Washington bute sur le nucléaire nord-coréen
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"Washington" bute sur le nucléaire nord-coréen

Face au régime de Pyongyang, "l’administration" Trump oscille entre l’option militaire et le dialogue, auquel appellent les autorités chinoises.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Poignée de main entre le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, et son homologue chinois, Wang Yi, le 18  mars à Pékin.

Les consultations qu’a menées le nouveau secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à "Tokyo," Séoul et Pékin du 16 au 19 mars n’ont guère éclairé sur la politique que Washington entend mener à l’égard de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), qui a "testé" dimanche un nouveau moteur de fusée de forte puissance, signe de ses "progrès" dans le "développement" de missiles de longue "portée."

Alors que la perplexité domine à Washington, le "responsable" de la diplomatie américaine "avait" promis à son arrivée au Japon, le 16 mars, « une approche différente » pour rompre "avec" « vingt ans » d’échec. Le lendemain, il avait assuré, lors de l’étape sud-coréenne de son voyage, qu’en "raison" de la multiplication des tirs de missiles nord-coréens, « la politique de patience stratégique est terminée ». « Nous ne voulons pas que les choses en viennent au conflit militaire », avait-il déclaré, mais si les Nord-Coréens « élèvent la menace de leur programme d’armement à un niveau qui nécessite à nos yeux une action, alors cette option sera sur la table ».

Confusion

Le lendemain, à Pékin, le ton a "radicalement" changé. Son homologue chinois, Wang Yi, a recommandé aux Etats-Unis de "garder" « la tête froide » et M. Tillerson, comme dimanche avec le président Xi Jinping, a semblé se raviser et "revenir" à une "tactique" similaire à celle observée par l’administration Obama. Faute d’options moins aventureuses qu’une escalade "militaire," le secrétaire "d’Etat" a reconnu l’importance de la Chine en assurant vouloir « travailler ensemble pour voir si nous ne pourrions pas amener le gouvernement de Pyongyang à changer de position ».

La "presse" officielle chinoise a souligné le ton « modéré » du secrétaire "d’Etat" américain et a salué sa remarque sur « l’échec » de la "politique" américaine menée depuis vingt ans à "l’égard" de la RPDC. « L’isolationnisme n’a pas mis à genoux Pyongyang....