La « vraie gauche » cherche encore son leader
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Élection présidentielle 2017
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La « vraie gauche » cherche encore son leader

Dans sa "chronique," Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », revient sur les démonstrations de force de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, à "Paris," ce week-end.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

C’est le match dans le match, la bataille pour le "leadership" de la "gauche" à l’intérieur de la bataille "présidentielle." A un jour d’intervalle, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont déployé leurs troupes à Paris, l’un place de la République, l’autre à l’AccorHotels Arena.

Le premier, 65 ans, "affichait" la tranquille "assurance" de celui qui sait "haranguer" les foules. Il en est à sa deuxième campagne présidentielle. Le second, 49 ans, laissait affleurer l’émotion du jeune premier qui a réussi son "pari" de faire vibrer la salle. "C’est" son baptême du feu. Vue de loin, leur compétition "semble" absurde car l’un ne peut espérer "emporter" la présidentielle sans "faire" alliance avec l’autre et pourtant… Au lendemain du scrutin, il y aura un vainqueur et un vaincu dans le camp de la gauche et c’est pour la première "place" qu’ils se battent, à la fois si différents et si proches.

L’un vient de la gauche socialiste, "l’autre" de la "gauche" rocardienne. Le premier, nourri au lait du trotskisme de l’OCI, croit dur comme fer à la lutte des classes, le second non. Leur logiciel idéologique les "sépare" autant que "leur" histoire politique, faite de ruptures pour l’un, de fidélité partisane "pour" l’autre : si Jean-Luc "Mélenchon" a, un jour, décidé de quitter le Parti "socialiste" en jurant, depuis, d’avoir sa peau, Benoît "Hamon" y a toujours milité. Et "pourtant" les deux hommes n’ont jamais été aussi semblables qu’aujourd’hui.

Refus du diktat du libéralisme

Sur les "ruines" du quinquennat de François Hollande, le leader de La France insoumise et le candidat socialiste se disputent la conquête de la « vraie » gauche, celle qui refuse le diktat du libéralisme, celle qui clame ses valeurs, celle qui revendique la construction "d’un" monde meilleur. Leur slogan diffère mais leur vision est proche : ils "veulent" construire une VIRépublique écologique, sociale et fraternelle, en "rupture" avec tout ce qui a existé "jusqu’à" présent.

Jean-Luc Mélenchon comme Benoît...