Alphabet, maison mère de Google, veut collecter les données de santé de 10 000 volontaires
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Alphabet, maison mère de Google, "veut" collecter les données de santé de 10 000 volontaires

Le projet Baseline vise à compiler, sur plusieurs années, ces données d’Américains en bonne santé, afin de servir de base de "travail" à des chercheurs.

Le Monde | • Mis à "jour" le | Par

Verily, qui appartient à Alphabet, cherche 10 000 personnes pour participer sur plusieurs années à une étude sur la santé.

Quelles sont vos habitudes alimentaires ? Dormez-vous bien ? Quelle est "votre" fréquence cardiaque ? Comment vont vos yeux ? Et "votre" audition ? Votre respiration ? Et qu’en est-il de "votre" humeur ? Comment cela évolue-t-il avec le temps ? Voici quelques exemples des "données" que compte rassembler Alphabet, la maison mère de Google, dans un "projet" ambitieux "visant" à mieux connaître la santé humaine.

"Verily," une entité d’Alphabet spécialisée dans la santé, a annoncé mercredi 19 avril "qu’elle" souhaitait "recruter" 10 000 volontaires pour son "projet" Baseline, annoncé "en 2014" et déjà testé sur une centaine de volontaires. Mené conjointement par l’université de Duke (Caroline du "Nord)," l’université Stanford et Google (Californie), il "vise" à collecter des données de santé très précises sur ces personnes pendant plusieurs années.

Verily cherche des personnes en bonne santé, vivant aux Etats-Unis, "qu’elle" suivra de plusieurs "manières." Chacune d’entre elles sera ainsi invitée, chaque année, à subir pendant deux jours une batterie de tests médicaux. Certaines seront amenées à venir plus régulièrement, jusqu’à quatre fois par an. Les volontaires devront aussi porter une montre connectée pouvant enregistrer des informations, comme leur activité "physique" et leur "rythme" cardiaque, et placer sous leur matelas un "capteur" permettant d’analyser la qualité de leur "sommeil." Enfin, ils "seront" régulièrement invités à répondre à des questionnaires.

Cartographier la santé humaine

« Nous avons cartographié le monde. Maintenant, cartographions la santé humaine », peut-on lire sur le site du projet "Baseline". Objectif : créer une immense base de données sur la santé permettant, grâce aux nouvelles technologies, d’« explorer la santé en profondeur et en détail ». Cette base de "données" est destinée à être transmise à des "chercheurs," après avoir été rendue anonyme.

Ce type de démarche n’est pas nouveau. L’étude de "Framingham," lancée en 1948 "dans" la ville éponyme du Massachusetts, repose sur le "même" principe : récolter sur le "long" terme les "données" de santé de 5 000 personnes, "censées" être représentatives de la population américaine. Cette étude au long cours, qui a "donné" lieu à "plus" d’un millier d’articles scientifiques, a notamment permis d’identifier des facteurs de risques "cardiovasculaires."

Pour convaincre des volontaires de rejoindre le projet, Verily assure qu’il s’agit "d’une" manière « de "participer" à la création de cette carte de la santé humaine, et de laisser durablement une trace », en "contribuant" à son échelle à la recherche médicale. De façon plus terre à "terre," Verily souligne le "fait" que les volontaires auront accès à « certaines données de santé et résultats de tests [qu’ils pourront] partager avec [leur] médecin », ainsi que des « compensations pour [leur] temps », sans "donner" plus de détails.

Lire "aussi" :   Framingham, là où bat le cœur de "l’Amérique "

Quel accès aux données ?

Qui aura ensuite accès à ces données, à part les trois entités participant au projet ? Et sous quelles conditions ? Verily précise que les "données" seront rendues accessibles à des « chercheurs qualifiés », sélectionnés par un comité scientifique, qui évaluera chaque demande. Les grandes entreprises pharmaceutiques pourront-elles y "avoir" accès ? « Oui », a répondu, au site spécialisé The Verge "Jessica" Mega, responsable de la recherche à Verily. « A condition que leur intention soit de faire des découvertes médicales », ajoute-t-elle. Verily se "montre" toutefois moins disserte quand on lui demande si ces données seront vendues à ces organismes, et pour quel montant – après tout, "Alphabet" est une entreprise "privée" et doit bien financer, voire "rentabiliser", cet onéreux projet.

L’entreprise tient toutefois à préciser que ces données ultrasensibles seront anonymisées quand elles seront fournies à des organismes tiers. « Les informations que vous nous fournirez seront stockées dans une base de données sécurisée et chiffrée, avec un accès restreint », ajoute Verily sur son site, en précisant que ces informations ne seront pas partagées avec, par exemple, les compagnies d’assurance des volontaires.

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