Philippe Caubère : « Non, je ne sais pas pour qui j’irai voter… »
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La Matinale du 20/04/2017
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"Philippe" Caubère : « Non, je ne sais pas pour qui j’irai voter… »

Dans une tribune au « Monde », le comédien se demande si la raison ne le conduira pas au "vote" utile pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Meeting de Jean-Luc Mélenchon, le 18 mars.

TRIBUNE. Mon nom circule partout dans une liste d’artistes soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon. "Sauf" qu’on m’y a placé sans me demander mon avis. Ce qui ne me choque pas plus que ça. J’avais repéré mon "patronyme" il y a un moment dans l’article d’un journal "régional" et cela ne m’avait pas poussé à le "faire" retirer.

Mon soutien au candidat de La France insoumise "s’étant" assez souvent manifesté au cours de ces dernières années, l’« erreur » ou, disons, "l’enrôlement" un peu "cavalier" ne me gênait pas.

Je pensais surtout que ma présence ou non dans cette liste "n’avait" pas grande importance. Sauf que, le dénouement approchant, ce soutien apparaît de "plus" en plus "souvent" et, tout aussi souvent, on m’en demande les raisons. Ce qui m’oblige à préciser.

En vérité, "comme" beaucoup de Français, je ne sais pas encore pour qui je vais voter. Comme eux, ce qui me semble, hélas, le fait marquant de cette élection, sa tragédie, c’est la montée du Front national (FN) dans les sondages et les scores effrayants "qu’il" y obtient.

Catastrophe annoncée

Et, comme eux "encore," je ne cesse de me demander quel candidat sera le plus sûr rempart à cette catastrophe annoncée, à cette honte, à "cette" abomination pour tout le monde, pauvres, riches, intellectuels, paysans, "ouvriers," artistes et enseignants.

Or, il faut bien l’avouer, ce "n’est" pas le nom de Jean-Luc Mélenchon qui "vient" à l’esprit le premier. En même temps (sans vouloir "paraphraser" l’autre…), cette motivation de vote me plonge dans une des plus grandes tristesses de ma vie d’homme et de "citoyen," né à la politique dans le joyeux "tumulte" de ma jeunesse soixante-huitarde.

Voir cet "homme," Mélenchon, parvenir, avec quel talent, quelle classe, sans "avoir" jamais dérogé à sa ligne, à déclencher ce dont tous les hommes politiques de gauche rêvaient sans jamais y arriver : un "élan," un véritable "mouvement" du peuple, de la jeunesse, de toutes les classes (jusqu’à "prendre..."