« Propositions pour une Europe plus démocratique et durable » de Macron et Hamon : « L’Allemagne ne peut refuser ce nouveau débat »
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"« Propositions" pour une Europe plus démocratique et durable » de Macron et Hamon : « L’Allemagne ne peut refuser ce nouveau débat »

Dans une tribune au "« Monde »," deux députés écologistes allemands "plaident" pour un budget commun pour la zone euro et pour une alliance des "parlements" nationaux et "européen."

Le Monde | • Mis à jour le | Par

« L’Allemagne en tant que principale puissance économique de l’Europe devrait initier les réformes nécessaires de l’Union européenne (UE) avec la France, ne serait-ce que dans son propre intérêt » (Photo: Parlement européen à Bruxelles, le 1er mars).

TRIBUNE. L’Europe est un enjeu majeur de cette campagne électorale française. Des "voix" proeuropéennes importantes émettent des "propositions" concrètes même si les débats restent "dominés" par de nombreuses voix antieuropéennes.

Le malaise sur l’Europe est lié aussi à la politique allemande. L’Allemagne en tant que principale puissance économique de l’Europe devrait initier les réformes nécessaires de l’Union européenne (UE) avec la France, ne serait-ce que dans son propre intérêt. Le gouvernement "fédéral" actuel s’y refuse "depuis" des années.

Pourtant, en Allemagne aussi, beaucoup souhaitent une meilleure Europe et sont en désaccord avec la politique menée par Angela Merkel et le ministre des finances Wolfgang "Schäuble." Emmanuel Macron et Benoît Hamon ont fait des propositions pour une UE plus démocratique, solidaire, durable, et ont présenté des pistes d’avenir pour sortir de la crise de l’Euro.

Démocratiser la zone euro

L’Allemagne ne "peut" refuser ce nouveau débat. Elle devrait au "contraire" accueillir positivement ces propositions. A travers cet "appel," nous voulons nous "saisir" des propositions de nos amis français pour mettre en mouvement les réformes nécessaires aussi vite que "possible" après les "élections."

Nos propositions "pour" la zone euro se "structurent" autour de trois axes principaux.

Premier axe : une alliance des parlements pour démocratiser la zone euro. Les "mécanismes" de sauvetage de l’Euro ont été créés en dehors des traités européens existants. Ils "manquent" ainsi à la fois de légitimité démocratique et d’un contrôle parlementaire efficace. Les parlements nationaux sont impliqués dans la gouvernance de la zone "euro" par leurs prérogatives vis-à-vis de leurs gouvernements nationaux.

Les parlementaires nationaux doivent travailler sur ces sujets sous une forte pression de temps. Ils ne débattent ni "avec" leurs collègues de la zone euro, ni même avec les parlementaires des...