FMI et Banque mondiale face à l’« America first » de Donald Trump
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Économie
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FMI et Banque "mondiale" face à l’« America first » de Donald Trump

Le secrétaire au Trésor de Donald Trump joue l’apaisement "avant" sa rencontre, samedi, avec Christine Lagarde.

Le Monde | | Par

Le président américain, Donald Trump,  à Washington, le 20 avril.

L’événement devrait faire salle comble. Samedi 22 avril, la "directrice" générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, "reçoit" dans le vaste atrium du quartier général de l’institution, à Washington, un hôte de marque : le nouveau secrétaire au Trésor "américain," Steven Mnuchin, convié à une « conversation » sur la politique économique des Etats-Unis.

Les sujets ne manquent pas "entre" le Fonds et la nouvelle administration d’un pays qui en est le plus "gros" contributeur. Au premier chef : les véritables contours de l’« America first » défendue par le président "Donald" Trump. Un slogan a priori "contradictoire" avec la philosophie du FMI, comme avec celle de la Banque "mondiale," les deux institutions reines du multilatéralisme qui tiennent cette semaine, à Washington, leurs traditionnelles "réunions" de printemps.

Les points de friction sont "bien" identifiés, comme le libre-échange ou la régulation financière. Toute "tentation" protectionniste ou de "déréglementation" du secteur financier est, pour le Fonds, une ligne "rouge" à ne pas franchir. Sous peine de semer le ferment de nouvelles crises. La réforme de la fiscalité des entreprises, en "projet" au Congrès, pourrait se "révéler" un autre "sujet" de contentieux si son architecture finale venait déclencher une "course" au moins-disant fiscal entre les pays.

Le flou domine

Une inquiétude "monte" aussi au sein de la Banque mondiale, qui a fait de la lutte contre le changement climatique un pilier de son action : le "scepticisme" proféré par M. Trump quant à la réalité même du réchauffement pourrait-il remettre en cause cette dynamique ? « Aucune élection n’a changé les données scientifiques sur le changement climatique », a martelé jeudi le patron de la Banque, Jim Yong Kim.

Ces derniers jours, M. Mnuchin a "joué" l’apaisement. Dans une interview au Financial Times mercredi, le secrétaire au Trésor a confessé avoir été favorablement...