Philippe Martinez : « Le bilan de Hollande est négatif »
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Élection présidentielle 2017
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La Matinale du 20/04/2017
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Philippe Martinez : « Le bilan de Hollande est négatif »

Dans un "entretien" au « Monde », le secrétaire général de la "CGT," Philippe Martinez rappelle son « opposition résolue » au Front national.

Le Monde | • Mis à jour le | Propos recueillis par

Philippe Martinez, le 27 mai à Bobigny.

A l’avant-veille du premier "tour" de l’élection présidentielle, Philippe Martinez dresse un « bilan négatif » du quinquennat de François Hollande. Le secrétaire général de la CGT rappelle « l’opposition résolue » de sa centrale au Front "national" (FN) tout en reconnaissant que « les idées d’extrême droite traversent aussi les syndiqués » cégétistes.

La perte de votre première place dans le secteur privé est-elle un accident ou un échec de votre politique d’implantation syndicale ?

Ce n’est pas un accident. Cela "reflète" la difficulté à mettre en œuvre l’orientation prise il y a plusieurs années d’être un syndicat qui s’adresse à tous les salariés. Ce résultat est peut-être un mal pour un bien, car on a "sous" le nez ce qui constitue pour nous des "déserts" syndicaux.

Dans l’écart "potentiel" d’électeurs entre la CFDT et nous, qui est d’environ 500 000, les ingénieurs et les cadres représentent plus de 250 000. Nous "avons" aussi des difficultés dans de grandes entreprises qui ont été restructurées, voire explosées en de multiples filiales "comme" EDF et la SNCF.

Parfois "notre" discours n’est pas en phase. On a tendance à "s’adresser" aux salariés historiques et à ne pas prendre en compte les changements de ceux qui ont été externalisés et ont changé d’entreprise. Et il faut qu’on s’implante dans des entreprises de plus de 1 000 salariés où on ne peut pas "voter" CGT.

Mais cette mesure de la représentativité "résulte" d’un cycle de quatre ans et ne porte pas sur la seule année 2016. Ceux qui font l’amalgame entre cette "deuxième" place dans le secteur privé et notre lutte contre la loi travail se trompent lourdement. En 2016, on a eu aussi d’excellents résultats.

La CGT ne souffre-t-elle pas d’une image du syndicat « qui dit toujours non » ?

Cette image nous "colle" encore à la peau. Depuis deux ans, je m’évertue à dire qu’on doit être le syndicat qui dit non "mais..."