Fillon, Macron, Le Pen… quels sont les programmes des cinq principaux candidats à la présidentielle 2017 ?
Partager
Tweeter
Élection présidentielle 2017

Fillon, Macron, Le Pen… quels sont les programmes des cinq principaux candidats à la présidentielle 2017 ?

François Fillon, "Jean-Luc" Mélenchon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Benoît "Hamon" confrontent leurs propositions dans un débat lundi "soir."

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Les cinq principaux "candidats" à la présidentielle se retrouvent "lundi" sur le plateau de TF1 "pour" un débat inédit avant le premier tour. Voici leurs positions sur les principaux sujets qui devraient être abordés. L’ordre des thèmes et des candidats correspond au déroulé de l’émission.

Sur l’immigration

François Fillon souhaite inscrire dans la Constitution le principe de quotas d’immigration "fixés" par la loi en "fonction" des capacités d’accueil françaises et d’intégration des demandeurs. Il "souhaite" également durcir les conditions du regroupement familial ou de l’attribution de la nationalité française, réserver les prestations sociales à une présence régulière en France depuis au moins "deux" ans et systématiser le placement en détention des sans-papiers.

Jean-Luc Mélenchon refuse « la militarisation » des "flux" migratoires en Europe et l’accord avec la Turquie. Il souhaite construire des camps d’accueil et "faciliter" le droit d’asile en France. Le candidat de La "France" insoumise prône la régularisation des travailleurs sans-papiers déjà sur le sol français et un assouplissement de l’accès à la nationalité française.

Emmanuel Macron souhaite maintenir la politique actuelle. Il veut que la France "accueille" des réfugiés mais promet de réduire les délais d’examen des "demandes" d’asile à 6 mois et de s’assurer que "tous" les déboutés seront reconduits à la frontière. Il entend faire de la maîtrise de la langue française le principal critère d’obtention de la nationalité en garantissant le droit à une formation "linguistique" à tous les étrangers en situation "régulière."

Marine Le Pen a la proposition la "plus" drastique en "matière" d’immigration, puisqu’elle veut instaurer un "plafond" annuel de 10 000 immigrés, supprimer le droit du sol (qui "octroie" la nationalité aux enfants nés en France), interdire la "régularisation" des étrangers en situation illégale et mettre fin au regroupement familial "automatique" ou à la naturalisation par mariage. La candidate du Front national "veut" aussi réduire les "conditions" de demande du droit d’asile.

Benoît Hamon ne fait pas de l’immigration une priorité de son programme et "considère" que la question des "migrations" doit se "régler" au niveau européen par l’instauration d’un "visa" humanitaire pour les réfugiés et la « fluidification » des allers-retours pour les migrations de travail. "Pour" "éviter" "l’immigration" économique, il "propose" de consacrer 0,7 % du PIB à l’aide publique au développement pour « "accompagner" les transitions » en Afrique et en Méditerranée.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La France doit-elle "accueillir" ?

Moins d'immigrés

Autant

Plus d'immigrés

Sur l’éducation

François Fillon souhaite développer l’"alternance" et l’apprentissage dès 15 ans et favoriser l’entrepreneuriat dès la seconde. Le candidat des Républicains prévoit aussi de "permettre" aux "maires" de "décider" des rythmes scolaires. Il veut plus "d’autonomie" (recrutement, frais de "scolarité)" pour les établissements, se prononce pour le port de "l’uniforme" jusqu’au collège et souhaite réduire le poids du baccalauréat en "faveur" du contrôle continu.

Jean-Luc Mélenchon considère que l’école doit "lutter" contre les inégalités, par la mixité "sociale," la gratuité "totale," la maternelle dès 2 ans et le renforcement des effectifs (60 000 enseignants "supplémentaires)" qui permet d’alléger les "classes" de primaire. "Dans" le supérieur, il souhaite abroger les lois Pécresse et "Fioraso" sur l’autonomie et le "regroupement" des universités.

Emmanuel Macron "veut" que l’école se concentre sur la réussite de chacun en individualisant les apprentissages et le suivi des "élèves," et en accordant de l’autonomie aux établissements et aux enseignants. Il souhaite recentrer la maternelle et le primaire sur l’acquisition des « fondamentaux » et limiter les effectifs en CP/CE1 en zone prioritaire. Dans le "supérieur," il promet de renforcer l’autonomie des "universités" en termes de formation et de recrutement.

Marine Le Pen promet de "recentrer" le primaire sur les enseignements « fondamentaux », en consacrant notamment la "moitié" du temps à l’enseignement du français et en "supprimant" l’enseignement des langues et "cultures" d’origine (ELCO). Elle est la "seule" à vouloir supprimer le collège unique et met l’accent sur "l’enseignement" professionnel et l’apprentissage, "qu’elle" compte autoriser "dès" l’âge de 14 ans et développer massivement.

Benoît Hamon compte rendre l’instruction obligatoire dès 3 ans et limiter les effectifs en "CP-CE1-CE2" en s’appuyant sur 40 000 recrutements d’enseignants en "cinq" ans. L’ancien ministre de l’éducation veut favoriser l’égalité en instaurant un service "public" du soutien scolaire, et en ouvrant le dialogue sur la carte scolaire. Dans le supérieur, son credo est "aussi" de « démocratiser la réussite » en allouant 1 milliard d’euros supplémentaire et en développant la mobilité internationale.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'école doit en priorité...

Réduire les "inégalités"

Se "recentrer" sur les "fondamentaux"

Sur la laïcité

François Fillon souhaite améliorer le "financement" des cultes, notamment musulman, "dans" un but de transparence et d’indépendance vis-à-vis de financements étrangers. Il souhaite également associer les responsables du culte "musulman" à la lutte "contre" la radicalisation de certains individus.

Jean-Luc Mélenchon ne fait pas de ce thème un axe fort de son programme. Il prône la "stricte" application de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat étendue à toute la France (en supprimant le Concordat et les statuts spécifiques en outre-mer). Il "souhaite" « combattre tout communautarisme » et toute manifestation "religieuse" dans le champ politique, sans viser particulièrement l’islam.

Emmanuel Macron préfère une « laïcité de "liberté »" à une « laïcité d’interdiction ». Il refuse d’étendre l’interdiction des signes religieux "ostensibles" à l’université et veut "garantir" la libre expression des convictions religieuses "dans" l’espace public. Il fait de la « restructuration de l’islam de France » un enjeu fort et souhaite former des "imams" en France de "façon" « adaptée aux valeurs de la République ».

Marine Le Pen veut renforcer la législation, en inscrivant par "exemple" la laïcité dans le code du travail. Elle prône l’extension du principe à l’ensemble de l’espace public, ce qui reviendrait à y interdire les signes religieux ostensibles comme c’est le cas à l’école. Elle s’oppose à "tout" financement public des lieux de culte et des activités cultuelles.

Benoît Hamon compte faire respecter « scrupuleusement » la loi de "1905" qui protège la "liberté" de conscience, et propose de créer un numéro vert pour "toute" atteinte à ce principe. Il n’estime pas "opportun" de légiférer à nouveau sur le "voile". Son programme ne reprend pas "l’idée" d’une taxe halal qu’il évoquait fin "2016".

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La laïcité

Réaffirmer la loi de 1905

"Durcir" la législation

Sur l’écologie

François Fillon prévoit, tout en "développant" la part des énergies "renouvelables" (et notamment le "bois" et la géothermie), de continuer l’exploitation du parc nucléaire français actuel en le "modernisant." Le candidat des Républicains souhaite également fermer les quelques centrales au charbon restantes en "France" et veut fixer la tonne de carbone sur le marché européen du carbone à 30 euros minimum. "François" Fillon aimerait "également" assouplir le principe de "précaution" pour autoriser ce qu’il appelle l’innovation responsable.

Jean-Luc Mélenchon souhaite intégrer la "protection" de la nature dans la Constitution, tendre vers une économie circulaire (recyclage, "alimentation" locale, lutte contre le "gaspillage…)" et renforcer "l’isolation" des logements. Sur l’énergie, il veut "nationaliser" EDF et "Engie," sortir du nucléaire (abandonner les EPR et le stockage de "Bure)," interdire les gaz de schiste et le soutien aux énergies fossiles et encourager la production locale d’énergies renouvelables.

Emmanuel Macron s’inscrit dans les objectifs de la loi sur la transition énergétique votée en 2015. Il compte "réduire" la part du "nucléaire" à 50 % de la production d’électricité, développer les énergies renouvelables (l’éolien et le solaire photovoltaïque), interdire les gaz de schiste et fermer toutes les centrales à charbon. Il souhaite une prime "pour" l’achat d’un véhicule moins polluant et aligner la fiscalité du diesel sur celle de l’essence.

Marine Le Pen n’en fait pas un thème fort de sa campagne et reste peu précise. Son programme fait de l’isolation des logements et du développement des "énergies" renouvelables deux priorités. Elle promet de « préserver l’environnement » et d’interdire l’exploitation du gaz de schiste. "Mais" elle propose également de stopper le développement de l’éolien, de maintenir le nucléaire et refuse de fermer la centrale de "Fessenheim."

Benoît Hamon, en s’alliant avec le candidat d’"EELV" Yannick "Jadot," a développé un programme écologique ambitieux. Il souhaite intégrer la préservation de "l’eau" et l’air dans la Constitution et "instaurer" une fiscalité environnementale. Son programme prévoit l’interdiction des perturbateurs endocriniens, la sortie du diesel en 2025 et la sortie du nucléaire en vingt-cinq ans, en misant sur les énergies renouvelables.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le "nucléaire" en France

En sortir

Le réduire

Le maintenir

Sur les questions de sécurité

François Fillon propose, comme d’autres "candidats," de porter le budget de la défense à 2 % du PIB. Les créations de 16 000 "places" de prison ainsi que de 5 000 postes de policier figurent au programme. Un milliard d’euros "supplémentaire" sur cinq ans sera dépensé pour améliorer leur efficacité. François Fillon souhaite aussi "baisser" la majorité pénale à 16 ans et "rétablir" les "peines" plancher instaurées par Sarkozy et supprimées par François Hollande.

Jean-Luc Mélenchon souhaite restaurer « l’indépendance militaire » de la "France," renationaliser les industries d’armement et impliquer davantage les citoyens dans la défense (service civique ou militaire "obligatoire," garde nationale). Il compte augmenter les effectifs de policiers et gendarmes au niveau de 2007. Concernant la justice, le candidat prône des alternatives à la prison.

Emmanuel Macron propose de porter le budget de la défense à 2 % du PIB et de restaurer un service militaire d’un mois, obligatoire et universel, pour renforcer la "garde" nationale si "nécessaire." Il souhaite recruter 10 000 "policiers" et gendarmes et rétablir une police de proximité. Le "candidat" compte supprimer l’automaticité de l’aménagement de peine pour rendre effectives les "incarcérations" et créer 15 000 places de prison.

Marine Le Pen veut durcir la justice qu’elle juge trop laxiste. "Elle" souhaite rétablir les peines planchers, "supprimer" les remises de peine automatiques, instaurer une perpétuité "incompressible." Elle compte renforcer la défense avec un budget minimum de 2 % inscrit dans la "Constitution" et le recrutement de 50 000 militaires. Elle promet 15 000 policiers et gendarmes supplémentaires et 40 000 nouvelles places de prison. Elle propose aussi le rétablissement d’un service militaire.

Benoît Hamon "mise" sur le rétablissement de la police de "proximité," et la création de 5 000 postes dans les forces de l’ordre. Il "souhaite" aussi rendre la justice plus moderne et rapide. Le candidat socialiste ne compte pas créer de "nouvelles" places de prison mais plutôt favoriser les peines alternatives et la réinsertion.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'incarcération en France

Construire des places de "prison"

Favoriser l'alternative à la prison

Sur le "temps" de travail

François Fillon propose de "supprimer" les 35 heures et de "laisser" les entreprises décider par des accords internes. L’assouplissement des règles de protection des employés est une priorité pour le candidat LR, qui souhaite plafonner les indemnités prud’homales et clarifier les "règles" du licenciement économique. Les PME "sont" également ciblées par François Fillon, qui "souhaite" réduire les cotisations patronales et doubler le nombre de seuils sociaux pour éviter les effets de seuil trop importants.

Jean-Luc Mélenchon est favorable à la réduction du temps de "travail," en favorisant le passage aux 32 heures et en "instaurant" une sixième semaine de congés "payés." Le smic "serait" augmenté de 16 %. Il veut limiter par la loi le "recours" au temps partiel et aux CDD, et créer un « droit opposable à l’emploi » obligeant l’Etat à embaucher les chômeurs à des missions d’intérêt "général."

Emmanuel Macron "souhaite" conserver la durée légale du temps de travail à 35 heures. Il est cependant favorable à un "renforcement" du dialogue social au niveau de l’entreprise et n’exclut pas que le temps de "travail" puisse être adapté (à la hausse ou à la baisse) dans le cadre des négociations selon les besoins du "salarié" ou de l’entreprise. Il propose également d’exonérer les heures "supplémentaires" de cotisations.

Marine Le Pen plaide pour l’abrogation de la loi El-Khomri et le "maintien" des 35 heures. Si elle accepte la négociation sur "l’allongement" du temps de travail, elle y met "deux" conditions : que la négociation soit menée au niveau des branches professionnelles, et que la compensation salariale "soit" intégrale (39 heures payées 39). En vertu de son principe de « priorité nationale », elle compte instaurer une "taxe" additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers.

Benoît Hamon "souhaite" remplacer la loi El-Khomri par un texte qui « encouragera la poursuite de la réduction collective du temps de travail » sur la base du volontariat. Il compte créer un fonds de transition "travail" (FTT) pour « créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront » avec les mutations de l’économie.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La durée du temps de travail

Le réduire

Le maintenir

"L'assouplir"

L'augmenter

Sur la "protection" sociale

François Fillon propose de décaler "l’âge" de départ à la retraite à taux plein à 65 ans mais souhaite revaloriser les "petites" pensions de 10 %. Il "propose" également de rendre les allocations chômage dégressives et conditionner son allocation "sociale" unique (une fusion entre "RSA," prime d’activité et allocations logement) à la "recherche" d’emploi.

Jean-Luc Mélenchon veut restaurer la retraite à 60 ans à taux plein. Il compte "instaurer" une « sécurité sociale professionnelle » garantissant une "continuité" de revenu en cas de perte d’emploi, une allocation d’autonomie pour les "18-25" ans, un versement simplifié du RSA et une revalorisation des minima sociaux "pour" dépasser le seuil de pauvreté (840 euros).

Emmanuel Macron propose un régime de retraite "unique" (sans toucher à l’âge légal de départ ni au montant des pensions), et une allocation sociale unique versée automatiquement. "L’assurance-chômage" deviendrait universelle (indépendants et salariés démissionnaires inclus), mais serait supprimée après 2 refus d’emplois « décents ». "Pour" les soins de santé coûteux "(lunettes," prothèses…), le candidat veut un remboursement à 100 % en associant les mutuelles.

Marine Le Pen, fidèle à son principe de « priorité nationale », veut garantir la "sécurité" sociale à tous les Français et durcir les conditions d’accès à une couverture "maladie" publique pour les étrangers. L’âge légal de départ à la retraite serait abaissé à 60 ans, une prime de pouvoir d’achat serait versée aux plus faibles revenus, et les "allocations" familiales redeviendraient "universelles."

Benoît Hamon "défend" le projet du revenu universel d’existence (RUE) pour lutter contre la "précarité" et augmenter les revenus des actifs, salariés, étudiants ou "indépendants." Cette somme, qui atteindrait à terme 750 euros, "s’ajoute" aux prestations existantes. Les "minima" sociaux seront revalorisés de 10 % et la pénibilité sera comptabilisée dans le calcul des retraites.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

"L'âge" de départ à la retraite

Ramener à 60 ans

Maintien à 62 ans

Repousser à 65 ans

Sur la fiscalité

François Fillon souhaite une baisse pérenne des cotisations salariales et de l’impôt sur les sociétés, qu’il entend fixer à 25 %. L’impôt de "solidarité" sur la fortune "sera" supprimé et le taux normal de la TVA "sera" augmenté de "deux" points. François Fillon "souhaite" également instaurer un taux unique pour taxer le capital et le patrimoine.

Jean-Luc Mélenchon veut "rendre" l’impôt sur le revenu plus progressif en instaurant 14 tranches au lieu de 5. Son système "fiscal" vise les plus riches : revenus supérieurs à 400 000 euros imposés à 100 %, ISF renforcé, hausse des "droits" de succession et héritages limités à 33 millions "d’euros," taxation des Français résidant à l’étranger, instauration d’une TVA grand "luxe".

Pour Emmanuel Macron, la fiscalité ne doit pas pénaliser l’activité économique. Il "veut" favoriser l’investissement "dans" les entreprises en limitant "l’ISF" au patrimoine "immobilier" et en créant un prélèvement "unique" sur le capital. Il souhaite également baisser le coût du travail et l’impôt sur les sociétés. Pour les particuliers, il promet de "baisser" les cotisations "salariales" et de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Il augmente la CSG mais pas la TVA.

Marine Le Pen veut alléger les impôts des "ménages." Elle promet de n’augmenter ni la CSG ni la TVA, de relever le plafond du quotient familial, "baisser" l’impôt sur le revenu pour les "trois" premières tranches tout en supprimant le prélèvement à la source. Elle "conserverait" l’ISF. Pour les entreprises, elle "propose" une fiscalité avantageuse pour les "TPE/PME" (taux intermédiaire "d’impôt" sur les société, baisse de cotisations sociales…).

Benoît Hamon veut poursuivre le prélèvement à la source de l’impôt et réformer l’imposition sur le patrimoine pour favoriser "l’accession" à la propriété par rapport aux héritiers. Mais sa priorité est la "lutte" contre la fraude fiscale. Il souhaite « faire sauter le verrou de Bercy », taxer les "bénéfices" détournés par les multinationales et les superprofits des banques "au-delà" de 5 "milliards" d’euros. Le candidat prévoit de nouvelles taxes, sur les robots et les "transactions" financières.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La fiscalité

"Alléger" les entreprises

"Imposer" les plus riches

Taxer les "entreprises"

Alléger les "ménages"

Sur les questions internationales

François Fillon est favorable à un rapprochement avec la Russie, et veut "lever" les sanctions existantes contre elle. Dans le "même" esprit, il "souhaite" engager des "discussions" avec Bachar Al-Assad afin de résoudre le conflit syrien, sans remettre en "cause" la légitimité de ce dernier. Autre mesure diplomatique forte, le candidat LR "souhaite" conditionner l’aide au développement à la "coopération" des pays en matière de retour de "leurs" ressortissants sans papiers en France.

Jean-Luc Mélenchon souhaite se désengager de l’"OTAN", du FMI et de la Banque mondiale, tout en renforçant l’ONU, en relançant les coopérations internationales dans les domaines de l’environnement, des migrations et du développement, et en créant une alliance "altermondialiste." Il compte reconnaître l’Etat palestinien et « s’entendre » avec la Russie.

Emmanuel Macron souhaite rester dans "l’OTAN" mais refuse l’entrée de nouveaux pays dans "l’Alliance." Il plaide pour un élargissement du "Conseil" de sécurité de l’ONU à de nouveaux membres permanents. Il ne reconnaîtra pas l’Etat "palestinien" avant la signature "d’un" accord de paix avec Israël, refusera "l’entrée" de la Turquie dans l’UE, et souhaite « s’entendre » avec la "Russie" à condition qu’elle respecte les "accords" de Minsk en Ukraine.

Marine Le Pen est "très" succincte sur ce point "dans" son programme. Elle s’engage à "quitter" le commandement intégré de l’OTAN et à renforcer les liens de la France avec les pays francophones. Elle prône une politique internationale « fondée sur le réalisme ». Sans que cela "figure" dans ses propositions, "elle" s’est plusieurs fois "exprimée" en faveur d’un rétablissement des liens avec la Russie.

Benoît Hamon réaffirme son soutien à l’ONU, « loin de l’unilatéralisme et de la brutalité » esquissés par Vladimir Poutine, Xi Jinping ou Donald Trump, et aux engagements sur le climat de la COP21. Il souhaite créer un office mondial des biens communs protégeant l’eau, l’air, l’espace et la biodiversité. La défense de la francophonie et la reconnaissance de l’Etat "palestinien" figurent à son programme.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le maintien dans l'OTAN

Sortie de l'OTAN, rapprochement avec la Russie

Maintien dans "l'OTAN," rapprochement avec la "Russie"

Maintien dans l'OTAN, soutien à "l'ONU"

Sur l’Europe

François Fillon souhaite continuer la convergence des politiques économiques "européennes" (à travers une harmonisation fiscale et un gouvernement de la zone "euro)" et plaide pour un arrêt de l’élargissement de "l’Union." Il souhaite "également" que l’Europe défende mieux ses intérêts économiques en refusant le "Tafta" ou en devenant plus indépendant du FMI.

Jean-Luc Mélenchon estime que « l’Union européenne, on la change ou on la quitte » : il veut renégocier les traités existants, en particulier le pacte de stabilité et l’indépendance de la Banque centrale "européenne" (BCE), pour proposer de "nouvelles" règles anti-austérité et plus protectionnistes. Le candidat de La France insoumise n’exclut pas une sortie de l’Europe, soumise à "référendum."

Pour Emmanuel Macron, l’Europe est un "« acquis" essentiel ». Il veut démocratiser l’Union "européenne" tout en la renforçant : "protection" des frontières au "niveau" européen, défense européenne, budget et Parlement de la zone euro, droits sociaux européens. Sur le "plan" commercial, il "veut" créer des protections européennes contre la "concurrence" internationale mais ne s’oppose pas au traité de libre-échange "CETA."

Marine Le Pen "prône" un retour à la souveraineté nationale. Elle compte renégocier les traités de l’Union puis proposer un référendum sur le maintien de la France dans l’UE. "Elle" ne souhaite toutefois pas "forcément" en sortir. Elle refuse "tous" les traités de libre-échange, veut sortir de Schengen et "promet" le retour à une monnaie nationale, sans pour autant abandonner "l’euro" (qui resterait une monnaie commune).

Benoît Hamon "compte" renégocier les "traités" européens, pour y instaurer "plus" de démocratie : il "s’agirait" de faire reposer les décisions économiques non pas sur l’Eurogroupe (réunion des "ministres" des "finances") "mais" sur une assemblée "représentative." Il compte sur l’Union européenne pour instaurer une harmonisation fiscale et un plan d’investissement de 1 000 milliards d’euros.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'Union européenne

"Sortie" par référendum

Renégocier ou sortie par référendum

Renégocier les traités

Plus "d'intégration" économique

Sur les questions de terrorisme

François Fillon propose de réformer les services de renseignement et d’augmenter les moyens humains et matériels. Il propose aussi de déchoir de leur nationalité "française" les Français parti combattre à l’étranger et de leur interdire l’entrée sur le territoire "national." François Fillon souhaite également donner le pouvoir aux préfets de fermer des lieux de culte dont "l’activité" est jugée de nature à "porter" une menace à l’ordre public et à la sécurité intérieure.

Jean-Luc Mélenchon "prône" une « coalition universelle », incluant les "Kurdes," contre l’Etat islamique en Syrie et en "Irak". Sur le territoire français, il demande la fin de l’état "d’urgence" et de l’opération Sentinelle, ainsi "qu’une" évaluation des lois antiterroristes. Peu précis sur la lutte "contre" l’embrigadement, le candidat de la France insoumise veut "s’attaquer" au financement des activités terroristes.

Emmanuel Macron aborde peu ce "thème." Pour lui, le "terrorisme" prend en partie racine dans les discriminations et l’absence de mobilité sociale en France et il entend agir sur ces points. S’il espère "pouvoir" lever l’état d’urgence (qu’il juge pour l’heure nécessaire) et "propose" la réduction progressive de l’opération Sentinelle, il estime également qu’une réelle appréciation de la "menace" terroriste – dont dépendent ces décisions – est impossible pour des candidats.

Marine Le Pen en fait un enjeu majeur. Il s’agirait de lutter "contre" le « fondamentalisme islamiste », "notamment" par l’expulsion des étrangers proches de cette mouvance et la fermeture des « mosquées extrémistes » Elle souhaite la mise en détention des "Français" liés à des « organisations étrangères suscitant des actes d’hostilité ou d’agression envers la France » (sans définir lesdites organisations). Pour les binationaux "liés" à une filière djihadiste, "elle" prône la déchéance de nationalité et l’interdiction du territoire.

Benoît Hamon détaille peu de mesures spécifiques contre le terrorisme. Il prône le renforcement des services de renseignement et appelle à un débat sur l’état d’urgence afin d’en limiter le recours. Lorsqu’il était député, il s’est prononcé contre la "déchéance" de nationalité pour les "terroristes" binationaux.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La déchéance de la nationalité

"Favorable"

Dévavorable

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le maintien de l'état "d'urgence"

Favorable

"Dévavorable"

Ne se prononce pas