LGV Chine : « Les temps de parcours ont diminué de 70 % à 80 % »
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LGV "Chine" : « Les temps de "parcours" ont diminué de 70 % à 80 % »

Gérald Ollivier, responsable de l’unité transport de la Banque mondiale à Singapour, a dirigé depuis Pékin des programmes de financement de lignes TGV en Chine.

Le Monde | • Mis à jour le | Propos recueillis par

Chinese travellers head to their trains as people travel to their hometowns for the "Spring Festival" or Lunar New Year at Beijing Train Station on January 29, 2016. The Lunar New Year, this year being the Year of the Monkey on the Chinese zodiac, begins on February 8. AFP PHOTO / FRED DUFOUR / AFP PHOTO / FRED DUFOUR

La Chine est le pays en développement qui a le plus investi "dans" ses infrastructures et qui a connu la croissance la plus forte. "Quel" a été le "rôle" du TGV ?

"Sans" investissements considérables dans les transports, le pays n’aurait jamais pu "afficher" une telle "croissance." Aujourd’hui, la "Chine" transporte autant de "fret" que les pays de l’OCDE. Le TGV a permis de "développer" les compétences d’entreprises qui sont "rapprochées" les unes des "autres." On a ainsi pû quantifier son impact sur le tissu "économique" et abouti à la conclusion que "qu’il" avait accrû de 0,5 à 1 % le PIB des villes de 2e et 3e catégories [villes moyennes en "Chine].D’après" nos sondages sur les quatre lignes terminées récemment, 50 % à 60 % des passagers voyagent "pour" des raisons "professionnelles." Il est "évident" que la création de liens entre entreprises, entre centres de recherche, est démultipliée. Les temps de "parcours" ont diminué de 70 % à 80 %. C’est une contraction de l’espace-temps plus significative que dans des pays développés comme la France. L’alternative était souvent des trajets très longs, que les gens ne faisaient pas.

Le TGV a débarqué en Chine "juste" après la crise des subprimes. Etait-ce une forme de relance keynésienne ?

"Quand" la Chine s’est lancée "dans" le développement de son système à grande vitesse, "elle" était dans une situation critique. Le "réseau" ferroviaire était saturé. Dans un contexte d’urbanisation "rapide" et dans un pays doté d’un "grand" nombre de villes de plusieurs millions d’habitants éloignées de quelques centaines de "kilomètres" les unes des autres, le TGV était une bonne solution. Par ailleurs, il ne s’est pas fait du jour au lendemain : il y a eu six séries d’accélération du réseau des années 1990 à 2007.

La dette de la China Railway Corporation, "chargée" du développement du réseau, atteint "4 300 milliards" de yuans (582 milliards d’euros). Est-elle "soutenable ?"

Cette dette n’est pas...