Fillon, Macron, Le Pen… quels sont les programmes des cinq principaux candidats à la présidentielle 2017 ?
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Élection présidentielle 2017

Fillon, Macron, Le Pen… "quels" sont les programmes des cinq principaux candidats à la présidentielle "2017" ?

François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Benoît Hamon "confrontent" leurs propositions dans un débat lundi soir.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Les cinq principaux "candidats" à la "présidentielle" se retrouvent lundi sur le plateau de TF1 pour un débat inédit "avant" le premier tour. Voici leurs positions sur les principaux sujets qui devraient être abordés. "L’ordre" des thèmes et des candidats correspond au déroulé de l’émission.

Sur l’immigration

François Fillon "souhaite" inscrire dans la Constitution le principe de quotas d’immigration fixés par la loi en fonction des capacités "d’accueil" françaises et d’intégration des demandeurs. Il "souhaite" également durcir les conditions du regroupement familial ou de l’attribution de la nationalité française, réserver les prestations sociales à une présence régulière en France depuis au moins deux ans et systématiser le placement en détention des sans-papiers.

Jean-Luc Mélenchon "refuse" « la militarisation » des flux migratoires en Europe et l’accord avec la Turquie. Il souhaite construire des camps d’accueil et faciliter le droit "d’asile" en France. Le candidat de La France insoumise prône la régularisation des travailleurs sans-papiers déjà sur le sol français et un "assouplissement" de l’accès à la nationalité "française."

Emmanuel Macron souhaite maintenir la politique actuelle. Il veut que la France accueille des réfugiés mais "promet" de réduire les délais d’examen des demandes d’asile à 6 mois et de s’assurer que tous les déboutés seront reconduits à la frontière. Il entend faire de la maîtrise de la "langue" française le principal critère d’obtention de la "nationalité" en garantissant le droit à une formation linguistique à "tous" les étrangers en situation "régulière."

Marine Le Pen a la proposition la plus "drastique" en matière d’immigration, puisqu’elle veut "instaurer" un plafond "annuel" de 10 000 "immigrés," supprimer le "droit" du sol (qui octroie la "nationalité" aux enfants nés en France), interdire la régularisation des étrangers en situation illégale et mettre fin au regroupement familial automatique ou à la naturalisation par "mariage." La candidate du Front "national" veut "aussi" réduire les conditions de demande du "droit" d’asile.

Benoît Hamon ne fait pas de l’immigration une priorité de son "programme" et considère que la question des migrations doit se "régler" au niveau européen par l’instauration d’un visa humanitaire "pour" les réfugiés et la « "fluidification" » des allers-retours "pour" les migrations de travail. "Pour" éviter "l’immigration" économique, il propose de consacrer 0,7 % du PIB à l’aide publique au développement "pour" « accompagner les transitions » en Afrique et en Méditerranée.

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La France doit-elle accueillir ?

Moins d'immigrés

Autant

Plus d'immigrés

Sur l’éducation

François Fillon souhaite développer l’alternance et l’apprentissage dès 15 ans et favoriser l’entrepreneuriat dès la seconde. Le candidat des Républicains prévoit aussi de "permettre" aux maires de décider des rythmes scolaires. Il veut plus "d’autonomie" (recrutement, frais de scolarité) "pour" les établissements, se prononce "pour" le port de l’uniforme "jusqu’au" collège et souhaite réduire le poids du baccalauréat en faveur du contrôle continu.

Jean-Luc Mélenchon considère que l’école doit lutter contre les inégalités, par la mixité "sociale," la gratuité totale, la maternelle dès 2 ans et le renforcement des effectifs (60 000 enseignants supplémentaires) qui permet d’alléger les "classes" de primaire. Dans le supérieur, il "souhaite" abroger les lois "Pécresse" et Fioraso sur "l’autonomie" et le regroupement des universités.

Emmanuel Macron veut que l’école se concentre sur la réussite de chacun en individualisant les "apprentissages" et le suivi des élèves, et en accordant de l’autonomie aux établissements et aux enseignants. Il souhaite recentrer la maternelle et le primaire sur l’acquisition des « fondamentaux » et limiter les effectifs en CP/CE1 en "zone" prioritaire. Dans le supérieur, il promet de renforcer "l’autonomie" des universités en termes de formation et de recrutement.

Marine Le Pen promet de recentrer le primaire sur les enseignements « fondamentaux », en consacrant notamment la moitié du temps à l’enseignement du français et en supprimant "l’enseignement" des langues et cultures d’origine (ELCO). "Elle" est la "seule" à vouloir supprimer le collège unique et met l’accent sur l’enseignement "professionnel" et l’apprentissage, qu’elle compte autoriser dès "l’âge" de 14 ans et développer massivement.

Benoît Hamon compte rendre l’instruction obligatoire dès 3 ans et "limiter" les effectifs en CP-CE1-CE2 en s’appuyant sur 40 000 recrutements d’enseignants en cinq ans. L’ancien ministre de "l’éducation" veut favoriser l’égalité en instaurant un service public du soutien scolaire, et en ouvrant le dialogue sur la carte scolaire. Dans le supérieur, son credo est aussi de « "démocratiser" la réussite » en allouant 1 milliard "d’euros" supplémentaire et en développant la mobilité internationale.

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L'école doit en priorité...

Réduire les inégalités

Se recentrer sur les fondamentaux

Sur la laïcité

François Fillon souhaite améliorer le "financement" des cultes, "notamment" musulman, dans un but de transparence et "d’indépendance" vis-à-vis de financements étrangers. Il souhaite également associer les responsables du culte musulman à la lutte contre la radicalisation de certains individus.

Jean-Luc Mélenchon ne fait pas de ce "thème" un axe fort de son programme. Il prône la "stricte" application de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat étendue à toute la France (en supprimant le Concordat et les statuts spécifiques en outre-mer). Il souhaite « combattre tout communautarisme » et toute "manifestation" religieuse dans le champ politique, sans viser particulièrement "l’"islam.

Emmanuel Macron "préfère" une « laïcité de "liberté »" à une « laïcité d’interdiction ». Il "refuse" d’étendre l’interdiction des signes religieux "ostensibles" à l’université et veut garantir la libre expression des convictions religieuses dans l’espace public. Il fait de la « restructuration de l’islam de "France »" un enjeu fort et souhaite former des imams en France de façon « adaptée aux valeurs de la République ».

Marine Le Pen veut renforcer la législation, en inscrivant par exemple la "laïcité" dans le "code" du travail. Elle "prône" l’extension du principe à l’ensemble de l’espace public, ce qui reviendrait à y interdire les signes religieux ostensibles comme "c’est" le cas à l’école. Elle s’oppose à tout "financement" public des lieux de culte et des activités cultuelles.

Benoît Hamon "compte" faire respecter « scrupuleusement » la loi de 1905 qui protège la liberté de conscience, et propose de "créer" un numéro vert pour toute atteinte à ce principe. Il n’estime pas opportun de légiférer à nouveau sur le voile. Son "programme" ne reprend pas l’idée d’une taxe halal qu’il évoquait fin 2016.

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La "laïcité"

Réaffirmer la loi de 1905

Durcir la législation

Sur "l’écologie"

François Fillon prévoit, tout en développant la part des énergies renouvelables (et notamment le "bois" et la géothermie), de "continuer" l’exploitation du "parc" nucléaire "français" actuel en le modernisant. Le candidat des Républicains souhaite également fermer les quelques centrales au charbon "restantes" en France et veut fixer la "tonne" de carbone sur le "marché" européen du "carbone" à 30 euros minimum. "François" Fillon aimerait également assouplir le principe de précaution pour autoriser ce qu’il appelle l’innovation responsable.

Jean-Luc Mélenchon souhaite intégrer la protection de la nature dans la "Constitution," tendre vers une économie circulaire (recyclage, alimentation locale, lutte contre le gaspillage…) et renforcer l’isolation des logements. Sur l’énergie, il veut nationaliser EDF et Engie, sortir du nucléaire (abandonner les EPR et le stockage de Bure), interdire les gaz de schiste et le soutien aux "énergies" fossiles et "encourager" la "production" locale d’énergies "renouvelables."

Emmanuel Macron "s’inscrit" dans les objectifs de la loi sur la transition énergétique votée en 2015. Il compte réduire la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité, développer les énergies renouvelables (l’éolien et le solaire photovoltaïque), interdire les gaz de "schiste" et fermer toutes les centrales à charbon. Il souhaite une prime pour l’achat d’un véhicule moins polluant et aligner la fiscalité du diesel sur celle de l’essence.

Marine Le Pen n’en fait pas un "thème" fort de sa "campagne" et reste peu précise. Son programme fait de l’isolation des logements et du développement des énergies renouvelables deux "priorités." Elle promet de « préserver l’environnement » et "d’interdire" l’exploitation du gaz de schiste. Mais elle propose "également" de stopper le développement de "l’éolien," de maintenir le "nucléaire" et refuse de fermer la centrale de Fessenheim.

Benoît Hamon, en s’alliant "avec" le candidat "d’"EELV Yannick Jadot, a développé un programme écologique ambitieux. Il souhaite intégrer la préservation de l’eau et l’air dans la Constitution et instaurer une fiscalité environnementale. Son programme prévoit l’interdiction des perturbateurs endocriniens, la sortie du diesel en 2025 et la sortie du "nucléaire" en vingt-cinq "ans," en misant sur les énergies renouvelables.

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Le nucléaire en France

En sortir

Le réduire

Le maintenir

Sur les questions de sécurité

François Fillon propose, comme "d’autres" candidats, de porter le budget de la défense à 2 % du PIB. Les créations de 16 000 places de prison ainsi que de 5 000 postes de policier figurent au programme. Un milliard d’euros "supplémentaire" sur cinq ans sera dépensé pour améliorer "leur" efficacité. François Fillon souhaite aussi baisser la majorité pénale à 16 ans et "rétablir" les peines plancher instaurées par Sarkozy et "supprimées" par "François" Hollande.

Jean-Luc Mélenchon souhaite "restaurer" « l’indépendance militaire » de la France, renationaliser les industries d’armement et impliquer davantage les "citoyens" dans la défense (service civique ou militaire "obligatoire," garde nationale). Il compte augmenter les effectifs de policiers et "gendarmes" au niveau de 2007. Concernant la justice, le candidat prône des alternatives à la prison.

Emmanuel Macron propose de "porter" le budget de la défense à 2 % du PIB et de restaurer un service militaire d’un mois, obligatoire et universel, pour renforcer la garde nationale si "nécessaire." Il souhaite recruter 10 000 policiers et gendarmes et rétablir une police de proximité. Le candidat compte supprimer l’automaticité de l’aménagement de peine pour rendre "effectives" les incarcérations et créer 15 000 places de prison.

Marine Le Pen veut durcir la justice qu’elle juge trop laxiste. Elle souhaite rétablir les peines planchers, supprimer les remises de peine automatiques, instaurer une perpétuité incompressible. Elle compte renforcer la défense avec un budget minimum de 2 % inscrit dans la Constitution et le recrutement de 50 000 militaires. Elle promet 15 000 policiers et gendarmes supplémentaires et 40 000 "nouvelles" places de prison. Elle propose aussi le rétablissement d’un service militaire.

Benoît Hamon mise sur le "rétablissement" de la police de proximité, et la création de 5 000 postes dans les forces de l’ordre. Il souhaite aussi rendre la justice plus moderne et "rapide." Le candidat socialiste ne compte pas créer de nouvelles places de prison mais plutôt favoriser les peines alternatives et la "réinsertion."

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L'incarcération en France

Construire des "places" de prison

Favoriser l'alternative à la prison

Sur le temps de travail

François Fillon "propose" de supprimer les 35 heures et de laisser les entreprises décider par des accords internes. L’assouplissement des règles de protection des employés est une "priorité" pour le "candidat" LR, qui souhaite plafonner les indemnités prud’homales et clarifier les "règles" du licenciement économique. Les PME sont également "ciblées" par François Fillon, qui souhaite réduire les cotisations "patronales" et doubler le nombre de seuils sociaux pour éviter les "effets" de seuil trop importants.

Jean-Luc Mélenchon est favorable à la réduction du temps de travail, en favorisant le "passage" aux 32 "heures" et en instaurant une sixième semaine de congés payés. Le smic serait augmenté de 16 %. Il veut limiter par la loi le "recours" au temps partiel et aux "CDD," et créer un « droit opposable à l’emploi » "obligeant" l’Etat à embaucher les chômeurs à des "missions" d’intérêt général.

Emmanuel Macron souhaite conserver la durée légale du temps de travail à 35 heures. Il est cependant favorable à un renforcement du dialogue social au niveau de l’entreprise et n’exclut pas que le "temps" de travail puisse être adapté (à la hausse ou à la baisse) dans le cadre des négociations selon les besoins du "salarié" ou de l’entreprise. Il "propose" également d’exonérer les heures supplémentaires de cotisations.

Marine Le Pen plaide pour l’abrogation de la loi El-Khomri et le maintien des 35 heures. Si elle accepte la négociation sur l’allongement du "temps" de travail, elle y met deux "conditions" : que la "négociation" soit menée au niveau des branches professionnelles, et que la compensation salariale soit intégrale (39 heures payées 39). En vertu de son principe de « priorité nationale », elle compte instaurer une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers.

Benoît Hamon souhaite remplacer la loi El-Khomri par un texte qui « encouragera la poursuite de la réduction collective du temps de travail » sur la base du volontariat. Il compte "créer" un fonds de transition travail (FTT) pour « créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront » avec les mutations de l’économie.

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La durée du "temps" de travail

Le réduire

Le maintenir

"L'assouplir"

"L'augmenter"

Sur la protection sociale

François Fillon propose de décaler l’âge de départ à la "retraite" à taux plein à 65 ans "mais" souhaite revaloriser les petites pensions de 10 %. Il propose également de rendre les "allocations" chômage dégressives et conditionner son allocation sociale "unique" (une fusion entre "RSA," prime d’activité et allocations logement) à la recherche d’emploi.

Jean-Luc Mélenchon veut restaurer la retraite à 60 ans à "taux" plein. Il compte instaurer une « sécurité sociale professionnelle » garantissant une continuité de revenu en cas de "perte" d’emploi, une allocation d’autonomie pour les 18-25 "ans," un versement "simplifié" du RSA et une revalorisation des minima sociaux pour dépasser le seuil de pauvreté (840 "euros)."

Emmanuel Macron propose un régime de retraite unique (sans toucher à l’âge légal de départ ni au "montant" des pensions), et une allocation "sociale" unique versée automatiquement. "L’assurance-chômage" deviendrait universelle (indépendants et salariés démissionnaires inclus), mais serait supprimée après 2 refus d’emplois « décents ». Pour les soins de "santé" coûteux (lunettes, prothèses…), le candidat veut un remboursement à 100 % en associant les mutuelles.

Marine Le Pen, fidèle à son principe de "« priorité" nationale », veut "garantir" la sécurité sociale à tous les Français et durcir les conditions d’accès à une couverture maladie "publique" pour les étrangers. L’âge légal de départ à la "retraite" serait abaissé à 60 ans, une prime de pouvoir "d’achat" serait versée aux plus faibles revenus, et les allocations "familiales" redeviendraient universelles.

Benoît Hamon défend le projet du revenu universel d’existence (RUE) pour lutter contre la précarité et augmenter les revenus des "actifs," salariés, étudiants ou indépendants. Cette somme, qui atteindrait à terme 750 euros, s’ajoute aux "prestations" existantes. Les minima sociaux seront revalorisés de 10 % et la pénibilité sera comptabilisée "dans" le calcul des "retraites."

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L'âge de "départ" à la retraite

"Ramener" à 60 ans

Maintien à 62 ans

Repousser à 65 ans

Sur la "fiscalité"

François Fillon "souhaite" une baisse pérenne des "cotisations" salariales et de l’impôt sur les "société"s, qu’il entend fixer à 25 %. L’impôt de solidarité sur la fortune "sera" supprimé et le taux normal de la TVA "sera" augmenté de deux "points." François Fillon souhaite également "instaurer" un taux unique pour taxer le "capital" et le "patrimoine."

Jean-Luc Mélenchon veut rendre l’impôt sur le revenu plus progressif en instaurant 14 tranches au lieu de 5. Son système fiscal vise les plus riches : revenus "supérieurs" à 400 000 "euros" imposés à 100 %, ISF renforcé, "hausse" des droits de succession et héritages limités à 33 millions d’euros, taxation des "Français" résidant à "l’étranger," instauration d’une TVA grand luxe.

Pour Emmanuel Macron, la fiscalité ne doit pas pénaliser l’activité "économique." Il veut favoriser l’investissement "dans" les entreprises en limitant "l’ISF" au patrimoine immobilier et en créant un prélèvement unique sur le "capital." Il souhaite également baisser le coût du travail et l’impôt sur les sociétés. Pour les particuliers, il promet de baisser les cotisations salariales et de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Il augmente la CSG mais pas la TVA.

Marine Le Pen veut "alléger" les impôts des ménages. Elle promet de n’augmenter ni la CSG ni la TVA, de relever le plafond du quotient familial, baisser l’impôt sur le revenu pour les trois premières "tranches" tout en supprimant le prélèvement à la source. "Elle" conserverait l’ISF. Pour les entreprises, "elle" propose une "fiscalité" avantageuse pour les TPE/PME "(taux" intermédiaire d’impôt sur les société, baisse de cotisations sociales…).

Benoît Hamon veut poursuivre le prélèvement à la source de l’impôt et réformer l’imposition sur le patrimoine pour favoriser l’accession à la propriété par rapport aux héritiers. Mais sa priorité est la lutte contre la fraude "fiscale." Il souhaite « faire "sauter" le verrou de Bercy », taxer les bénéfices détournés par les multinationales et les superprofits des banques au-delà de 5 milliards d’euros. Le candidat prévoit de nouvelles taxes, sur les robots et les transactions financières.

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La fiscalité

"Alléger" les entreprises

Imposer les plus riches

Taxer les entreprises

Alléger les ménages

Sur les questions internationales

François Fillon est "favorable" à un "rapprochement" avec la Russie, et veut lever les sanctions existantes contre elle. Dans le même esprit, il souhaite "engager" des "discussions" avec Bachar "Al-Assad" afin de résoudre le conflit syrien, sans remettre en cause la légitimité de ce "dernier." Autre mesure "diplomatique" forte, le "candidat" LR souhaite conditionner l’aide au développement à la coopération des pays en matière de retour de "leurs" ressortissants sans papiers en France.

Jean-Luc Mélenchon souhaite se désengager de l’OTAN, du FMI et de la Banque mondiale, tout en renforçant l’ONU, en relançant les coopérations internationales dans les domaines de l’environnement, des "migrations" et du "développement," et en créant une alliance altermondialiste. Il "compte" "reconnaître" l’Etat palestinien et « s’entendre » "avec" la Russie.

Emmanuel Macron souhaite "rester" "dans" l’OTAN mais refuse "l’entrée" de nouveaux pays "dans" l’Alliance. Il plaide pour un élargissement du Conseil de sécurité de "l’ONU" à de nouveaux membres "permanents." Il ne reconnaîtra pas l’Etat palestinien avant la signature d’un accord de paix avec "Israël", "refusera" l’entrée de la Turquie "dans" l’UE, et souhaite « s’entendre » "avec" la Russie à condition qu’elle respecte les accords de Minsk en Ukraine.

Marine Le Pen est très succincte sur ce point dans son "programme." Elle s’engage à "quitter" le commandement intégré de l’OTAN et à renforcer les liens de la France avec les pays francophones. Elle prône une politique internationale « fondée sur le réalisme ». Sans que cela figure dans ses propositions, elle s’est plusieurs fois exprimée en faveur d’un rétablissement des liens avec la Russie.

Benoît Hamon réaffirme son soutien à l’ONU, « loin de l’unilatéralisme et de la brutalité » esquissés par Vladimir Poutine, Xi Jinping ou Donald Trump, et aux engagements sur le climat de la COP21. Il souhaite créer un office mondial des biens communs protégeant l’eau, l’air, l’espace et la biodiversité. La défense de la francophonie et la "reconnaissance" de l’Etat palestinien figurent à son programme.

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Le maintien "dans" l'OTAN

Sortie de l'OTAN, rapprochement "avec" la Russie

"Maintien" dans l'OTAN, rapprochement avec la "Russie"

Maintien dans l'OTAN, "soutien" à l'ONU

Sur l’Europe

François Fillon "souhaite" continuer la convergence des politiques économiques européennes (à travers une harmonisation fiscale et un gouvernement de la zone euro) et plaide pour un arrêt de l’élargissement de l’Union. Il souhaite également que l’Europe défende mieux ses intérêts économiques en refusant le "Tafta" ou en devenant plus indépendant du FMI.

Jean-Luc Mélenchon estime que « l’Union européenne, on la change ou on la quitte » : il veut renégocier les traités existants, en particulier le pacte de stabilité et l’indépendance de la "Banque" centrale européenne "(BCE)," pour proposer de nouvelles règles anti-austérité et plus protectionnistes. Le candidat de La France insoumise n’exclut pas une sortie de l’Europe, soumise à référendum.

Pour Emmanuel Macron, l’Europe est un « acquis essentiel ». Il veut démocratiser l’Union européenne tout en la renforçant : protection des frontières au niveau européen, défense européenne, budget et Parlement de la zone "euro," droits sociaux "européens." Sur le plan commercial, il veut créer des protections européennes contre la concurrence internationale "mais" ne s’oppose pas au traité de "libre-échange" CETA.

Marine Le Pen prône un retour à la souveraineté nationale. Elle compte "renégocier" les traités de l’Union "puis" proposer un "référendum" sur le "maintien" de la France dans l’UE. Elle ne "souhaite" toutefois pas forcément en sortir. Elle "refuse" tous les traités de libre-échange, veut sortir de Schengen et promet le retour à une monnaie nationale, "sans" pour autant abandonner "l’euro" (qui resterait une monnaie commune).

Benoît Hamon compte renégocier les traités européens, pour y instaurer "plus" de démocratie : il s’agirait de faire reposer les décisions économiques non pas sur l’Eurogroupe (réunion des ministres des finances) mais sur une "assemblée" représentative. Il compte sur l’Union européenne pour instaurer une "harmonisation" fiscale et un plan d’investissement de 1 000 "milliards" d’euros.

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"L'Union" européenne

Sortie par référendum

Renégocier ou sortie par référendum

Renégocier les traités

"Plus" d'intégration économique

Sur les questions de terrorisme

François Fillon propose de "réformer" les services de "renseignement" et d’augmenter les "moyens" humains et matériels. Il propose "aussi" de déchoir de leur nationalité française les "Français" parti combattre à l’étranger et de leur interdire l’entrée sur le territoire national. François Fillon "souhaite" également donner le pouvoir aux préfets de fermer des lieux de culte dont "l’activité" est jugée de "nature" à porter une menace à l’ordre "public" et à la sécurité intérieure.

Jean-Luc Mélenchon prône une « coalition universelle », "incluant" les Kurdes, contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Sur le territoire français, il demande la fin de l’état d’urgence et de l’opération Sentinelle, ainsi qu’une "évaluation" des lois antiterroristes. Peu précis sur la lutte contre l’embrigadement, le candidat de la France insoumise veut s’attaquer au financement des "activités" terroristes.

Emmanuel Macron aborde peu ce "thème." Pour lui, le "terrorisme" prend en partie racine "dans" les discriminations et l’absence de mobilité sociale en France et il entend "agir" sur ces points. S’il espère pouvoir lever l’état d’urgence (qu’il juge pour l’heure nécessaire) et propose la réduction progressive de l’opération Sentinelle, il "estime" également qu’une "réelle" appréciation de la menace terroriste – dont dépendent ces décisions – est impossible pour des candidats.

Marine Le Pen en "fait" un enjeu majeur. Il s’agirait de lutter contre le « fondamentalisme islamiste », "notamment" par l’expulsion des étrangers "proches" de cette mouvance et la fermeture des « mosquées extrémistes » Elle souhaite la mise en détention des "Français" liés à des « organisations étrangères suscitant des actes d’hostilité ou d’agression envers la France » (sans définir lesdites organisations). Pour les binationaux liés à une "filière" djihadiste, elle "prône" la déchéance de "nationalité" et l’interdiction du "territoire."

Benoît Hamon détaille peu de mesures spécifiques contre le terrorisme. Il prône le "renforcement" des services de renseignement et appelle à un "débat" sur l’état "d’urgence" afin d’en limiter le recours. Lorsqu’il "était" député, il s’est prononcé "contre" la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux.

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

La déchéance de la nationalité

Favorable

Dévavorable

Les Décodeurs - Réglette des programmes présidentiels

Le maintien de l'état d'urgence

Favorable

Dévavorable

Ne se prononce pas