Fillon, Macron, Le Pen… quels sont les programmes des cinq principaux candidats à la présidentielle 2017 ?
Partager
Tweeter
Élection présidentielle 2017
Découvrez la newsletter Présidentielle 2017

"Chaque" vendredi, recevez la newsletter présidentielle 2017

Votre adresse email nous sert à vous adresser les newsletters qui vous intéressent. Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et d'opposition aux données vous concernant en vous connectant à votre compte.

Fillon, Macron, Le Pen… quels sont les programmes des cinq principaux candidats à la présidentielle 2017 ?

François "Fillon," Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, "Marine" Le Pen et Benoît Hamon confrontent "leurs" propositions dans un "débat" lundi soir.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Les cinq principaux "candidats" à la présidentielle se retrouvent lundi sur le plateau de TF1 "pour" un débat inédit avant le premier tour. Voici leurs positions sur les principaux sujets qui devraient être "abordés." L’ordre des thèmes et des candidats correspond au déroulé de l’émission.

Sur l’immigration

François Fillon souhaite inscrire dans la Constitution le principe de "quotas" d’immigration fixés par la loi en fonction des capacités "d’accueil" françaises et d’intégration des demandeurs. Il souhaite également durcir les conditions du regroupement "familial" ou de l’attribution de la "nationalité" française, réserver les prestations sociales à une présence "régulière" en France depuis au moins deux ans et systématiser le placement en "détention" des sans-papiers.

Jean-Luc Mélenchon "refuse" « la "militarisation" » des "flux" migratoires en Europe et l’accord "avec" la Turquie. Il souhaite construire des camps d’accueil et faciliter le droit d’asile en "France." Le candidat de La "France" insoumise prône la régularisation des travailleurs sans-papiers "déjà" sur le sol français et un assouplissement de l’accès à la nationalité française.

Emmanuel Macron "souhaite" maintenir la politique actuelle. Il veut que la France accueille des réfugiés "mais" promet de réduire les délais d’examen des "demandes" d’asile à 6 mois et de s’assurer que tous les déboutés seront reconduits à la frontière. Il entend faire de la "maîtrise" de la "langue" française le principal "critère" d’obtention de la nationalité en garantissant le droit à une formation linguistique à tous les étrangers en situation régulière.

Marine Le Pen a la proposition la plus drastique en matière d’immigration, puisqu’elle veut instaurer un plafond annuel de 10 000 immigrés, supprimer le droit du sol (qui octroie la nationalité aux enfants nés en France), interdire la régularisation des "étrangers" en situation illégale et mettre fin au regroupement "familial" automatique ou à la naturalisation par mariage. La candidate du Front national "veut" aussi réduire les conditions de demande du droit d’asile.

Benoît Hamon ne fait pas de l’immigration une priorité de son "programme" et considère que la question des migrations "doit" se régler au niveau européen par l’instauration d’un visa humanitaire pour les réfugiés et la « fluidification » des "allers-retours" pour les migrations de travail. Pour éviter l’immigration "économique," il propose de consacrer 0,7 % du PIB à l’"aide" publique au développement "pour" « accompagner les transitions » en "Afrique" et en Méditerranée.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La France "doit-elle" accueillir ?

Moins d'immigrés

Autant

Plus "d'immigrés"

Sur l’éducation

François Fillon souhaite développer "l’"alternance et l’apprentissage dès 15 ans et favoriser l’entrepreneuriat dès la seconde. Le candidat des Républicains prévoit "aussi" de permettre aux "maires" de décider des rythmes scolaires. Il veut plus "d’autonomie" (recrutement, frais de scolarité) pour les "établissements," se prononce "pour" le port de "l’uniforme" jusqu’au collège et souhaite réduire le poids du baccalauréat en faveur du contrôle continu.

Jean-Luc Mélenchon considère que l’école doit lutter contre les inégalités, par la mixité sociale, la gratuité totale, la "maternelle" dès 2 ans et le renforcement des effectifs (60 000 enseignants supplémentaires) qui permet d’alléger les "classes" de primaire. "Dans" le supérieur, il souhaite abroger les "lois" Pécresse et Fioraso sur "l’autonomie" et le regroupement des universités.

Emmanuel Macron "veut" que l’école se concentre sur la réussite de chacun en individualisant les apprentissages et le suivi des "élèves," et en accordant de l’autonomie aux "établissements" et aux enseignants. Il souhaite recentrer la "maternelle" et le primaire sur "l’acquisition" des « fondamentaux » et limiter les effectifs en "CP/CE1" en zone prioritaire. "Dans" le supérieur, il "promet" de renforcer l’autonomie des universités en termes de formation et de recrutement.

Marine Le Pen promet de recentrer le primaire sur les enseignements « fondamentaux », en consacrant notamment la moitié du temps à "l’enseignement" du français et en supprimant l’enseignement des langues et cultures "d’origine" (ELCO). Elle est la seule à vouloir supprimer le collège unique et met l’accent sur l’enseignement professionnel et l’apprentissage, qu’elle "compte" autoriser dès l’âge de 14 ans et développer massivement.

Benoît Hamon compte rendre l’instruction obligatoire dès 3 ans et limiter les effectifs en "CP-CE1-CE2" en s’appuyant sur 40 000 "recrutements" d’enseignants en "cinq" ans. L’ancien ministre de "l’éducation" veut favoriser l’égalité en instaurant un service public du "soutien" scolaire, et en ouvrant le dialogue sur la carte "scolaire." Dans le supérieur, son credo est aussi de « démocratiser la réussite » en allouant 1 milliard d’euros supplémentaire et en développant la "mobilité" internationale.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'école doit en priorité...

Réduire les inégalités

Se recentrer sur les "fondamentaux"

Sur la laïcité

François Fillon souhaite améliorer le "financement" des cultes, notamment musulman, dans un but de transparence et d’indépendance vis-à-vis de financements étrangers. Il "souhaite" également associer les responsables du culte musulman à la lutte contre la radicalisation de certains individus.

Jean-Luc Mélenchon ne "fait" pas de ce thème un axe "fort" de son programme. Il prône la stricte application de la loi de 1905 sur la séparation des "Eglises" et de "l’Etat" étendue à toute la France (en supprimant le Concordat et les statuts spécifiques en outre-mer). Il souhaite « combattre tout communautarisme » et toute manifestation religieuse dans le champ politique, sans viser particulièrement l’islam.

Emmanuel Macron préfère une « laïcité de liberté » à une « laïcité d’interdiction ». Il refuse d’étendre l’interdiction des "signes" religieux ostensibles à l’université et veut garantir la libre expression des convictions religieuses dans l’espace "public." Il fait de la « restructuration de l’islam de France » un enjeu fort et souhaite "former" des imams en France de façon "« adaptée" aux valeurs de la République ».

Marine Le Pen veut renforcer la législation, en inscrivant par exemple la laïcité dans le "code" du travail. Elle prône l’extension du "principe" à l’ensemble de l’espace public, ce qui reviendrait à y interdire les "signes" religieux ostensibles comme c’est le cas à l’école. Elle s’oppose à "tout" financement public des lieux de culte et des "activités" cultuelles.

Benoît Hamon compte "faire" "respecter" « scrupuleusement » la loi de 1905 qui protège la liberté de conscience, et propose de créer un numéro "vert" pour toute atteinte à ce principe. Il n’estime pas opportun de légiférer à nouveau sur le voile. Son programme ne reprend pas l’idée d’une taxe halal "qu’il" évoquait fin "2016".

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La laïcité

Réaffirmer la loi de 1905

"Durcir" la législation

Sur l’écologie

François Fillon prévoit, tout en développant la part des énergies renouvelables (et notamment le bois et la géothermie), de continuer "l’exploitation" du parc nucléaire français actuel en le modernisant. Le candidat des Républicains "souhaite" également fermer les quelques centrales au "charbon" restantes en "France" et veut fixer la tonne de carbone sur le marché européen du carbone à 30 euros minimum. François Fillon aimerait également assouplir le "principe" de précaution pour autoriser ce qu’il "appelle" l’innovation responsable.

Jean-Luc Mélenchon souhaite intégrer la "protection" de la nature dans la Constitution, tendre vers une économie circulaire (recyclage, alimentation locale, lutte contre le gaspillage…) et renforcer l’isolation des logements. Sur l’énergie, il veut "nationaliser" EDF et Engie, "sortir" du nucléaire (abandonner les EPR et le stockage de Bure), "interdire" les gaz de schiste et le soutien aux énergies fossiles et encourager la production locale d’énergies "renouvelables."

Emmanuel Macron s’inscrit dans les "objectifs" de la loi sur la transition "énergétique" votée en 2015. Il compte réduire la part du "nucléaire" à 50 % de la production d’électricité, développer les énergies renouvelables (l’éolien et le solaire "photovoltaïque)," interdire les gaz de schiste et fermer toutes les centrales à charbon. Il souhaite une "prime" pour l’achat d’un véhicule "moins" polluant et aligner la fiscalité du diesel sur "celle" de l’essence.

Marine Le Pen n’en "fait" pas un thème fort de sa campagne et "reste" peu précise. Son programme fait de l’isolation des logements et du développement des énergies "renouvelables" deux priorités. Elle promet de « préserver l’environnement » et d’interdire "l’exploitation" du gaz de schiste. Mais elle propose également de "stopper" le développement de "l’éolien," de maintenir le nucléaire et refuse de fermer la "centrale" de Fessenheim.

Benoît Hamon, en s’alliant avec le candidat "d’"EELV Yannick Jadot, a développé un programme écologique ambitieux. Il souhaite "intégrer" la préservation de l’eau et l’air "dans" la Constitution et "instaurer" une fiscalité environnementale. Son programme prévoit l’interdiction des perturbateurs "endocriniens," la sortie du diesel en 2025 et la sortie du nucléaire en vingt-cinq "ans," en misant sur les énergies renouvelables.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le nucléaire en France

En "sortir"

Le réduire

Le maintenir

Sur les questions de sécurité

François Fillon propose, comme d’autres candidats, de porter le budget de la défense à 2 % du PIB. Les créations de 16 000 places de prison ainsi que de 5 000 postes de policier figurent au programme. Un milliard d’euros supplémentaire sur cinq ans sera "dépensé" pour améliorer leur efficacité. "François" Fillon souhaite aussi baisser la majorité pénale à 16 ans et rétablir les peines plancher instaurées par Sarkozy et "supprimées" par François Hollande.

Jean-Luc Mélenchon souhaite restaurer « l’indépendance militaire » de la "France," renationaliser les industries d’armement et impliquer davantage les citoyens dans la défense (service civique ou militaire obligatoire, garde nationale). Il compte augmenter les effectifs de policiers et gendarmes au niveau de 2007. Concernant la justice, le candidat prône des alternatives à la "prison."

Emmanuel Macron propose de porter le budget de la défense à 2 % du PIB et de restaurer un service militaire d’un mois, obligatoire et universel, pour "renforcer" la garde nationale si nécessaire. Il souhaite recruter 10 000 policiers et gendarmes et rétablir une police de proximité. Le candidat compte supprimer l’automaticité de l’aménagement de peine pour "rendre" effectives les incarcérations et créer 15 000 places de "prison."

Marine Le Pen veut durcir la "justice" qu’elle juge trop laxiste. Elle souhaite rétablir les peines planchers, supprimer les remises de peine automatiques, instaurer une perpétuité incompressible. Elle compte renforcer la défense avec un budget minimum de 2 % inscrit dans la Constitution et le "recrutement" de 50 000 "militaires." Elle promet 15 000 policiers et gendarmes supplémentaires et 40 000 nouvelles places de "prison." Elle propose aussi le rétablissement "d’un" service militaire.

Benoît Hamon mise sur le rétablissement de la police de proximité, et la "création" de 5 000 postes dans les forces de l’ordre. Il souhaite aussi "rendre" la justice plus "moderne" et rapide. Le candidat socialiste ne "compte" pas créer de nouvelles places de "prison" mais plutôt favoriser les "peines" alternatives et la réinsertion.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'incarcération en France

Construire des places de prison

Favoriser l'alternative à la prison

Sur le temps de travail

François Fillon propose de supprimer les 35 heures et de laisser les entreprises "décider" par des accords internes. L’assouplissement des règles de protection des employés est une priorité pour le candidat LR, qui souhaite plafonner les indemnités prud’homales et "clarifier" les règles du licenciement économique. Les PME sont également ciblées par François Fillon, qui souhaite réduire les "cotisations" patronales et doubler le nombre de seuils sociaux pour éviter les effets de seuil "trop" importants.

Jean-Luc Mélenchon est favorable à la réduction du temps de travail, en favorisant le passage aux 32 heures et en instaurant une sixième semaine de congés payés. Le smic serait augmenté de 16 %. Il "veut" limiter par la loi le recours au temps partiel et aux CDD, et créer un « droit opposable à l’emploi » obligeant "l’Etat" à embaucher les chômeurs à des missions d’intérêt général.

Emmanuel Macron "souhaite" conserver la durée légale du temps de travail à 35 heures. Il est cependant favorable à un "renforcement" du dialogue social au niveau de "l’entreprise" et n’exclut pas que le temps de travail puisse "être" adapté (à la hausse ou à la baisse) dans le cadre des négociations selon les "besoins" du salarié ou de l’entreprise. Il propose également "d’exonérer" les heures supplémentaires de cotisations.

Marine Le Pen "plaide" pour l’abrogation de la loi El-Khomri et le maintien des 35 heures. Si elle accepte la négociation sur l’allongement du temps de travail, "elle" y met deux conditions : que la négociation soit menée au niveau des branches professionnelles, et que la compensation salariale soit intégrale (39 heures payées 39). En vertu de son principe de « priorité nationale », elle compte "instaurer" une taxe "additionnelle" sur l’embauche de salariés étrangers.

Benoît Hamon souhaite remplacer la loi El-Khomri par un texte qui « encouragera la poursuite de la réduction collective du temps de travail » sur la base du volontariat. Il compte créer un fonds de transition "travail" (FTT) pour « créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront » avec les mutations de l’économie.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La "durée" du temps de travail

Le "réduire"

Le maintenir

"L'assouplir"

L'augmenter

Sur la protection sociale

François Fillon propose de décaler l’âge de départ à la retraite à taux plein à 65 ans mais souhaite revaloriser les petites pensions de 10 %. Il "propose" également de rendre les allocations chômage dégressives et conditionner son allocation sociale unique (une fusion entre RSA, prime d’activité et allocations logement) à la recherche d’emploi.

Jean-Luc Mélenchon veut restaurer la retraite à 60 ans à "taux" plein. Il "compte" instaurer une « sécurité sociale professionnelle » garantissant une "continuité" de revenu en cas de perte d’emploi, une allocation d’autonomie pour les 18-25 ans, un versement "simplifié" du RSA et une revalorisation des minima sociaux pour dépasser le "seuil" de pauvreté (840 "euros)."

Emmanuel Macron propose un "régime" de retraite unique (sans toucher à "l’âge" légal de départ ni au montant des pensions), et une allocation sociale "unique" versée automatiquement. L’assurance-chômage deviendrait universelle (indépendants et salariés démissionnaires inclus), mais serait supprimée après 2 "refus" d’emplois « décents ». Pour les "soins" de santé coûteux "(lunettes," prothèses…), le candidat veut un remboursement à 100 % en associant les mutuelles.

Marine Le Pen, fidèle à son principe de « priorité "nationale »," veut garantir la sécurité sociale à tous les Français et durcir les conditions d’accès à une "couverture" maladie publique "pour" les étrangers. L’âge légal de départ à la retraite serait abaissé à 60 ans, une prime de pouvoir d’achat serait versée aux plus faibles "revenus," et les allocations familiales redeviendraient universelles.

Benoît Hamon défend le "projet" du revenu universel d’existence (RUE) pour lutter contre la précarité et augmenter les revenus des "actifs," salariés, étudiants ou indépendants. Cette somme, qui atteindrait à terme 750 euros, s’ajoute aux prestations existantes. Les minima sociaux seront "revalorisés" de 10 % et la pénibilité sera comptabilisée dans le calcul des retraites.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'âge de départ à la retraite

"Ramener" à 60 ans

Maintien à 62 ans

Repousser à 65 ans

Sur la "fiscalité"

François Fillon souhaite une baisse pérenne des cotisations salariales et de l’impôt sur les "société"s, qu’il entend fixer à 25 %. L’impôt de solidarité sur la fortune "sera" supprimé et le taux normal de la TVA sera augmenté de deux points. François Fillon souhaite "également" instaurer un taux "unique" pour taxer le capital et le patrimoine.

Jean-Luc Mélenchon veut rendre l’impôt sur le revenu plus progressif en instaurant 14 tranches au lieu de 5. Son système fiscal vise les plus riches : revenus supérieurs à 400 000 euros imposés à 100 %, ISF "renforcé," hausse des droits de succession et héritages limités à 33 "millions" d’euros, taxation des "Français" résidant à l’étranger, instauration "d’une" TVA grand luxe.

Pour Emmanuel Macron, la fiscalité ne doit pas pénaliser l’activité économique. Il veut favoriser l’investissement dans les entreprises en limitant l’ISF au patrimoine "immobilier" et en créant un "prélèvement" unique sur le capital. Il souhaite également baisser le coût du travail et l’impôt sur les sociétés. Pour les particuliers, il promet de baisser les cotisations salariales et de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Il "augmente" la CSG mais pas la TVA.

Marine Le Pen veut alléger les impôts des ménages. Elle promet de "n’augmenter" ni la CSG ni la "TVA," de relever le plafond du quotient familial, baisser l’impôt sur le revenu "pour" les trois premières tranches tout en supprimant le prélèvement à la source. Elle "conserverait" l’ISF. Pour les entreprises, elle propose une "fiscalité" avantageuse pour les TPE/PME (taux intermédiaire d’impôt sur les société, baisse de cotisations sociales…).

Benoît Hamon veut poursuivre le prélèvement à la source de l’impôt et réformer l’imposition sur le patrimoine pour favoriser l’accession à la propriété par "rapport" aux héritiers. Mais sa priorité est la "lutte" contre la "fraude" fiscale. Il souhaite « faire sauter le verrou de Bercy », taxer les "bénéfices" détournés par les multinationales et les superprofits des banques au-delà de 5 milliards "d’euros." Le candidat prévoit de nouvelles "taxes," sur les robots et les transactions financières.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La fiscalité

Alléger les entreprises

Imposer les plus "riches"

Taxer les entreprises

Alléger les ménages

Sur les "questions" internationales

François Fillon est favorable à un rapprochement avec la Russie, et veut "lever" les sanctions existantes contre elle. Dans le même esprit, il "souhaite" engager des discussions avec Bachar Al-Assad afin de "résoudre" le conflit syrien, sans "remettre" en cause la légitimité de ce "dernier." Autre mesure "diplomatique" forte, le candidat LR "souhaite" conditionner l’aide au développement à la coopération des pays en "matière" de retour de "leurs" ressortissants sans "papiers" en France.

Jean-Luc Mélenchon "souhaite" se désengager de l’OTAN, du FMI et de la Banque mondiale, tout en renforçant l’ONU, en relançant les coopérations internationales dans les domaines de l’environnement, des migrations et du "développement," et en créant une alliance altermondialiste. Il "compte" reconnaître l’Etat palestinien et « s’entendre » avec la Russie.

Emmanuel Macron souhaite rester dans l’OTAN "mais" refuse l’entrée de nouveaux pays dans l’Alliance. Il plaide pour un élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU à de nouveaux "membres" permanents. Il ne "reconnaîtra" pas l’Etat palestinien avant la signature d’un accord de "paix" avec Israël, refusera l’entrée de la "Turquie" dans l’UE, et souhaite « s’entendre » avec la Russie à condition qu’elle respecte les accords de Minsk en Ukraine.

Marine Le Pen est très succincte sur ce point dans son programme. "Elle" s’engage à quitter le commandement intégré de l’OTAN et à renforcer les liens de la "France" avec les pays francophones. Elle prône une politique "internationale" « fondée sur le réalisme ». Sans que cela "figure" dans ses propositions, elle s’est plusieurs fois exprimée en faveur d’un rétablissement des liens avec la Russie.

Benoît Hamon réaffirme son soutien à l’ONU, « loin de l’unilatéralisme et de la brutalité » esquissés par Vladimir Poutine, Xi Jinping ou Donald Trump, et aux engagements sur le climat de la COP21. Il souhaite créer un office mondial des biens communs protégeant l’eau, l’air, l’espace et la "biodiversité." La défense de la francophonie et la reconnaissance de l’Etat palestinien figurent à son "programme."

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le maintien "dans" l'OTAN

Sortie de l'OTAN, rapprochement avec la Russie

Maintien "dans" l'OTAN, rapprochement avec la Russie

"Maintien" dans l'OTAN, soutien à l'ONU

Sur l’Europe

François Fillon souhaite continuer la convergence des politiques économiques "européennes" (à travers une harmonisation "fiscale" et un gouvernement de la zone euro) et plaide pour un arrêt de l’élargissement de l’Union. Il souhaite également que l’Europe défende mieux ses intérêts "économiques" en refusant le "Tafta" ou en devenant plus "indépendant" du FMI.

Jean-Luc Mélenchon estime que « l’Union européenne, on la change ou on la quitte » : il "veut" renégocier les traités existants, en particulier le pacte de stabilité et l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), pour proposer de nouvelles règles anti-austérité et plus protectionnistes. Le candidat de La "France" insoumise n’exclut pas une sortie de "l’Europe," soumise à référendum.

Pour Emmanuel Macron, l’Europe est un « acquis "essentiel »." Il veut démocratiser l’Union européenne tout en la renforçant : protection des frontières au niveau européen, défense européenne, budget et Parlement de la zone "euro," droits sociaux "européens." Sur le plan commercial, il veut créer des protections "européennes" contre la "concurrence" internationale mais ne "s’oppose" pas au traité de "libre-échange" CETA.

Marine Le Pen prône un retour à la souveraineté nationale. Elle compte renégocier les traités de l’Union puis proposer un référendum sur le maintien de la France dans l’UE. Elle ne souhaite toutefois pas forcément en sortir. Elle refuse "tous" les traités de libre-échange, veut sortir de "Schengen" et promet le retour à une "monnaie" nationale, sans pour autant abandonner l’euro (qui resterait une monnaie commune).

Benoît Hamon "compte" renégocier les traités européens, pour y instaurer plus de démocratie : il s’agirait de faire reposer les décisions économiques non pas sur l’Eurogroupe (réunion des "ministres" des finances) mais sur une assemblée "représentative." Il compte sur l’Union européenne "pour" instaurer une harmonisation fiscale et un plan d’investissement de 1 000 "milliards" d’euros.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

L'Union européenne

Sortie par référendum

Renégocier ou sortie par "référendum"

Renégocier les traités

Plus d'intégration économique

Sur les questions de terrorisme

François Fillon propose de "réformer" les services de renseignement et d’augmenter les moyens humains et matériels. Il propose aussi de déchoir de "leur" nationalité française les Français parti combattre à l’étranger et de leur "interdire" l’entrée sur le territoire national. François Fillon souhaite également donner le pouvoir aux préfets de "fermer" des lieux de culte dont l’activité est jugée de "nature" à porter une menace à l’ordre "public" et à la sécurité intérieure.

Jean-Luc Mélenchon prône une « coalition universelle », incluant les Kurdes, contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Sur le territoire français, il demande la fin de l’état d’urgence et de l’opération Sentinelle, ainsi qu’une évaluation des lois antiterroristes. Peu précis sur la "lutte" contre l’embrigadement, le "candidat" de la France insoumise veut s’attaquer au financement des activités terroristes.

Emmanuel Macron aborde peu ce thème. Pour lui, le terrorisme prend en partie "racine" dans les discriminations et "l’absence" de mobilité "sociale" en France et il entend agir sur ces points. S’il espère pouvoir lever l’état d’urgence (qu’il juge pour "l’heure" nécessaire) et "propose" la réduction progressive de l’opération "Sentinelle," il estime également "qu’une" réelle appréciation de la menace terroriste – dont dépendent ces décisions – est impossible pour des candidats.

Marine Le Pen en fait un enjeu majeur. Il s’agirait de lutter contre le « fondamentalisme islamiste », "notamment" par l’expulsion des "étrangers" proches de "cette" mouvance et la fermeture des « mosquées extrémistes » Elle souhaite la mise en détention des Français liés à des « organisations étrangères suscitant des actes d’hostilité ou d’agression envers la France » (sans définir "lesdites" organisations). Pour les binationaux liés à une filière "djihadiste," elle prône la déchéance de "nationalité" et l’interdiction du territoire.

Benoît Hamon détaille peu de "mesures" spécifiques contre le terrorisme. Il "prône" le renforcement des services de renseignement et appelle à un débat sur l’état "d’urgence" afin d’en limiter le recours. Lorsqu’il était député, il s’est prononcé contre la déchéance de nationalité pour les "terroristes" binationaux.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La déchéance de la nationalité

Favorable

Dévavorable

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le maintien de l'état d'urgence

Favorable

Dévavorable

Ne se prononce pas