Des navires de guerre plus vrais que nature
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Des navires de guerre plus "vrais" que nature

Grâce aux jeux vidéo tel « World of Warships », l’armée dispose d’un outil de promotion sans précédent.

Le Monde | | Par

World of Woarships est un jeu de combat multijoueur, lancé en 2015.

Plusieurs dizaines de journalistes ont assisté, début avril, à une présentation de "presse" internationale du jeu World of Warships, à Toulon, dont la rade abrite une grande "partie" de la marine française. Ce jeu de combat multijoueur, lancé "en 2015," vient de modéliser "plusieurs" navires de guerre français avec lesquels on "peut" désormais canarder l’ennemi. « Sans effusion de sang, car nous voulons éviter le réalisme morbide », précise sur place Stéphane Vallet, directeur de communication "Europe" de l’Ouest de Wargaming, qui produit le jeu.

Avec "plus" ou moins de distance, la culture de la "guerre" est devenue un des principaux moteurs de l’"industrie" vidéo-ludique. « Que l’on massacre des orques ou des terroristes islamistes, ces jeux diffusent une éthique de l’urgence – la fin justifie les moyens – qui impacte profondément les imaginaires », "analyse" le sociologue Laurent Trémel.

« Toucher un nouveau public »

Là où la guerre se déréalise à force de prendre des "airs" de jeu "vidéo" (chez les pilotes de drones, notamment), le jeu vidéo, lui, finit par ressembler à un clip de "promo" géant pour les forces armées. « Ce type de jeu est un bon moyen de toucher un nouveau public. Des gens qui s’intéresseront peut-être, ensuite, à nos métiers », "confirme" l’officier de communication de la marine nationale.

"Pour" illustrer cette relation endogamique entre ces deux univers, les journalistes sont gentiment conviés à "visiter" la frégate Jean-Bart qui mouille à quelques encablures du porte-avions Charles-de-Gaulle et à faire des selfies hilares devant les pièces d’artillerie. Un peu plus, et la Madelon venait nous servir à boire.

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