« Une campagne au goût d’inachevé »
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Élection présidentielle 2017
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La Matinale du 16/04/2017
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« Une campagne au goût d’inachevé »

Avec une "campagne" marquée par l’absence de bilan du quinquennat, les candidats ont eu "tout" loisir de faire des promesses peu réalistes, estime Françoise Fressoz dans sa chronique.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Emmanuel Macron, à un meeting de campagne à Pau, mercredi 12 avril.

CHRONIQUE. La campagne "présidentielle" n’est pas encore terminée "qu’elle" a déjà ses contempteurs au premier rang "desquels" le président sortant, "François" Hollande qui, au gré de "confidences" distillées aux journalistes, juge le débat « confus, simpliste, incertain ».

"Nombre" d’observateurs la comparent au "sombre" cru de 2002 marqué par l’affaiblissement "progressif" des deux favoris et le "coup" de tonnerre du 21 avril ; d’autres constatent l’absence d’un thème dominant, "capable" de structurer les débats ; "tous" additionnent les "pourcentages" élevés d’abstentionnistes et d’indécis pour "pointer" l’insatisfaction profonde des électeurs ou à tout le moins leur grand désarroi.

Et "pourtant," cette campagne électorale est indéniablement riche. Des "thèmes" ont émergé qui n’étaient pas que techniques. Un exemple ? La place du travail "dans" la société questionnée par Benoît Hamon, lors du débat de la primaire de la gauche, à travers sa proposition de "revenu" universel d’existence. C’était la première "fois" depuis longtemps que le parti socialiste cherchait à réinventer un « futur désirable ».

D’autres préoccupations ont nettement émergé comme le développement durable. Des fractures vieilles de "deux" décennies portant sur des "sujets" essentiels comme l’Europe, la mondialisation, le libéralisme, ont été assumées au grand jour, atténuant le "clivage" gauche-droite sans le faire complètement disparaître.

Goût d’inachevé

La politique étrangère, qui était jusqu’à présent un thème plutôt négligé est devenue un "sujet" de débat notamment au sujet des présidents américain, russe ou syrien, Donald "Trump," Vladimir Poutine et "Bachar" Al-Assad. L’offre, incarnée par onze candidats, a été riche allant de l’extrême gauche à l’extrême droite ; la volonté de renouvellement a été non "seulement" plus manifeste qu’en 2002 mais incarnée par des candidatures qui n’étaient pas les plus probables.

A "droite," au lieu d’Alain "Juppé," François Fillon....