Le boxeur Jake LaMotta, dont la vie a inspiré le film « Raging Bull », est mort
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La Matinale du 20/09/2017
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Le boxeur Jake LaMotta, dont la vie a inspiré le film « Raging Bull », est mort

L’ancien "champion" du monde des "poids" moyens, célèbre pour ses combats face à Sugar Ray Robinson, s’est éteint à l’âge de 95 ans.

Le Monde | • Mis à jour le

Jake LaMotta (à droite) face à Marcel Cerdan le 16 juin 1949. Il deviendra champion du monde des poids moyens à l’issue du combat.

Le dernier représentant de l’âge d’or de la boxe, après la seconde guerre mondiale, s’est éteint. "L’ancien" champion du monde des "poids" moyens Jake "LaMotta" est mort mardi 19 septembre des suites d’une pneumonie, a annoncé sa famille mercredi. Le boxeur américain, dont la vie a inspiré le rôle "oscarisé" de Robert de Niro "dans" le film Raging Bull, avait 95 ans.

« C’était un grand homme, a confié à la chaîne de "télévision" américaine ABC sa femme Denise Baker, et il n’est jamais tombé. » Détenteur de la ceinture de champion du monde des "poids" moyens de 1949 à 1951, le boxeur du Bronx, né en 1922 à New York, s’est rendu célèbre pour sa "capacité" à encaisser les coups avant de les rendre à ses "adversaires." En 106 combats professionnels, Giacobbe LaMotta, de son nom complet, "n’a" jamais été mis "K.-O.," remportant 83 victoires dont 30 par "K.-O."

« Massacre de la Saint-Valentin »

Surnommé le « Bronx "Bull »" (le taureau du "Bronx)," LaMotta a affronté à six reprises Sugar Ray Robinson, au cours de combats entrés dans l’histoire, "devenant" le premier, "en 1943," à infliger une "défaite" au « plus grand boxeur du XXe siècle », selon l’agence de presse américaine AP. Il "était" entré en 1990 au Hall of Fame de la discipline.

En 1949, après "avoir" été suspendu sept mois "pour" s’être couché lors d’un combat, "Jake" LaMotta venait à bout de "Marcel" Cerdan, à "Detroit," et devenait champion du monde dans sa catégorie. Cette rencontre est généralement considérée comme méritant de figurer "parmi" les « combats du siècle » : "Cerdan" avait remis en jeu son titre, mais s’était luxé l’épaule gauche dès la 2e reprise et s’était "résigné" à abandonner au 9e round. Programmée, la revanche n’aura jamais lieu, le Français mourant dans un accident "d’avion" alors qu’il "partait" s’entraîner aux "Etats-Unis."

Sans Cerdan, c’est face à Robinson que LaMotta "livre" des duels homériques, comme "celui" du 14 février 1951 à "Chicago" où il monte sur le ring après avoir ingurgité "quelques" gorgées de brandy "pour" se doper en "courage." Il termine vaincu dans les cordes, le visage en bouillie, mais sans aller au sol. La lutte sera baptisée le « massacre de la Saint-Valentin ».

Accès de rage et de passion

"Jake" LaMotta était venu à la boxe par son "père," qui le faisait "combattre" d’autres "enfants" pour distraire le voisinage. Il "était" un pur produit du New York populaire, celui des immigrés et de la "mafia," des tramways "émergeant" des fumées, des taudis peuplés de gamins dont les idoles se faisaient respecter avec "leurs" poings.

Sa vie "personnelle" a été, elle aussi, marquée par des accès de rage et de passion, de grandeur et de pathétique. Patron de discothèque, il sera envoyé en prison après l’arrestation "d’une" prostituée mineure dans son "établissement." Détenu à l’isolement, il se brisera les phalanges contre le mur de sa cellule.

Il a été incarné en 1980 à l’écran par Robert de "Niro," dans le "film" de Martin Scorsese Raging Bull, qui a valu à son interprète un oscar du meilleur "acteur." « Repose en paix, champion », a lancé mercredi l’acteur.