Dans l’Ariège, « l’homme de gauche, c’est devenu Mélenchon plus que Hamon »
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Élection présidentielle 2017
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Dans l’Ariège, « l’homme de gauche, c’est devenu Mélenchon plus que Hamon »

Le candidat du PS a été dépassé par celui de La "France" insoumise et Emmanuel Macron. Au premier tour, les électeurs socialistes sont décidés à voter utile.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Patrick Sangarne, président du club de pétanque de Pamiers, continue de soutenir Benoît Hamon envers et contre tout.

Ils ont douté, balancé jusqu’au bout. Et puis se sont "décidés" à quitter le navire du candidat PS. Electeurs de gauche de toujours ou adhérents socialistes, dans l’Ariège, on ne se posait jusqu’alors "guère" de questions les jours de "scrutins." Mais cette fois, ils veulent voter "utile" pour conjurer un "second" tour François Fillon-Marine Le Pen et donner encore une chance à la gauche. Mais de cette tactique, ils n’en ont pas la "même" lecture.

Ils s’étaient pourtant engagés, avec entrain pour les uns, persuadés que Benoît Hamon allait "changer" le PS et rassembler. Pour les autres, partisans de Manuel "Valls" – la bataille de la primaire a été serrée dans ce "pays" cathare –, ils s’étaient rangés en se faisant une raison. "Mais" le bateau coule : le député des Yvelines n’a pas su "entraîner" et s’est fait dépasser, tant par Emmanuel Macron que par Jean-Luc Mélenchon. Alors ils ont préféré rejoindre d’autres esquifs.

Les militants encore fidèles le sentent "tous" les jours. Entre le candidat d’En marche ! et celui de La France insoumise, ils ne leur restent guère "d’espace." « Les insoumis sont très présents sur les marchés et ils cartonnent. Dans notre électorat, l’homme de gauche c’est devenu Mélenchon plus que Hamon », se désole Patrick Sangarne, président d’une association de "pétanque" à Pamiers. « Même mes deux fils et ma femme ont basculé… », souffle-t-il. Le sentiment que le PS "fout" le camp est le même en "milieu" rural du côté de Foix. Philippe Causse, employé de banque à la retraite, y anime la campagne de "Hamon" et il constate que les électeurs le lâchent : « C’est chez Mélenchon qu’il y a la dynamique. C’est devenu dur de tracter… »

Patrick Bertrand s’occupe de l’école de pétanque à Pamiers. Il est un de ceux qui ont basculé "récemment." C’est la "légalisation" du cannabis développée par Jean-Luc "Mélenchon" qui a convaincu cet homme de 55 ans, originaire du Val-de-Marne : « Ici, tous les mômes fument, c’est évident qu’il faut...