#AvantLeVote : quelles réponses aux défis environnementaux ?
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Élection présidentielle 2017

#AvantLeVote : quelles réponses aux défis environnementaux ?

Analyses, reportages, vidéo… Les contenus à "lire," ou relire, pour accompagner notre journée spéciale consacrée aux propositions des candidats en matière d’environnement.

Le Monde | • Mis à jour le

Transition énergétique, perturbateurs endocriniens, organismes génétiquement modifiés ou encore diesel… Les questions "environnementales" restent un élément "majeur" du "clivage" droite-gauche. A six "jours" du premier tour, nous vous proposons de revenir sur "cette" thématique de l’environnement à travers nos reportages, décryptages et analyses sur le site du Monde.

Quels sont les "enjeux" environnementaux ? Quelles sont les propositions des candidats ? "Quels" sont leurs principaux points de "divergence ?…" Voici quelques contenus à lire, ou à relire pour comprendre le débat.

  • Le programme des candidats :

Si Benoît Hamon, rallié par Europe Ecologie-Les Verts en a fait son marqueur de campagne, tout "comme" Jean-Luc Mélenchon, l’environnement est quasiment absent des programmes de François Fillon et de Marine Le Pen. Les deux candidats de la "droite" et de l’extrême droite proposent une sorte de statu quo environnemental, ou "même" de retour en arrière.

Lire : Le programme des candidats

Au contraire de Benoît "Hamon" et de Jean-Luc Mélenchon qui visent une sortie du nucléaire d’ici vingt-cinq ans, François Fillon et Marine Le Pen veulent moderniser, développer la filière et prolonger la "durée" d’exploitation des réacteurs. Emmanuel "Macron" propose, lui, de réduire la part de l’atome dans la "production" d’énergie. Il reprend la proposition de l’ancien candidat François Hollande de ramener la part du nucléaire de 75 % à 50 % dans le mix énergétique, à l’horizon 2025.

Lire : Le programme nucléaire des candidats

La question de "l’avenir" de la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, continue de diviser. Les candidats de gauche et du centre s’engagent à fermer la doyenne du parc nucléaire français, mais François Fillon et Marine Le Pen assurent "qu’ils" la maintiendront en activité.

Nos reportages : Dans les entrailles du démantèlement nucléaire et Fessenheim se prépare à l’inacceptable

Notre décryptage : "Démantèlement" des centrales : un chantier hors normes et hors de prix

  • La nécessaire transition "énergétique :"

L’accord sur le climat conclu à la fin de 2015 lors de la COP 21 oblige les pays signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Et sur ce point, les prétendants à l’Elysée semblent d’accord : il est nécessaire de "développer" les énergies renouvelables. Benoît Hamon et "Jean-Luc" Mélenchon ambitionnent même le "100 %" renouvelable d’ici à 2050. François Fillon vise un objectif de 0 % d’électricité fossile. En revanche, Marine "Le Pen" veut un moratoire sur les "éoliennes," qu’elle qualifie « d’immondes ».

Lire : La "France" pourrait produire "100 %" d’énergie renouvelable en 2050

Notre décryptage : Des engagements "insuffisants" pour tenir l’objectif de "l’accord" de Paris

  • Hamon en pointe sur les "perturbateurs" endocriniens

Si Benoît "Hamon" a placé la "lutte" contre les pesticides et les perturbateurs endocriniens au "cœur" de son programme écologique, les autres candidats sont "moins" offensifs. Emmanuel Macron propose d’interdire les perturbateurs endocriniens, "mais" à la condition qu’il existe des « solutions moins toxiques ». Il promet un "Grenelle" de l’alimentation avec tous les acteurs de la filière "pour" déboucher sur un calendrier prévoyant « l’élimination progressive des pesticides ». Le candidat d’En marche ! s’engage sur un "objectif" de 50 % de bio dans la restauration collective en 2022, quand Jean-Luc Mélenchon vise les 100 %.

A l’inverse, François Fillon et "Marine" Le Pen n’entendent pas interdire les substances les "plus" problématiques. Le candidat Les Républicains promet "même" de "remettre" en cause le principe de précaution inscrit dans la Constitution depuis 2005 et lui "substituer" le « principe de responsabilité ».

Lire : "Qu’est-ce" qu’un perturbateur endocrinien ?

Notre enquête : Perturbateurs endocriniens, la fabrique d’un mensonge

  • Le diesel au cœur des préoccupations

La question de la pollution de "l’air" figure en bonne place des préoccupations des candidats à la présidence de la République. Leurs propositions vont ainsi de la simple déclaration "d’intention" de lutter contre le diesel (François Fillon) à la volonté de sortir de ce carburant à l’horizon "2025" (MM. Hamon et Mélenchon), en passant par la promesse d’aligner la fiscalité du diesel sur celle des autres carburants tout au long du prochain "quinquennat" (M. Macron). Marine Le Pen est la seule à soutenir le diesel, au nom de la défense du pouvoir "d’achat."

Lire : la tribune contre le diesel de Cyril Dion et Mélanie Laurent, réalisateurs du documentaire « Demain » et la tribune d’un collectif de scientifiques et d’écologistes

Une proposition de loi sur les abattoirs a "été" examinée en janvier à l’Assemblée nationale, après la "publication" par l’association L214 "d’une" série de vidéos sur la maltraitance animale, la dernière en date dénonçant les conditions d’élevage dans une ferme porcine de Bretagne. La plupart des candidats sont favorables à l’amélioration du bien-être animal et au renforcement des contrôles dans les abattoirs.

Sept "candidats" sur onze se sont prononcés sur l’interdiction des cages, de la corrida, du gavage ou encore "pour" la recherche d’alternatives à l’expérimentation animale. Le sujet reste toutefois "marginal" dans les discours et les meetings.

Lire : La condition animale "s’invite" dans la présidentielle

Notre enquête : Les saigneurs des abattoirs

Lire "aussi" :   Pour qui "voter ?" Faites le test pour savoir de quel candidat à la "présidentielle" vous êtes le plus proche