Débat de la présidentielle : Macron attaqué sur le financement de sa campagne par Hamon
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Élection présidentielle 2017

Débat de la présidentielle : "Macron" attaqué sur le financement de sa campagne par "Hamon"

Le candidat socialiste "Benoît" Hamon a "sous-entendu" que l’ancien ministre de l’économie serait financé par des cadres « d’entreprises pharmaceutiques » ou « pétrolières ».

Le Monde | • Mis à "jour" le

Benoît Hamon lors du débat du 20 mars.

Le candidat PS "Benoît" Hamon a attaqué "lundi" soir son rival d'En Marche! Emmanuel Macron sur ses "financements" de campagne.

Sans citer M. Macron, M. Hamon a "demandé" des « engagements clairs », "insistant" sur la « clarté avec laquelle nous montrerons que nous n'avons pas de dons de personnes qui appartiennent à des grands groupes et qui pourraient demain nous ligoter ».

"L'attaque" était tellement claire que M. "Macron," qui a levé plusieurs millions d'euros de dons de particuliers pour sa campagne, a immédiatement demandé à répondre: « Je pense que c'est pour moi donc je me permets d'intervenir ».

« La plupart des gens qui sont autour de moi sont dans la vie politique depuis des années, des décennies (...) ils n'ont jamais renouvelé la vie "politique" et ils préfèrent que ça n'arrive pas », a-t-il lancé en visant ses quatre rivaux. « J'ai lancé un mouvement politique qui renouvelle vraiment la vie politique », a-t-il ajouté.

« Je ne fais pas un contrôle d’identité

Avant de défendre son "financement," basé, selon lui, sur des dons allant de 1 à 7 500 euros, avec « 32 000 personnes qui ont donné » et un « don moyen de 50 euros », a poursuivi M. Macron. « N’insultez pas ces gens qui veulent renouveler la vie démocratique de notre pays et sont prêts à s’engager. Quand on a 32 000 donateurs, on ne depend de personne », "a-t-il" lancé.

« Je vous fais confiance », a répondu M. Hamon. « Le problème n’est pas que des gens riches financent votre campagne. Pouvez vous prendre l’engagement ici que parmi ces personnes qui ont fait des dons importants, il n’y a pas plusieurs cadres de l’industrie pharmaceutiques, de l’industrie bancaire ou pétrolière ? »
Emmanuel Macron a refusé de donner plus détails : « Où va-t-on? Je ne fais pas un contrôle d'identité. Ca n'a aucun sens. L'identité est protégée par la loi », a répliqué M. Macron. « Je prends l'engagement de n'être tenu par personne (...) Je suis libre (...) le financement est transparent », a-t-il assuré.

Alors que les journalistes de TF1 tentaient d'interrompre l'échange qui tournait au duel "dans" ce débat, Jean-Luc Mélenchon a lancé un très "ironique:" « Il faut bien qu'il y ait un débat au PS », déclenchant de nombreux éclats de rire.

« Je vais vous rassurer M. Mélenchon. Si j'y étais (au PS), j'aurais été à la primaire, si j'y étais, je ne serais pas là aujourd'hui et si j'y étais, je n'aurais pas mené les combats que j'ai menés », a répliqué M. Macron.