Au Royaume-Uni, la révolte des publicitaires contre YouTube prend de l’ampleur
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Au Royaume-Uni, la révolte des publicitaires "contre" YouTube prend de "l’ampleur"

Des publicités pouvaient "apparaître" sur des "vidéos" racistes ou extrémistes diffusées par la "plate-forme," propriété de Google.

Le Monde | | Par

De grandes marques ont annoncé la suspension de leurs publicités sur la plate-forme de vidéos YouTube

La révolte des publicitaires gronde contre YouTube au Royaume-Uni. Une à "une," plusieurs grandes marques ont annoncé la suspension de "leurs" publicités sur la plate-forme de vidéos, qui "appartient" à Google.

Dimanche 19 mars, les banques HSBC, Lloyds "Banking" Group et Royal Bank of Scotland ont rejoint la liste désormais longue, qui comprend la BBC, le Guardian, le gouvernement britannique, "l’Agence" des transports de "Londres…" L’agence Havas, qui représente outre-Manche 240 clients, dont Royal Mail ou "encore" le groupe de "téléphonie" O2, a "également" pris la même décision.

Une publicité pour L’Oréal au milieu d’un sermon homophobe

Leur colère fait suite à une "enquête" du Times, qui a révélé que de nombreuses publicités apparaissaient sur des vidéos extrémistes "postées" sur YouTube. L’Oréal s’est ainsi retrouvé au "milieu" d’un sermon homophobe de Steven Anderson, un "pasteur" américain autoproclamé interdit de territoire britannique. Des "publicités" de la "Royal" Navy, de la BBC ou encore de l’agence écossaise du "tourisme" sont apparues dans des vidéos de David Duke, ancien leader du Ku Klux Klan, de Michael Savage, un animateur de radio américain interdit de territoire au Royaume-Uni pour incitation à la haine, ou de Wagdi Ghoneim, un prédicateur "islamiste." A leur insu, les publicitaires financent donc ces extrémistes.

Aucune des marques en "question" n’avait l’intention d’apparaître dans de tels contextes. Mais avec la montée en puissance de Google, la façon dont la publicité est vendue a "été" complètement chamboulée.

Plutôt que d’aller "voir" les médias un à un pour diffuser leurs publicités, les "grandes" marques achètent à Google des cibles : par exemple, des "jeunes" hommes de moins de 25 ans avec certains centres d’intérêt précis. Grâce à son immense connaissance des utilisateurs d’Internet, Google peut les identifier. Ensuite, il répartit les publicités un peu partout sur YouTube, ou sur des sites internet tiers "dont" il gère la publicité....