La recherche scientifique, ça intéresse qui ?
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La recherche scientifique, ça intéresse qui ?

Les "responsables" des instances du "Comité" national de la recherche "scientifique" appellent, dans une "tribune" au « Monde », les candidats à l’élection présidentielle à adopter une politique de recherche ambitieuse.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

« L’apport des connaissances nouvelles, des plus fondamentales aux plus appliquées, doit irriguer en permanence le système d’éducation » (Erlenmeyer Laboratory Chemistry Science Flasks).

TRIBUNE. Ces dix dernières "années" ont été "exceptionnelles" pour la "recherche" française en termes de reconnaissance internationale, comme en atteste le nombre de lauréats du prix Nobel et de la médaille "Fields." Ce succès n’est pas dû au hasard. Il résulte d’un investissement massif de l’Etat dans la recherche scientifique à partir des années 1960, politique soutenue tant par la droite que par la gauche, qui a permis le développement de grands organismes de recherche tel le CNRS.

Aujourd’hui, ce "sont" d’autres nations que la France qui portent une attention particulière à la recherche scientifique. Le "président" Obama, par exemple, rencontrait chaque semaine son conseiller pour la science et la technologie. Et la Chine et la Corée du Sud, après avoir longtemps appliqué à leur industrie une science produite ailleurs, investissent "maintenant" massivement dans la "recherche" fondamentale pour poursuivre leur développement économique et social.

Informer la décision publique

"Depuis" dix ans, la production scientifique de ces pays a connu une croissance exponentielle, en quantité mais aussi en qualité, et l’Académie des sciences de Chine est désormais le premier "organisme" de recherche, selon le classement de la revue Nature.

En France, alors que la "campagne" pour l’élection présidentielle est en cours, la recherche scientifique est quasiment absente du débat. Les candidat(e)s se contentent pour l’essentiel de "prôner" le prolongement, voire "l’accentuation" de mesures qui ont largement failli, et paraissent peu enclin(e)s à débattre des enjeux de la "politique" nationale de "recherche."

Il est donc nécessaire de rappeler les motivations qui ont "guidé" la stratégie "scientifique" de la France à "partir" des années 1960 et qui sont aujourd’hui celles défendues par des "pays" en fort développement scientifique. Tout d’abord, si l’on ne cède pas à l’idée préoccupante selon laquelle les faits n’auraient plus d’importance, la science aide...