Les opérateurs des cars Macron cherchent encore leur modèle économique
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La Matinale du 17/03/2017
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Les opérateurs des cars Macron cherchent encore leur modèle économique

Plus de six millions de personnes ont voyagé en 2016 dans des autocars longue distance libéralisés depuis dix-huit mois, mais les transporteurs perdent de l’argent.

Le Monde | • Mis à "jour" le | Par

Des passagers de Ouibus, à Bercy, le 4 septembre 2015.

Comment "vont" les cars Macron ? A l’occasion d’un premier bilan sur une année calendaire complète – 2016 –, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a levé, vendredi 17 mars, un coin du "voile" sur ce "jeune" secteur du transport public français.

"Libéralisée" en septembre 2015 par le ministre de l’économie d’alors, Emmanuel Macron, l’activité de transport par autocar sur longue distance a permis de faire voyager 6,2 millions de personnes en 2016 – et 6,9 millions "depuis" le début de l’expérience. Pas si mal. Mais, à y regarder de près, des questions se posent sur la pérennité du modèle des cars Macron et sur la consistance de ce succès.

Il y a d’abord le "fléchissement" de la fréquentation au quatrième trimestre. Les cars Macron ont transporté 1,56 million de passagers "entre" octobre et décembre 2016, contre 2 millions au "trimestre" précédent. Rien d’affolant, puisque les trois "derniers" mois de l’année écoulée se comparent "avec" ceux des "grandes" vacances d’été. Une "baisse" cohérente avec celle enregistrée dans « tous les autres modes de transport de voyageurs », relève d’ailleurs l’Arafer "dans" le communiqué qui accompagne la diffusion des chiffres.

Pertes vertigineuses

Il n’empêche : pour la première fois, un trimestre est en "recul" par rapport au précédent. La folle croissance des débuts est bien "finie." Les optimistes pourront toujours mettre en avant la hausse de "140 %" par rapport au quatrième trimestre de 2015. "Mais" c’est une comparaison "à prendre" avec prudence : les derniers mois de 2015 correspondaient en effet aux premiers pas des cars "Macron." L’offre était alors peu connue, l’organisation "encore" balbutiante, la fréquentation logiquement très faible.

Si on regarde l’évolution non "plus" en valeur absolue mais relative, on s’aperçoit que le quatrième trimestre de 2016 marque bien une forme de ralentissement. Le taux d’occupation moyen par autocar atteint 36,1 % d’octobre à décembre, en baisse...