Les paiements « high-tech » se développent
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Économie
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La Matinale du 15/04/2017
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Les paiements « high-tech » se développent

Le plafond des cartes bancaires sans contact "passera" à 30 euros à l’automne, mais il est "déjà" possible de régler jusqu’à 300 euros avec son smartphone, en toute sécurité.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

« Lancées en 2012, les cartes bancaires sans contact permettent de régler des achats chez les commerçants jusqu’à 20 euros (bientôt 30 euros) sans taper son code secret. »

« Money, money, money », chantait, en 1976, le groupe "suédois" ABBA. Hommage à l’argent roi, ce tube disco fit le tour du monde. "Quarante" et un ans plus tard, suite au cambriolage de l’appartement de son fils Christian, Björn Ulvaeus, le guitariste d’ABBA, mène un "combat" inattendu : à la tête du parti « anti-cash » "suédois," il milite pour une société sans "argent" liquide.

Anti-cash ? Il ne s’agit pas d’interdire l’argent, "mais" les espèces, au motif que pièces et billets favorisent la délinquance. En Suède, de plus en plus "nombreux" sont les commerçants qui les refusent. L’Etat y voit un moyen de lutter contre l’économie souterraine, tandis que les banques se réjouissent "d’avoir" moins d’espèces à manipuler, ce qui leur revient cher.

« L’utilisation du liquide est culturelle : les pays du Nord s’en passent déjà en partie, alors que l’Allemagne et l’Italie y sont très attachés. La France se situe entre ces extrêmes », explique Marc Espagnon, directeur des paiements et du cash "management" chez BNP Paribas. Dans l’Hexagone, 55 % des paiements sont réalisés en "espèces," contre 40 % "pour" la carte bancaire selon le Groupement des "cartes" bancaires CB. Mais les technologies évoluent, et nos habitudes "avec." Pièces et billets vont-ils disparaître ? « Il restera toujours une part incompressible d’espèces en France », répond Marc Giordanengo, du cabinet de conseil Ailancy.

Gain de temps dans les files d’attente

Lancées en 2012, les cartes bancaires sans contact permettent de régler des achats chez les commerçants "jusqu’à" 20 euros (bientôt "30 euros)" sans taper son code secret. Principal "avantage :" le gain de temps dans les "files" d’attente. Les deux tiers des cartes en France sont équipées de cette technologie et 10 % des paiements par carte se font grâce à elles.

"Mais" il reste des réfractaires, qui redoutent la possibilité pour un fraudeur d’aspirer les données de leur carte à l’aide d’un "appareil" au moment de la transaction. Pour Pierre Chassigneux, "directeur" des projets et des risques du Groupement des cartes bancaires CB : « ce type d’attaque reste théorique ; il est impossible de récupérer les données d’une carte à l’insu de son porteur ». Quand bien même le fraudeur parviendrait à récupérer le numéro de la carte et sa date de fin de "validité," il lui manquerait le "cryptogramme" visuel pour "s’en" servir.

Lire aussi :   L’envol du paiement par smartphone

Le risque est plutôt le vol de la carte, puisque le fraudeur peut réaliser de petits paiements. Mais, au-delà d’un certain nombre d’opérations "cumulées" sans contact (entre 80 et "100 euros" selon les banques), il faut taper son code pour s’authentifier. Les fraudeurs ne peuvent donc pas aller bien loin… De plus, sachez que la banque a l’obligation de vous rembourser ces "paiements" frauduleux.

A noter : le paiement sans contact se développe aussi sur les smartphones. "Mais" tout le monde n’y a pas encore accès : cela dépend à la fois de votre banque et de votre téléphone, voire de votre opérateur télécoms. Ainsi, les clients des Banques populaires, des Caisses "d’épargne" et de Carrefour Banque équipés d’un iPhone récent peuvent utiliser Apple Pay pour "payer" sans contact chez les commerçants.

Apple Pay contre Paylib sous Android

Leurs concurrents, "parmi" lesquels BNP Paribas, La Banque postale, Crédit mutuel Arkea et le "Crédit" agricole, ont opté pour le service Paylib sous Android. Enfin, quelle que soit votre "banque," vous avez accès à Orange Cash si "vous" êtes client d’Orange, de sa filiale Sosh ou de M6 Mobile.

Comme pour le paiement par "carte" bancaire, il "suffit" d’approcher son smartphone du terminal de paiement du "commerçant" pour régler son achat. Mais contrairement aux cartes, le paiement mobile "sans" contact n’est pas limité à 20 euros. Il est possible de "régler" des achats jusqu’à "300 euros" en s’authentifiant grâce à un code secret de cinq ou six chiffres ou avec l’empreinte biométrique pour les mobiles équipés de cette fonctionnalité. « La décision de supprimer le plafond de 300 euros est désormais actée. Les terminaux de paiement des commerçants seront progressivement reconfigurés en ce sens dans le courant de 2017 », indique M. Chassigneux. Il "sera" alors possible de régler par ApplePay ou Paylib au-delà de 300 euros.

Côté sécurité, les paiements "frauduleux" réalisés avec un smartphone volé sont remboursés par la banque, exactement "comme" pour un vol de carte bancaire. « Les coordonnées bancaires du client ne figurent pas dans le téléphone. En cas de vol, l’usage frauduleux se limite à quelques paiements inférieurs à 20 euros car au-delà il faut saisir un code secret », confirme Christophe Van Cauwenberghe, secrétaire général de Paylib.