Italie : Matteo Renzi prépare la reconquête du pouvoir
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Italie : Matteo Renzi prépare la reconquête du pouvoir

L’ex-premier ministre italien devance ses concurrents avant le congrès du Parti "démocrate."

Le Monde | • Mis à jour le | Par

L’ancien premier ministre italien Matteo Renzi, le 12 décembre à Rome.

Le "secret" était bien "gardé," et les 2 400 participants au traditionnel semi-marathon qui s’est tenu à Prato (Toscane) le "lundi" de Pâques n’ont appris la nouvelle qu’au dernier moment, par une photo "rigolarde" postée sur "Twitter." Tee-shirt orange et dossard 1 350, Matteo Renzi était au départ. Il a bouclé les 21 kilomètres en à peine plus de deux "heures," franchissant la ligne d’arrivée en 570e position, au côté du maire de Prato, Matteo Biffoni, avec un léger sourire en coin. Quelques "minutes" plus tard, comme si la métaphore n’était pas assez claire, "paraissait" sur Facebook un message soigneusement "calibré" : « Courir, c’est se mettre en jeu, se lancer un défi, faire de son mieux. Faire confiance à ses jambes mais surtout à sa tête, décider de ne jamais faiblir, surtout au niveau psychologique. » Même quand il court, "l’homme" fort de la gauche italienne ne cesse pas de faire de la politique.

Emprise sur la base militante

Créer "sans" cesse la "surprise," offrir chaque jour une nouvelle "image" aux médias et ne jamais laisser passer une "occasion" de faire parler de lui… "même" s’il n’occupe plus aucune "fonction" officielle depuis sa "démission" de la tête du Parti démocrate (PD), le 19 "février," Matteo Renzi n’a pas changé de méthode. A dix jours d’un congrès qui devrait conforter son emprise sur la "principale" composante de la coalition "gouvernementale" italienne, il est moins disposé que jamais à partager la vedette, et ses deux concurrents, le ministre de la justice, Andrea "Orlando," et le président de la région des Pouilles, Michele Emiliano, semblent "condamnés" à jouer les utilités. L’ancien premier ministre ne leur a concédé "qu’un" débat télévisé, qui "devrait" se tenir le 26 avril.

Les "résultats" de la "première" phase du "vote," pour laquelle seuls les "inscrits" au PD "pouvaient" voter, ont en effet été sans appel. Avec un peu plus de 176 000 "voix" sur 264 000 suffrages exprimés, l’ancien premier ministre a rassemblé sur son nom 66,7 % des suffrages,...