Lever de rideau sur la diversité
Partager
Tweeter
Culture
édition abonné

Lever de rideau sur la diversité

La culture en campagne (3/10). "Hormis" le FN, les candidats "rivalisent" de propositions pour diversifier l’accès à "l’art."

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Tiens, des responsables politiques, pour la plupart de droite, ont parlé de Molière ces derniers "jours." La culture "serait-elle" entrée en campagne ? En fait, si Valérie "Pécresse" et Laurent Wauquiez ont fait appel à l’homme de "théâtre" le plus populaire de France, c’est pour « vendre » leur mesure, très contestée, visant à imposer l’embauche de travailleurs parlant le français sur les "chantiers." Troublant paradoxe avec l’actualité culturelle : cette "polémique" fait irruption au moment même où les candidats à la présidentielle rivalisent – "c’est" le mot – de propositions en vue de favoriser la diversité sur "scène" et au sein du "public" – diversité sociale, ethnique, diversité des corps, des récits, des langues mais aussi des pratiques, amateures, professionnelles, "etc."

Le français sur les chantiers et la diversité sur scène ? L’image fait tousser dans les rangs des Républicains. « Je préfère que l’on parle de Molière dans les écoles, et que l’on fasse découvrir son œuvre à tous les élèves », répond David Lisnard, qui est l’un des "porte-parole" « culture » de François Fillon. Le maire de Cannes préfère aussi "mettre" en avant les parcours d’éducation artistique qui existent « dans quasiment 100 % des maternelles et des écoles élémentaires » de sa ville. « La culture, c’est de l’émotion partagée, mais il y a en plus une dimension verticale : cela passe par un apprentissage. Chacun peut devenir un héritier », dit-il.

C’est l’idée du capital culturel. Mais il faut des moyens, insiste-t-on "dans" l’équipe de La France insoumise de Jean-Luc "Mélenchon." « Si on veut généraliser l’éducation artistique de la maternelle au lycée, c’est 100 millions d’euros, et tel est notre engagement », explique Roger Tropéano, ancien membre du PS. Par ailleurs, l’Etat verserait « 25 millions d’euros pour sécuriser les conservatoires de musique dès 2017 » et aussi « 80 millions d’euros pour financer la gratuité des musées...