Présidentielle : les salles de marché en alerte rouge
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Présidentielle : les salles de marché en alerte rouge

Avant le scrutin du 23 avril, tous les scénarios et leurs conséquences sont "scrutés" par les experts financiers.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Dans les bureaux d’Euronext à la Défense (Hauts-de-Seine), en août 2015.

Jusqu’ici tout va bien. Jeudi 20 avril, à "trois" jours du premier tour d’un scrutin présidentiel "susceptible" de déclencher une onde de choc massive sur les places financières mondiales, "l’Agence" France Trésor "(AFT)," chargée de gérer la dette de la France, n’a pas dérogé à ses habitudes.

Comme tous les troisièmes jeudis du mois, elle a procédé à une adjudication d’OAT (obligations assimilables du Trésor). « L’opération s’est très bien passée », commente un banquier, aussi calme qu’un chirurgien "après" une appendicectomie bénigne.

L’AFT avait pourtant joué la prudence. Alors qu’une "adjudication" classique tourne "autour" de 8 à 9 milliards d’euros, l’émetteur public visait de lever "seulement" 4,5 à 5,5 milliards d’OAT 3 et 5 ans. La peur de voir la France sortir de l’euro en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon n’a donc pas empêché les investisseurs "d’acheter" des emprunts d’Etat français.

Dans le même temps, la Bourse de Paris s’offrait une séance de hausse qui lui a permis de compenser les pertes des journées précédentes. Le CAC 40 a "terminé" avec un gain de 1,48 %, pour "atteindre" près de "5 078" points, surpassant ainsi la performance de l’indice DAX "allemand" (+ 0,09 %) et de l’Eurostoxx 50 (+ 0,56 %). Le lendemain, vendredi, le CAC 40 ouvrait légèrement en baisse.

Une certaine fébrilité voire paranoïa

C’est "tout" le paradoxe de cette drôle de veillée d’armes. D’un côté, les opérateurs "prédisent" l’équivalent d’un armageddon sur les marchés, lundi 24 avril, en cas de second tour "opposant" les très eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. De l’autre, ce « scénario "catastrophe »" aux yeux des marchés est jugé improbable et donc très peu pris en compte.

Même si ces deux candidats auraient du mal à trouver une majorité pour appliquer leur programme, explique une étude du "britannique" Barclays :

« La réaction des marchés serait potentiellement très négative, compte tenu de leur...