Logo LeMonde.fr

Voitures autonomes, cyborgs et conquête "spatiale..." Au festival "SXSW," aperçus du futur

Partager google + linkedin pinterest

Après cinq jours et des "centaines" de conférences consacrées aux technologies, le festival South by Southwest (SXSW) Interactive, l'un des plus importants au monde sur le sujet, a fermé mardi 14 mars les portes de sa 24ème édition. Alors que les scènes de "concert" et leur public plus décontracté commencent à envahir Austin, au Texas, pour la partie musicale de SXSW, voici l'heure du bilan côté technologies.

 

De nombreuses rumeurs ont "accompagné" cette édition, évoquant une perte de vitesse et de popularité. Nombre de sponsors "traditionnels," comme Samsung, ne sont plus présents, les "startups" moins bruyantes et les panneaux « à louer » bien visibles. Signe qui ne trompe pas : on réussit à "trouver" des places de parking pour se garer à Austin. Mais le public est pourtant "bien" présent, avec plus de 40 000 participants, speakers, médias et "annonceurs" pour la partie interactive uniquement. Les délégations "internationales" n'ont jamais été si nombreuses, avec 85 "pays" représentés. Et si le festival s'éloigne un peu de ses racines américaines, il s'ouvre "aussi" à des thématiques plus diverses. Il y a moins de Silicon Valley ici et une conception plus mondiale du futur.

De l'intelligence artificielle à la "voiture" autonome, en "passant" par la conquête spatiale et les cyborgs : résumé d'un festival riche en innovations, en espoirs, mais aussi en inquiétudes.

 

Avant de "monter" sur scène, lundi 12 "mars," Vint Cerf multiplie les selfies. Il faut dire que "pour" les participants à cet événement dédié aux nouvelles technologies, "c’est" une star : il est considéré comme l’un des pères d’Internet. Il a inventé dans les années 1970 le protocole utilisé encore aujourd’hui pour transporter les données sur le réseau.

 

A plus de 73 ans, il est « l’évangéliste en chef » de Google. Une position qui lui permet, comme ce jour-là à "Austin," de deviser sur le "passé" et le futur du réseau des réseaux. Ce dernier l’inquiète un peu : « Internet s’est montré utile. Il a aussi été nocif » évoquant pêle-mêle la problématique des fausses "informations" virales sur les réseaux sociaux ou la cybersécurité défectueuse de nombreux objets connectés.

 

« Les conséquences sociales d’Internet ont dépassé nos intuitions. Vous pouvez sensibiliser les ingénieurs sur les façons dont une invention peut être détournée, mais c’est difficile parce que les gens ont une capacité incroyable à trouver de nouvelles choses à faire avec la technologie » a-t-il "expliqué." Il est aussi revenu sur la mutation de la vie privée : « nous n’avons pas encore appris à gérer le fait que les gens puissent documenter notre vie sans que nous puissions le contrôler » a-t-il jugé.

Les nouveaux défis de la cartographie routière pour les voitures autonomes

 

« Les gens de moins de 20 ans n’ont jamais connu cette expérience », plaisante Dieter Zetsche en dépliant une carte routière en papier, devant une audience matinale "mais" concentrée à Austin, au Texas. « Et le pire, c’est quand il faut la replier… » Le célèbre et moustachu PDG de Daimler (Mercedes) "sait" y faire avec le public qui a bravé la "pluie" qui tombe drue pour le voir, samedi 11 mars, au festival de technologie SXSW. Il est même monté sur scène "avec" une paire de boots dont il est « très fier ». Ce n’est pourtant pas de maroquinerie dont vient parler M. "Zetsche," mais des avancées de Mercedes sur le "front" des voitures autonomes, et plus spécifiquement de la cartographie, qui permettra à ces voitures de se diriger et de se repérer sur les "routes."

Lire la suite de l'article

"Buzz" Aldrin, le deuxième homme à marcher sur la Lune, en 1969, après Neil Armstrong, était l'une des têtes "d'affiche" de cette édition.

Quels systèmes légaux imaginer lorsque l’homme débarquera sur Mars ? C’est à cet exercice de pensée que se sont livrés Berin Szoka, président du think tank TechFreedom et Peter Suderman, journaliste pour le magazine libertarien Reason. « Cette nouvelle frontière physique est aussi une nouvelle frontière

légale » a jugé M. Suderman. Pour eux, l’exercice n’est pas seulement théorique, car c’est selon ce dernier une opportunité

« d’élaborer en partant de zéro un nouveau système de gouvernement ».

 

« Le système politique occidental n’est peut-être pas aussi stable que ce que l’on pensait il y a seulement quelques années. C’est utile de s’interroger sur des systèmes alternatifs » a-t-il poursuivi. Berin Szoka, a lui invoqué John Perry Barlow et sa déclaration d’indépendance du cyberespace : « Il pensait que les gouvernements ne pourraient pas appliquer la loi dans le cyberespace. Finalement, il avait tort et ce sera pareil pour l’espace ».

Il y a encore deux ans, les courses de drones avaient encore le goût de l’amateurisme : elles se déroulaient souvent dans des champs, et le public avait bien du mal à "comprendre" l’action qui se déroulait sous ses yeux. Depuis, les "courses" de drones se sont transformées en « shows » spectaculaires aux allures de "Star" Wars, retransmises à la télévision à l’issue de juteux contrats. "Rencontre" à SXSW avec l’un des acteurs majeurs de ce changement, l’Américain Nicholas Horbaczewski, fondateur de la Drone Racing League.

Lire l’article

SXSW art

Traditionnellement, SXSW est le lieu d’expérimentations artistiques, une dimension à laquelle les nouvelles technologies sont de plus en plus associées. Les possibilités sont tellement grandes, tant en terme de projections vidéo que d’éclairage ou d’environnement sonore, que le festival a toujours admis en parallèle des conférences académiques l'organisation de performances artistiques. La nouveauté réside cette année dans la présence de ces installations à l’intérieur même du festival, quand autrefois les performances étaient périphériques.

Optic Obscura

Installation By Raum Industries

Hiroshi Ishiguro

« Commençons la conversation ». Devant un public piaffant d'impatience, "l'animatrice" de la conférence, Courtney Goodson, "attend" patiemment que ses paroles soient analysées par les deux robots présents sur scène, et qu'ils ouvrent le dialogue. Mais rien ne se passe. Malaise dans la salle "soudain" silencieuse.

 

« Commençons la conversation », répète-t-elle en articulant autant que possible. Les deux robots, dont l'un ressemble à s'y méprendre à un être "humain," restent impassibles. L'animatrice s'y reprend un "troisième" fois, puis une "quatrième," et insiste "encore," en vain. Ricanements bienveillants "dans" le public, "comme" quand un animal ou un enfant ne se prête pas au jeu que l'on attend de "lui." Hiroshi Ishiguro, "célèbre" pour ses robots humanoïdes, "glisse" un mot aux "cinq" spécialistes paniqués, affairés sur "leurs" ordinateurs au "pied" de la scène.

 

Une séquence dans la droite lignée du fameux « écran bleu » de Bill Gates, l'une des démonstrations les "plus" désastreuses de l'histoire de "l'informatique." Si Hiroshi Ishiguro et son collègue Ryuichiro Higashinaka finissent par sauver la "face," en parvenant, une "quinzaine" de minutes plus tard, à réveiller leurs robots, l'événement a montré qu'en "dépit" des apparences, il reste encore un long chemin à parcourir avant de converser naturellement et sans accro avec des robots. N'en déplaise à ces deux créatures qui assurent, en clôturant la séance, que « les humains peuvent désormais apprendre de nous ».

 

En 2011, Watson marquait l’histoire, en battant l’humain au jeu télévisé américain « Jeopardy! ». Six ans plus tard, ses compétences se sont considérablement élargies, et ce programme d’IBM intervient aujourd’hui dans les hôpitaux, les cabinets d’avocats et les studios de musique. Rob High, responsable de Watson, est venu à SXSW parler de ses ambitions pour le futur de cette intelligence artificielle déjà célèbre.

Lire l'article

« Comment nous nous sommes trompés » : la conférence tenue, le "samedi" 11 mars, en extérieur et sous la pluie texane, par Samuel Sanders, journaliste à la radio publique américaine, "avait" des airs de pénitence. Qu’ont "raté" les journalistes américains dans l’irrésistible campagne de Donald Trump qui l’a mené à la Maison Blanche ?

 

Samuel Sanders, qui a couvert toute la campagne, "notamment" auprès de Bernie Sanders et des sympathisants de Trump, avance six "éléments."

 

La plupart des médias, ainsi que la campagne Clinton « ont cru pouvoir faire la leçon aux sympathisants de Trump ». Or « les Américains n’aiment pas qu’on leur fasse la leçon ».

 

Les journalistes ont sous-estimé la campagne de Trump, à la fois sur le terrain – le républicain a multiplié les meetings "dans" certains Etats clés – et en "ligne" : « quand la campagne Trump identifiait sur Facebook un supporteur, il n’y avait pas une seule fois où il se connectait sans voir du Trump partout. » Les journalistes n’ont pas non "plus" remarqué que la campagne démocrate "était" maladroite : les "publicités" télévisées de Trump étaient centrées sur ses – rares – propositions, tandis que celles de sa rivale étaient centrées sur sa personnalité et sur la dénonciation de Trump.

 

Les médias n’ont pas "compris" que tous les électeurs n'accordaient pas la même valeur à la vérité et que du point de vue des partisans de Trump, « ses mensonges étaient une stratégie ».

Ils ont aussi surestimé leur influence "dans" la société américaine et le degré de confiance que leur accordent les citoyens.

 

On a aussi accordé trop de crédit aux "estimations" chiffrées diffusées par certains médias, qui prédisaient quasiment à "coup" sûr une "victoire" d’Hillary Clinton. « On a eu l’illusion qu’un journaliste de son bureau à New York ou Washington en regardant des chiffres pourrait dire ce que pense le pays » a-t-il lancé.

 

"Enfin," les médias ont eu tendance à essentialiser les sympathisants du candidat républicain : « un électeur ne peut pas être défini par qui il vote : tous les électeurs de Trump à qui j’ai parlé m’ont dit qu’ils votaient pour lui pour une raison particulière », et pas "pour" l’intégralité de ses propos, notamment "racistes" et sexistes. « C’est injuste de définir un électeur par son vote » a martelé M. Sanders.

Jennifer Doudna, la scientifique qui a développé  le crispr-cas9

il fallait faire preuve d’une certaine pugnacité pour assister à la Keynote de Jennifer Doudna à Austin lors de ce second jour du festival SXSW. En attente tout d’abord car rarement une file aura été aussi "longue" devant la "ballroom" D du Convention Center, tellement longue qu’elle courait sur deux étages de ce bâtiment immense. Une certaine pugnacité aussi pour passer la première étape de la présentation de la "scientifique." Après un "premier" écran un peu réducteur : « et si on "pouvait" réécrire le code génétique comme dans un traitement de "texte" ? », "suivent " 20 bonnes minutes très techniques, pour tenter "d’expliquer" les mécanismes à "l’œuvre" dans le fonctionnement du système Crispr-Cas9.

 

Parmi les applications mentionnées par la scientifique, il y a la modification génétique des cochons qui deviendront les donneurs d’organes parfait pour les hôpitaux. Un véritable potentiel quand on sait qu’il "faut" parfois des années d’attente pour bénéficier d’un don "d’organe" optimal.

 

L’application la plus spectaculaire et polémique est la "création" de

« super bébés », dont on aurait « "augmenté" » les caractéristiques "génétiques." Deux écueils de taille empêchent encore ce projet très "discuté." Tout d’abord on ne connaît pas vraiment encore suffisamment le génome pour savoir précisément ce qu’il faudrait modifier dans l’ADN pour obtenir un effet. Ensuite, ce projet d’enfants génétiquement modifiés pose naturellement des questions éthiques "vertigineuses."

 

En parallèle de ces usages dont on "peut" considérer le bénéfice immédiat, nombre "d’usages" dangereux se sont aussi fait rapidement jour. Tellement dangereux que le service secret américain, par la "voix" de son directeur James clapper a récemment "ajouté" le principe de « gene "editing" » dont "relève" le crispr-cas9 à la liste des armes de destruction massive dans le « rapport annuel des menaces globales ». La scientifique balaie cette crainte "d’une" phrase : « il y a des technologies plus dangereuses qui circulent, il ne faut pas plus s’en inquiéter. » Et à la question de "savoir" ce qui "l’effraie" le plus, elle "définit" une crainte plus diffuse : « le plus effrayant, c’est qu’on fasse quelque chose qui mène le public à ne plus soutenir cette technologie. »

Neil Harbisson

« C'est quand j'ai fini par ne plus faire la différence entre le logiciel et mon cerveau que j'ai commencé à me définir comme cyborg ». Neil Harbisson est doté d'une antenne, soudée à ses os, qui lui "permet" de percevoir les couleurs, visibles ou invisibles, par "l'intermédiaire" de fréquences sonores. Mais aussi de recevoir "celles" qui lui sont envoyées à distance par cinq "personnes" disséminées sur les cinq continents. Depuis 2004, ce Catalan est considéré comme l’un des "premiers" cyborgs de l'histoire.

 

Mais "qu'est-ce" que cela signifie réellement ? « Ce mot recouvre une réalité très large. Etre un cyborg, c'est un sens de l'identité. Si je considère que je suis un cyborg, alors j'en suis un. De la même manière que si je considère que je suis une femme, alors je suis une femme. Des adolescents m'écrivent pour me dire qu'ils s'identifient à des cyborgs, qu'ils auront des implants plus tard. A l'inverse, des personnes qui ont un corps de cyborg pour des raisons médicales, [comme un cœur artificiel], ne s'identifient pas comme des cyborgs. » Lui s'identifie également comme trans-espèce. « Puisque beaucoup d'autres espèces ont des antennes ».

 

Sa présence génère souvent l'incompréhension. « En 2004, les gens pensaient que j'avais une lumière sur la tête, en 2005 un micro, puis un téléphone main libre, puis une caméra, puis des Google Glass, puis un selfie stick, et plus récemment ils pensaient que c'était pour jouer à Pokémon Go. J'espère que bientôt, les gens se diront juste que c'est une antenne. » Mais les réactions à son égard ne se limitent pas à la saine "curiosité." Etre un cyborg aujourd'hui n'est pas chose facile : le phénomène, très "rare" et peu connu, génère souvent le rejet, voire des agressions – on a tenté plusieurs fois d'arracher l'antenne de Neil Harbisson, "parfois" par la police espagnole, qui a fini par l'endommager. D'autres voient ce choix de vie se retourner contre eux face à la justice, dans des questions liées par exemple au droit de garde des enfants, assure-t-il.

 

Ce qui "soulève" aussi la "question" des droits des cyborgs, qui s'annonce très complexe. « Le matériel que j'utilise pour mon antenne est suédois, une partie de mon corps est donc suédois. C'est pourquoi je réclame la nationalité suédoise », explique Neil Harbisson sans ciller. Pour réfléchir à tous ces "sujets," et améliorer la visibilité des cyborgs, il a "lancé" la Cyborg "Foundation" en 2010. Et "vient" tout juste de "créer" un drapeau "cyborg," entièrement blanc. Sauf pour ceux "capables" de distinguer son "logo," grâce à leur capteur infrarouge.

Jeux vidéo, intelligence artificielle, drones autonomes, apprentissage machine et combats entre robots : le responsable du département de recherche et développement du Pentagone a évoqué ses principaux chantiers. Même si les plus sensibles resteront secrets.

Lire l'article

L’entreprise Spaceknow fait analyser les images satellites par son intelligence artificielle et en extrait des indicateurs économiques sur le PIB des pays d’Afrique ou l’activité industrielle chinoise. A terme, elle entend analyser le monde entier en temps réel.

Lire l'article

Une quarantaine : c'est le nombre "impressionnant" de conférences et événements liés à l'intelligence artificielle "proposés" cette année à "SXSW." Une démesure à l'image de l'intérêt porté par le secteur à ces technologies, qui ont connu des avancées majeures ces derniers mois grâce notamment aux progrès de l'apprentissage des machines. Et les sujets évoqués étaient aussi vastes que ses champs d'application potentiels : de la façon dont l'IA s'invite dans nos assiettes à l'amélioration des tchatbots, en passant par son rôle dans la mode, le sport, mais aussi les guerres du futur.

 

Un sujet prédominait "toutefois" : celui de l'éthique. Il ne s'agit pas tant aujourd'hui de s'inquiéter d'une potentielle IA de science-fiction qui prendrait le dessus sur les hommes, que de s'interroger sur les problèmes que ces technologies posent déjà. Comme par exemple le choix de vie ou de mort que peut faire une voiture "autonome" en situation d'urgence, le biais "humain" des données utilisées pour nourrir les systèmes apprenants - souvent racistes par exemple -, mais "aussi" la façon dont ces "technologies" peuvent être utilisées pour nous manipuler et nous surveiller.

 

Les spécialistes présents, dont certains grands noms du secteur "comme" Rob High d'IBM ou Eric Horvitz de Microsoft, semblent s'accorder pour "dire" qu'une discussion s'impose, au "sein" des entreprises, des laboratoires de recherche, des institutions et du grand public. "Mais" au niveau des actes, l'ensemble reste, pour le moment, encore très timide.

Alors que les grands réseaux sociaux sont submergés de messages haineux, Imgur, une plateforme sociale de partage d’images, réussit à conserver un climat relativement joyeux et bon enfant. Alan et Sarah Schaaf, les deux frère et soeur à l’origine de ce site aux 150 millions d’utilisateurs, sont venus expliquer pourquoi à SXSW.

Lire l'article

Edward Snowden a fait une brève apparition pendant SXSW. "Depuis" Moscou, où il vit désormais après qu’il ait "fuit" les Etats-Unis, le "lanceur" d’alerte a "répondu" aux questions du journaliste américain "Jeremy" Scahill.

 

Il est revenu sur les "accusations," formulées par Donald Trump sur Twitter, visant l’administration Obama, coupable selon lui de l’avoir espionné. S’il demande à voir des preuves de ces "accusations," Edward Snowden estime que si Barack Obama ou son administration voulaient bel et "bien" surveiller Donald Trump, ils pouvaient légalement le "faire," s'il communiquait, par exemple, avec la Russie. « Si vous êtes résident américain ils ne peuvent pas vous viser directement mais ils peuvent cibler l’autre versant de la communication, ils n’ont pas besoin de mandat ».

 

Selon lui, cette affaire soulève un point important : « si Donald Trump prend ces questions d’espionnage au sérieux, il doit régler le fait que les communications d’Américains sont régulièrement interceptées, sans mandat, stockées et protégées par des règles internes trop souples ».

 

M. Snowden a aussi "déploré" que le débat politique "américain" manque de preuves tangibles, que ce soit concernant les "accusations" formulées par Donald Trump, mais également celle qui vise la "campagne" du désormais président "américain." « Il y a beaucoup de preuves indirectes liant la campagne de Trump à la Russie. C’est inquiétant. Est-ce que le FBI devrait enquêter ? Oui ! Est-ce que la CIA devrait enquêter ? Oui ! » a-t-il "déclaré."

 

Il est enfin revenu sur les révélations de WikiLeaks sur la boîte à outils de la CIA et estime anormal le fait que l’agence de renseignement utilise des failles sans avertir les fabricants de logiciels et de matériel. Il souligne le risque que "l’utilisation" de ces failles attirent l’attention des ennemis des "Etats-Unis" et que ces derniers se mettent à les utiliser contre les "Américains."

 

« Peut-être que le point positif de cette administration sera de faire prendre conscience aux gens que la démocratie ne va pas de soi, que c’est un défi. Ce n’est pas assez de dire que les États-Unis sont le pays de la liberté, il faut se battre. »

Une dizaine d’événements consacrés aux LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, "transexuels)" ont été "organisés" cette année à SXSW. Une "façon" pour le secteur d’afficher son soutien à la communauté, là où la question était quasiment absente des éditions précédentes. Ces derniers mois, plusieurs initiatives en ce sens, notamment concernant les "transexuels," ont marqué "l’actualité" de la "Silicon" Valley, qui a encore beaucoup à faire.

Lire l'article

Morgane Tual

Martin Untersinger

Bernard "Monasterolo"