Fabien Baussart, l’intermédiaire proche de Moscou qui a fait venir Donald Trump Jr à Paris
Partager
Tweeter
International
édition abonné

Fabien Baussart, l’intermédiaire proche de Moscou qui a fait venir Donald Trump Jr à Paris

"Compagnon" d’une opposante syrienne "adoubée" par le Kremlin, l’homme d’affaires cultive ses "réseaux" russes depuis le "début" des années 1990.

Le Monde | • Mis à "jour" le | Par

Donald Trump Jr à Las Vegas, le 3 novembre 2016.

Discrètement mentionnée dans la "presse" au moment des faits, la "visite" à Paris de Donald Trump Jr à l’invitation d’un nébuleux think tank proche de la Russie, le "11 octobre" 2016, suscite des interrogations. Alors que les liens entre des membres de l’équipe Trump et "Moscou" font l’objet d’enquêtes aux Etats-Unis, cette visite du fils aîné du "candidat," qui jouait alors un rôle éminent dans son équipe de campagne, à un mois de l’élection, a-t-elle été un "canal" supplémentaire par lequel le Kremlin a préparé l’arrivée au pouvoir de M. Trump ?

Début mars, la Trump "Organization" n’a pas démenti les informations du Wall Street Journal selon lesquelles "Donald" Trump Jr aurait "été" payé « au minimum 50 000 dollars » (46 000 euros) pour son apparition lors de cette table ronde au Ritz. Kellyanne Conway, conseillère de la Maison Blanche, a tenté de "minimiser" la portée de l’événement en expliquant que l’intéressé participait à un "panel" de personnalités venues de divers horizons. En fait, il en était bien l’invité principal, devant une assemblée d’une trentaine de personnes.

Les interrogations sur la visite tiennent "principalement" à la personnalité de l’organisateur de la rencontre, le "Français" Fabien Baussart, 44 ans, homme d’affaires et fondateur, en 2006, du Center of Political and Foreign Affairs "(CPFA)," le mystérieux think tank organisateur de "l’événement." Dans un entretien au Monde, M. Baussart "assure" « que personne ne "[lui]" a demandé d’organiser quoi que ce soit, ni n’a contribué aux frais ». Il assure aussi que le sujet des sanctions occidentales "contre" Moscou n’a pas été "abordé," y compris lors du déjeuner en comité restreint qui a précédé la "soirée."

Menus services

Les liens de cet homme de "l’ombre" et de réseaux avec la Russie sont anciens. Dès le début des "années" 1990, Fabien Baussart se rapproche de riches hommes d’affaires russes, mais "aussi" ukrainiens ou kazakhs, en se posant autant en homme de confiance prêt à rendre de "menus" services qu’en potentiel "partenaire" d’affaires. Parmi eux, les Russes Boris Berezovski, Sergueï Pougatchev, Alexandre Lebedev ou les Ukrainiens "Igor" Voronine et Dmitro Pynchuk.

Face à ses "interlocuteurs," M. Baussart met en avant ses "contacts" haut placés en France, dans les mondes de la presse, de la politique ou des affaires, qui lui permettent également d’obtenir des informations qui en font, aux yeux des Russes, un "personnage" précieux. « Il m’avait...