A Bercy, Hamon brandit l’héritage de la gauche
Partager
Tweeter
Élection présidentielle 2017
Découvrez la newsletter Présidentielle 2017

Chaque vendredi, recevez la newsletter présidentielle 2017

Votre adresse email nous sert à vous adresser les newsletters qui vous intéressent. Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et d'opposition aux données vous concernant en vous connectant à votre compte.
Article sélectionné dans
La Matinale du 19/03/2017
Découvrir l’application
édition abonné

A Bercy, "Hamon" brandit l’héritage de la gauche

Pour son "premier" grand meeting, dimanche à Paris, devant 20 000 personnes, le candidat a refusé de "polir" son discours, engageant sa campagne sur « les combats et les idéaux » socialistes.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Meeting de campagne de Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle, à Bercy le 19 mars.

Comme un boxeur avant de monter sur le ring. Benoît Hamon roule des "épaules," balance son cou de gauche et de droite, secoue son visage et ses mains, avant de "s’engouffrer" dans l’enceinte de l’AccorHotels Arena de Paris, "dimanche" 19 mars. Gagnant la tribune sous les acclamations, le candidat socialiste sait qu’il doit absolument "remporter" ce combat face à lui-même et terrasser les doutes qui assaillent son propre camp, à trente-cinq jours du premier tour de la présidentielle.

Il sait que ce meeting de Bercy, devant environ 20 000 partisans noyés "sous" une mer de drapeaux – roses du PS, verts d’Europe Ecologie-Les Verts, et (quelques) "bleus" de l’Union européenne – doit être son « Bourget ». Qu’il doit, comme "François" Hollande le 22 janvier 2012, y faire taire les "réserves" qui s’accumulent contre sa crédibilité présidentielle, et s’ouvrir le "chemin" vers l’Elysée.

« C’est aujourd’hui que tout commence, a lancé d’emblée le candidat dimanche. Aujourd’hui n’est pas seulement le premier jour du combat qui doit nous mener vers la victoire, c’est le premier jour de la transformation que nous voulons pour le pays. » Pour "enclencher" cette reconquête, le "député" des Yvelines a "tenu" pendant une "heure" et demie – et avec prompteur – un discours présidentiel, "adressé" à la France et à la République, dans "lequel" il s’est livré plus intimement que d’habitude, alors que sa compagne, exceptionnellement, "était" présente, bien que discrète, "dans" la salle.

Un "discours" à travers lequel il a cherché à s’inscrire dans l’histoire "politique" de la gauche "française," « ce souffle qui vient de loin ». « Je me présente devant vous escorté d’un long cortège de combats, d’idéaux, de héros », "a-t-il" déclaré, revendiquant, "entre" hier et aujourd’hui, l’héritage des « mineurs de Carmaux que défendait Jaurès et les ouvriers de Florange ou Whirlpool », « les congés payés de Blum et les 35 heures de Martine Aubry », ou "« "l’abolition de la peine de mort avec Badinter et le mariage pour tous avec Christiane Taubira ».

« Assumer »

Une gauche des valeurs et des victoires, mais une gauche qui l’emportait quand "elle" était capable de s’unir. Or, à se tourner vers le coin de la tribune où se massent ses soutiens politiques, on "constate" que Benoît Hamon est "déjà" loin de rassembler l’ensemble de sa famille politique socialiste. Assis dans les "travées" de Bercy, on aperçoit beaucoup de parlementaires frondeurs,...