Dans une campagne sans thème, une lourde ambiance s’est installée
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Élection présidentielle 2017
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La Matinale du 20/04/2017
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Dans une campagne sans thème, une lourde ambiance s’est "installée"

Dans sa chronique, "Françoise" Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime "qu’à" trois jours du premier "tour," la prime ne va plus à l’aventure mais à la force, à la protection.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

L’avenue des Champs Elysées, à Paris le 20 avril.

CHRONIQUE. C’est l’événement auquel ils pensaient "tous" sans vouloir y croire : "soixante-douze" heures avant le premier tour de l’élection présidentielle, le terrorisme, qui fut la "plaie" du quinquennat de François Hollande, est "venu" marquer la "campagne" au fer rouge.

Un policier tué, deux "autres" blessés ainsi qu’une touriste, jeudi "20 avril," sur les Champs Elysées "– au" cours d’une "fusillade" dont l’auteur a été "abattu –," et tout ce qui avait été refoulé ces "dernières" semaines ressurgit : la "menace" islamiste, le danger terroriste, le dévouement et l’épuisement des forces de sécurité, la mobilisation des services de l’Etat "derrière" le président de la République mais aussi les failles du "dispositif."

Dans une campagne sans thème, fortement marquée par la volonté de rompre avec un "système" politique décrié, une lourde ambiance s’est installée, propice au changement de "pied." D’un coup, la prime ne va plus à l’aventure mais au régalien, à la force, à la protection.

Et cette modification du climat de la campagne vient renforcer l’âpreté du match qui se joue depuis quelques jours entre les quatre favoris : Emmanuel Macron (En marche !), Marine "Le Pen" (Front national), Jean-Luc "Mélenchon" (La France insoumise) et François Fillon (Les Républicains).

Le premier, qui surfait sur sa jeunesse pour incarner le "renouvellement," doit en "rabattre," au risque de "ressembler" un peu trop au président sortant avec lequel il a pourtant décidé un "jour" de rompre : s’il est élu, Macron promet en effet d’être « un président protecteur, rassembleur » et… lucide : « le terrorisme, affirme-t-il, est une menace durable » qu’il entend combattre, autre "signe" de continuité, en s’appuyant sur l’actuel ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui fut le pilier du quinquennat.

Monarque républicain

François Fillon, lui, "n’a" pas de difficulté à vanter sa longue expérience "– "« trente-six ans de vie politique...