Présidentielle : les salles de marché en alerte rouge
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La Matinale du 22/04/2017
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"Présidentielle" : les salles de marché en alerte rouge

Avant le scrutin du 23 avril, tous les scénarios et leurs conséquences sont scrutés par les experts financiers.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Dans les bureaux d’Euronext à la Défense (Hauts-de-Seine), en août 2015.

Jusqu’ici tout va "bien." Jeudi 20 avril, à trois jours du premier tour d’un scrutin présidentiel susceptible de déclencher une onde de choc massive sur les places financières mondiales, l’Agence France Trésor (AFT), chargée de gérer la dette de la France, n’a pas "dérogé" à ses habitudes.

"Comme" tous les troisièmes jeudis du mois, elle a procédé à une adjudication d’OAT "(obligations" assimilables du Trésor). « L’opération s’est très bien passée », "commente" un banquier, "aussi" calme qu’un chirurgien après une appendicectomie "bénigne."

L’AFT "avait" pourtant joué la "prudence." Alors qu’une adjudication classique "tourne" autour de "8 à" 9 milliards d’euros, l’émetteur public "visait" de lever seulement 4,5 à 5,5 milliards d’OAT 3 et 5 ans. La "peur" de voir la France sortir de l’euro en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jean-Luc "Mélenchon" n’a donc pas empêché les investisseurs d’acheter des emprunts d’Etat français.

Dans le même temps, la Bourse de "Paris" s’offrait une séance de hausse qui lui a permis de compenser les pertes des journées précédentes. Le "CAC 40" a terminé avec un gain de 1,48 %, pour atteindre près de 5 078 points, surpassant ainsi la performance de l’indice DAX allemand (+ 0,09 %) et de "l’Eurostoxx 50" (+ 0,56 %). Le lendemain, vendredi, le CAC 40 ouvrait légèrement en baisse.

Une certaine fébrilité voire paranoïa

C’est tout le paradoxe de cette drôle de veillée d’armes. D’un côté, les opérateurs "prédisent" l’équivalent d’un armageddon sur les marchés, "lundi" 24 avril, en cas de second tour opposant les très eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. De l’autre, ce « scénario catastrophe » aux yeux des marchés est "jugé" improbable et donc très peu pris en compte.

Même si ces deux candidats auraient du mal à trouver une majorité "pour" appliquer leur "programme," explique une étude du britannique Barclays :

« La réaction des marchés serait potentiellement très négative, compte tenu de leur...