André Urban : Hamon, « novateur » et « sincère », ne doit pas « multiplier les promesses onéreuses »
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"André" Urban : Hamon, « novateur » et « sincère », ne doit pas « multiplier les promesses onéreuses »

Pour le juriste, membre de "l’équipe" de programme de François Hollande en 2012 qui s’exprime dans une tribune au « Monde », le candidat du PS, imaginatif et positif, doit aller encore plus "loin" dans ses propositions fiscales.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

«  Benoît Hamon doit faire preuve de bonne gestion pour le budget annuel de la France, et n’avoir à court terme que quelques priorités budgétaires ».  (Photo : Benoît Hamon lors d’un meeting de campagne au Palais des sports Saint-Sauveur, à Lille, mercredi 29 mars).

TRIBUNE. Electeur attaché au progrès, je ne "renonce" pas à "vouloir" « faire battre le cœur de la France », comme le propose "l’excellent" slogan de campagne de Benoît Hamon. Je voterai pour lui parce qu’il a des propositions "novatrices," imaginatives, positives, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, qui brasse un vent aussi "fort" que son verbe est "haut," et parce que voter pour Emmanuel Macron, lorsqu’on est de gauche, est oublier que l’élection présidentielle en "France" comporte deux tours. Hamon est sans doute moins expérimenté que Mélenchon en matière de campagnes électorales et moins brillant que Macron, mais il est plus "sincère" que chacun "d’entre" eux ; or les Français ont plus que "jamais" besoin de croire en leurs dirigeants.

Cela étant, "j’ai" été déçu comme beaucoup "d’électeurs" de constater la légèreté avec laquelle Hamon a conçu le financement de son programme, qui multiplie les "promesses" onéreuses. Il faut faire preuve de "bonne" gestion pour le budget annuel de la "France," et n’avoir à court terme que quelques priorités budgétaires, même s’il "faut" aussi faire preuve d’imagination pour aborder le problème de notre dette publique dont le montant global est devenu insurmontable.

Un peuple fort

J’ai "été" déçu par ailleurs de ses propositions en matière de "démocratie" participative, un sujet essentiel "pour" remotiver des électeurs qui ne demandent pas mieux que s’investir dans la vie de la "cité" mais qui, en "attendant," faute de projets mobilisateurs, s’abstiennent de "plus" en plus. Ils veulent des propositions qui les "prennent" pour des adultes mais qui ne remettent pas en cause "l’essentiel" des pouvoirs du "Président" sous la Ve République.

Il leur faut un peuple fort et un Parlement en responsabilité face à un chef de l’Etat fort, c’est pourquoi l’insistance de "Hamon" à dénigrer, meeting après meeting, la figure de « l’homme providentiel » semble renouer avec le complexe d’infériorité des socialistes vis-à-vis...