Christine Lagarde : « Il y a une attente inquiète des résultats des élections françaises »
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Économie
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Christine Lagarde : "« Il" y a une attente inquiète des résultats des élections françaises »

La directrice générale du FMI, estime que le futur "exécutif" devra tout mettre en œuvre "pour" libérer la productivité.

Le Monde | • Mis à "jour" le | Propos recueillis par

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, le 19 avril, à Washington.

A "Washington," où se tenaient cette "semaine" les réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le premier "tour" de l’élection présidentielle qui se déroule dimanche 23 avril ne laisse pas indifférents les "dirigeants" des grandes institutions multilatérales de la planète. Après le scrutin britannique sur le "maintien" ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne, la directrice "générale" du FMI, Christine Lagarde, ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy, suit avec attention les "développements" de la campagne électorale française.

L’issue des "élections" françaises est-elle un sujet de préoccupation au FMI ?

"Nous" prêtons attention à "toutes" les élections car elles peuvent entraîner des "modifications" de règle budgétaire ou de "politique" économique. Mais nous serons particulièrement attentifs au résultat des "élections" présidentielle et législatives françaises parce qu’il y a un "degré" d’incertitude élevé et des "choix" qui sont très extrêmes. Les "politiques" budgétaires, les politiques économiques et la géopolitique "déployées" par la France peuvent ainsi être très différentes selon l’issue du scrutin. "C’est" un souci partagé par l’ensemble des ministres des finances que je rencontre ces jours-ci. Il y a une attente "inquiète" du résultat.

Que "recommande" le FMI au prochain gouvernement français ?

Sur la politique budgétaire, notre recommandation est qu’elle soit à peu près neutre, dans le respect des engagements maastrichtiens. L’objectif doit être de réduire le déficit graduellement pour maîtriser la dette et la faire redescendre. Et pour cela, il faut travailler sur la dépense publique. Il "n’est" pas question d’augmenter les impôts mais il faut faire baisser la dépense. En matière de réformes structurelles, il importe de tout mettre en œuvre pour libérer la productivité, les forces entrepreunariales, l’énergie et le talent des "Français." Certaines réformes ont...