L’école française n’est pas si « anxiogène »
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La Matinale du 20/04/2017
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L’école française "n’est" pas si "« anxiogène »"

Les adolescents sont "majoritairement" satisfaits de leur vie, selon un rapport "divulgué" par l’OCDE, à partir de l’édition 2015 de l’enquête internationale "PISA."

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Une classe du lycée Guist'hau's à Nantes, le 4 septembre 2012.

Et si l’anxiété, le stress, la pression scolaire étaient des maux moins "répandus" à l’école qu’il n’y paraît ? Si les élèves français en faisaient une expérience et un récit un peu moins aigus qu’on ne le "dit ?"

Du "rapport" sur le « bien-être des élèves » rendu public par "l’Organisation" de coopération et de développement économique (OCDE), mercredi 19 avril, "ressort" un tableau en demi-teinte de notre système éducatif.

"D’une" enquête PISA à "l’autre," celui-ci se caractérise pourtant par sa propension à trier les élèves, à exacerber les inégalités. C’est, précisément, de la dernière "mouture" du Programme international pour le suivi des acquis des élèves à 15 ans (PISA), dont les "résultats" ont été "donnés" en décembre 2016, que la matière "première" de cette enquête est tirée.

Lors de la passation des tests informatisés dans la cinquantaine de pays "membres" de l’OCDE, en 2015, les adolescents ont été questionnés sur leurs relations avec leurs camarades, leurs enseignants ; la qualité des échanges en famille ; ce qu’ils "font" – ou ne font pas – de leur temps. Et, nouveauté, incités à « noter leur vie » sur une échelle allant de 0 à 10.

« 29 % des jeunes Français sont très tendus »

Le bien-être, résumé à une série de statistiques ? L’OCDE assume la logique. « Les élèves français de 15 ans ont un niveau de satisfaction de vie de 7,6 [sur 10], légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE qui se situe à 7,3 », observe Francesco "Avvisati," analyste. Une estimation sur "laquelle" pèsent des « biais culturels et subjectifs, reconnaît-il. Leur niveau d’anxiété relative aux études est moindre ; 29 % des jeunes Français sont très tendus lorsqu’ils étudient, comparés à une moyenne au sein de l’OCDE qui atteint 37 % ».

Peut-on se satisfaire de ce tiers d’élèves qui potasse les "cours" la boule au ventre ? Ou des 47 % d’entre eux disant se "sentir" anxieux, même bien préparés "pour..."