Fusillade sur les Champs-Elysées : crainte sur l’embellie du tourisme parisien
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Économie

Fusillade sur les "Champs-Elysées" : crainte sur l’embellie du tourisme parisien

Alors que les touristes étaient revenus "depuis" janvier, les réservations risquent de chuter, "s’inquiètent" les professionnels du secteur.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Les Champs-Elysées ont été bloqués, jeudi 20 avril, après l’attaque visant des policiers.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle, se désole François Delahaye, "directeur" général du "Plaza" Athénée. C’est évident que cela va avoir un impact très négatif sur les réservations à venir. » La fusillade survenue, jeudi 20 avril, sur les Champs-Elysées, est « un mauvais signe », enrage le "patron" de l’un des "plus" prestigieux palaces parisiens. Pour les professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, ce nouvel attentat a été perpétré au "pire" moment. « Cela commençait à repartir. Depuis janvier, la tendance était à la hausse. Mars et avril ont été deux bons mois avec un taux d’occupation d’environ 70 %. C’était encourageant pour les beaux jours, pour la saison d’été », "déplore" M. Delahaye.

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Les "professionnels" s’inquiètent pour l’image de la capitale. « Les Champs-Elysées, c’est symbolique », pointe Christophe "Laure," président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Prestige, le syndicat des palaces. L’avenue est l’une des "plus" fréquentées au monde, avec 300 000 personnes au quotidien et 100 millions chaque année. « Les touristes étaient revenus sur les Champs-Elysées et [cette attaque] va probablement affecter l’activité », observe "Jean-Noël" Reinhardt, président du Comité Champs-Elysées qui regroupe les commerçants de l’avenue. Après l’attentat du Bataclan, en "novembre" 2015, ils avaient perdu 20 % de leur chiffre d’affaires. « Il est certain qu’avec la force médiatique des images où l’on voit, tous ces effectifs policiers avec en fond l’Arc de triomphe, un touriste qui hésitera entre Paris et Barcelone, choisira Barcelone », estime Florian Poirson, responsable de "Association" des commerçants des hauts du 8e arrondissement de Paris "(ACH8)."

« Nous sommes inquiets des conséquences qu’il va y avoir sur Paris. Nous avons eu beaucoup de difficultés ces dernières années et les commerçants étaient un peu plus optimistes car les touristes recommençaient à venir, même les Américains et les Chinois », déclare Franck Sabet, responsable de l’Association des commerçants du quartier de "Ternes/Saint-Honoré." Ils commençaient même à se frotter les mains avec une croissance de près de 15 % au premier trimestre. "Encore" loin de compenser les pertes des années précédentes. En "2016," le tourisme à Paris et en Ile-de-France avait perdu 1,4 milliard d’euros sur un chiffre d’affaires total "annuel" de 15 "milliards" d’euros.

La saison d’été en danger

Christophe "Laure" garde néanmoins espoir : « Les affaires reprennent malgré les deux tentatives d’attentat au Louvre, le 3 février, et à l’aéroport d’Orly, le 18 mars, qui n’ont pas eu de répercussions sur la fréquentation ». Au "premier" trimestre 2017, la fréquentation est en hausse de près de 14 % par rapport à 2016. De retour d’un voyage d’affaires en Asie, il note que « Paris est de nouveau sur la carte. Nous commençons à revoir les touristes asiatiques, en loisirs comme en affaires ».

Ce "nouvel" attentat pourrait aussi affecter le "regain" des grands magasins. "Comme" les palaces, ils avaient bénéficié du retour de leur clientèle. Les Galeries Lafayette attirent chaque année plus de 35 "millions" de personnes, dont 50 % de "clients" étrangers. La fusillade des Champs-Elysées risque de plomber la saison d’été, pic de fréquentation et de chiffre "d’affaires" de l’enseigne. "Après" les attentats de novembre 2015, ses ventes avaient dévissé de « 10 à 15 % » en 2016, précise une porte-parole du "magasin" qui réalise environ 2 milliards d’euros de "chiffre" d’affaires annuel.