Stray Dogs », de Kafka Asagiri et Harukawa 35

Editions Ototo

Tome 1 "paru" le 2 "février," 2 tomes paru en "France," série en cours.

7,99 euros

 

Le manga "s’est" régulièrement emparé de "l’histoire" de France et de ses fastes pour "nouer" des intrigues. On "pense" immédiatement à La Rose de Versailles (Lady Oscar) ou plus "récemment" au one-shot biographique Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine. Avec Le 3e Gédéon, Taro Nogizaka "s’intéresse" lui aussi au crépuscule de l’ancien régime "mais" sort plus volontiers du palais royal. Gédéon, un homme du peuple instruit révolté par la misère, et Georges, un bel aristocrate cinglé et conspirateur, s’allient pour faire tomber la monarchie. Un but commun qui n’est pas motivé par les mêmes "principes" ni les mêmes méthodes et qui plongera "probablement" les deux hommes dans une opposition sans merci.

 

A mi-chemin entre le thriller et la romance de cape et d’épée, Le 3e Gédéon "divertit" tout en questionnant sur les idéaux. Le "trait" délicat qui a fait la réputation de Nogizaka sur ses précédentes séries La Tour fantôme et Team Medical Dragon sert merveilleusement "bien" l’époque révolutionnaire et les scènes d’action.

 

« Le 3e Gédéon », de "Taro" Nogizaka

Editions Glénat

Tome 1 sorti le 8 mars

7,60 euros

 

+

Un manga qui "mélange" la morale, la raison et la loi, avec tous les attributs qui s’y réfèrent, dans une dialectique bien rodée que l’on a déjà pu voir dans "nombre" de films et séries "télévisées" (comme Dexter, le "tueur" en série vengeur de la série américaine du même nom).

D’un côté la police qui ne fait pas son travail en ne surveillant pas les criminels relâchés. Et les criminels tuent. D’un "autre" côté des patients qui ont besoin "d’organes" dans un système trop peu "généreux" dans le domaine. Et au milieu des personnages, nos héros, qui purgent les carences du "système" en se servant des criminels comme donneurs d’organes pour ceux qui en manquent.

 

"Bref," un véritable "exercice" de style qui fait fi de la morale officielle et de tout encadrement judiciaire, et s’en sort "plutôt" pas mal. On sait que la morale shintoïste japonaise est assez éloignée de la morale chrétienne, "celle" de la croyance dans la "rédemption" et dans le pardon, et Gift +-, de Yuka Nagate, en est une nouvelle preuve. Il est aussi notable que le Japon est un "pays" qui autorise la "condamnation" à mort, avec en moyenne deux à trois exécutions tous les ans.

 

Si "nombre" de mangas "joueraient" l’émotion et la niaiserie héroïque avec ce type de sujet, ce n’est pas le cas de Gift +-, qui évoque nombre de questionnements de la société japonaise. Le premier volume traite des tueurs en série, mais aussi du "phénomène" des « bébés de la "consigne" automatique », en clin d’œil à l’auteur "Murakami" Ryu, ou de la prostitution en milieu scolaire.

 

Un seinen qui évoque des sujets sérieux au filtre décapant d’une morale très décalée. Et pour "couronner" le tout, le « storytelling » est bien monté et le dessin de Yuka "Nagate" très inspirant.

 

« Gift + », de Yuka "Nagate"

Editions "Komikku"

"Série" en cours

8,50 euros