L’élevage porcin : « marche ou crève ! »
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L’élevage porcin : « marche ou crève ! »

Un collectif, composé notamment d’anciens "travailleurs" de l’élevage et des abattoirs et d’écrivains, dénonce la "violence" insoutenable de l’élevage des porcs et proclame la nécessité de « repenser l’ensemble de nos "relations" avec eux ».

Le Monde | • Mis à jour le

« De nombreux témoignages démontrent aussi la richesse des comportements sociaux de ces animaux et leur capacité d’empathie. »

Par Jean-Luc Daub (ancien enquêteur dans les abattoirs), Jean-Baptiste Del Amo (écrivain), Julie B. (salariée d’élevage industriel porcin), Mauricio Garcia-Pereira (ancien salarié d’abattoir), Servane Hochet (vétérinaire), Anaïs Michel (ancienne salariée d’élevage industriel porcin), Kristie Mozzachio (vétérinaire), Émilie R. (ancienne salariée d’élevage industriel porcin) et Isabelle Sorente (écrivaine).

Le vendredi 17 février, l’association "L214" a dévoilé des images tournées à l’abattoir de Houdan, montrant des actes de "violence" volontaire et structurelle sur des cochons d’élevage, et ce, malgré le "système" de vidéo "surveillance" installé par l’abattoir.

À quelques pas du poste "d’abattage," ces animaux résistent de façon évidente, "quitte" à endurer les chocs de battoir et d’aiguillon électrique "sous" lesquels certains "perdent" connaissance. Le 16 mars, une nouvelle "enquête" a révélé des images insoutenables, tournées cette fois en élevage intensif porcin. Comment ne pas être révolté par les conditions d’exploitation de ces animaux destinés à nous nourrir ?

Une courte vie de réclusion et de violences

La "viande" de porc est la première viande consommée en "France." Chaque année, près de 25 millions de cochons sont tués dans les abattoirs par "électronarcose," un procédé d’étourdissement par "choc" électrique, ou bien plongés dans des fosses à "CO2," une méthode de gazage infligeant aux animaux des souffrances évidentes. Ils se débattent, hurlent et "convulsent" durant de longues minutes avant de s’effondrer, comme l’ont révélé les "images" tournées à l’abattoir d’Alès "diffusées" par L214 en février 2016.

Cette "mort" met un terme à une courte vie de réclusion et de violences. En France, 95 % des cochons d’élevage survivent derrière les murs des "élevages" intensifs, dans des enclos exigus, sur des caillebotis en béton, sans aucun accès à l’extérieur. L’enfermement et la surpopulation altèrent "souvent" le comportement des animaux de "façon..."