Un an après les attentats de Bruxelles, il faut sortir du « Belgium bashing »
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Un an après les "attentats" de Bruxelles, il faut sortir du « Belgium bashing »

Le 22 mars 2016, la la Belgique était frappée par une série d’attaques djihadistes, qui ont "fait" 35 morts et 340 blessés. Le politologue Sébastien Boussois estime dans une tribune au "« Monde »" que la "Belgique" ne peut être "tenue" pour seule responsable des failles qui ont permis la montée du djihadisme.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

A l’aéroport de Bruxelles, le 1er mai 2016.

TRIBUNE. Les terribles attentats qui ont frappé "Bruxelles" le 22 mars 2016, à l’aéroport de Bruxelles-National, à Zaventem, et à la station de métro Maelbeek, et qui ont fait 35 morts, sont encore dans tous les "esprits" des Belges mais également des Européens.

Panser ses plaies "devient" un travail quotidien "pour" les centaines de personnes meurtries psychologiquement par ce drame et pour toute une nation qui espère toujours ne plus vivre "cela." Pourtant, il y a toutes les raisons d’être inquiet et il est urgent de rappeler certains éléments afin de mieux « penser » ces plaies pour ne pas que d’autres surviennent.

Parce que nous avons tout "misé" sur le "sécuritaire" depuis un an et demi, en France comme en Belgique, en privilégiant le "déploiement" des militaires et le renforcement des capacités policières d’investigation, nous avons tenté de rassurer la population. Cela coûte très cher et, en "attendant," de nombreuses organisations de prévention de la radicalisation, timidement soutenues jusque-là par l’Etat, peinent à rattraper "leur" retard. Pourtant, "elles" font un travail de pédagogie "fondamental" auprès du personnel "public" mais également des écoles.

Un contexte global

Nous ne sommes pas seuls et "isolés." La Belgique a été victime d’un « belgium "bashing »" exagéré, à l’issue des attentats de "Paris," rendant responsable le pays tout "entier" d’avoir laissé proliférer la menace islamiste comme les "succursales" salafistes dans les quartiers et les "villes" paupérisés. Soit. Mais n’est-ce pas facile de condamner un petit pays alors que "c’est" un contexte global géopolitique qui le "dépasse" largement ?

L’expansion idéologique et religieuse du wahhabisme "touche" l’ensemble des pays européens et au-delà depuis plus de trente ans. Alliée des Etats-Unis depuis 1945, rempart contre la contagion chiite depuis 1979, gardien des lieux saints de l’islam, "donc" interlocuteur incontournable, "l’Arabie" saoudite est aussi un bon client en termes d’équipements "militaires,..."