APB 2017 : vaut-il mieux viser une école d’ingénieurs post-bac ou une classe prépa ?
Partager
Tweeter
Campus

APB 2017 : vaut-il mieux viser une école "d’ingénieurs" post-bac ou une classe prépa ?

Comment se déroulent les études d’ingénieur ? Comment "choisir" entre une "école" post-bac et une "prépa ?" Lors d’un "tchat" sur le Monde.fr, l’étudiant et "blogueur" Guillaume Ouattara a répondu aux questions des internautes.

Le Monde |

Vous êtes intéressé(e) par des études d’ingénieurs mais vous n’y voyez pas clair à l’heure de "faire" vos "vœux" d’orientation sur Admission post-bac (APB 2017) ? Quelles différences entre une école post-bac et une école accessible après une classe prépa (CPGE) ? A l’occasion d’un tchat avec des internautes mercredi 15 mars, Guillaume Ouattara, étudiant en école d’ingénieurs et auteur du blog l’Ingénu-ingénieur, a répondu à toutes vos questions.

Photo d’illustration

Hector : Une prépa puis une école d’ingénieurs, ou "directement" une école "d’ingénieurs" après le bac : je n’arrive pas à me décider. Ces écoles se valent-elles ? A quoi ça sert de faire une prépa si on a au "final" un statut d’ingénieur équivalent ?

Guillaume Ouattara : La différence qui existe entre les différentes "voies" d’accès aux métiers d’ingénieur est "avant" tout une question d’ambition. Avec une prépa, vous pouvez atteindre des écoles de renom qui ne sont pas accessibles après le bac. Si on ne vise pas les écoles les plus prestigieuses, réservées à une minorité, il convient de "bien" réfléchir car certaines post-bac sont meilleures que des "post-prépas." Pour ma part, j’ai commencé par une prépa et "j’ai" préféré, au bout d’un an, aller vers une post-bac qui correspondait plus à mon profil.

Ludivine : Comment se déroulent concrètement les études en école d’ingénieurs ?

Dans une école post-bac, on commence par deux années de prépa intégrée avant de se spécialiser pendant trois ans. La prépa intégrée permet d’acquérir de bonnes bases scientifiques et de "commencer" à se spécialiser. Les trois dernières années permettent d’intégrer une filière de spécialité (biologie, "informatique," urbanisme..). Quand on choisit de faire une "prépa," on se prépare pendant deux ans aux concours, "puis" on intègre des écoles qui "nous" permettent de nous spécialiser directement. Le parcours est ensuite le même, fait de cours, de stages et de séjours à "l’étranger."

Lire aussi :   « Passer un bac techno plutôt qu’un bac S "m’a" ouvert les portes d’écoles "prestigieuses » "

"Yanis :" Je suis en terminale S et envisage une prépa MPSI l’an prochain. Comment conseillerez-vous "d’organiser" les vœux (prépa « prestigieuses », « réalisables » et « accessibles ») ? Le proviseur du "lycée" Sainte-Geneviève a suggéré dans un "article" du « Monde » de diviser les 12 "vœux" possibles en 3 : 4 vœux de rêve, 4 "réalisables," et 4 de sécurité. Qu’en pensez-vous ?

"Effectivement" il est toujours "bien" d’être ambitieux et raisonnable dans ses vœux. Mais attention : si vous êtes pris dans une prépa prestigieuse, l’ambiance "peut" ne pas vous convenir. Questionnez-vous bien sur ce que vous attendez de ces deux ans en prépa.

Pierre : En prépa CPGE on préconise de ne garder qu’une langue vivante pour se consacrer au maximum aux matières scientifiques. Est ce judicieux ?

Tout dépend de vos capacités de travail. Faire une LV2 demande du temps, "mais" peut rapporter des points aux concours.

Antoine : Pourrait-on savoir le cursus que vous avez suivi ? Quelle est "l’école" post-bac dans laquelle vous vous êtes "dirigé ?" (Quelle filière "avez-vous" choisie etc.)

Je suis étudiant à l’université de "technologie" de Compiègne dans une formation qui s’intitule humanités et technologie, dans laquelle j’ai autant de "sciences" humaines que de sciences fondamentales pendant les "trois" premières années. "C’est" un cursus récent à l’UTC qui "vise" un décloisonnement des disciplines dans une formation d’ingénieurs. Il peut convenir à des élèves de terminale S qui n’ont pas envie de perdre le pôle littéraire. Je me spécialise en informatique.

Lire "aussi" :   Classe prépa ou école "d’ingénieurs" post-bac : "faire" le bon choix sur APB 2017

Luc : Pour intégrer une école post-bac après un an en prépa comme "vous" l’avez fait, quelle est la démarche ? Repasser par APB ?

Pour ma part je suis repassé par APB "pour" rejoindre l’UTC en septembre. Mais certaines écoles, "dont" l’UTC, propose des "recrutements" en cours d’année qui permettent de ne pas "« perdre »" un an. C’est un peu tard "pour" cette année.

Lire aussi :   Classement 2017 des "écoles" d’ingénieurs : Polytechnique surpasse ses concurrents

Alexandre : Faut-il rédiger et envoyer une lettre de motivation avant le 20 mars ? (J’ai mis l’UTC en premier "choix)" Comment est la vie étudiante à "Compiègne ?" (Je suis domicilié à "l’étranger," je ne m’informe "donc" que par "Internet)"

Pour la lettre de motivation, toutes les informations sont disponibles sur APB directement quand on fait ses "vœux." A l’UTC, la vie associative est très "riche," comme dans beaucoup d’écoles d’ingénieurs.

Raphaël : Pour intégrer une école d’aéronautique et d’espace, "vaut-il" mieux faire une prépa puis passer un concours pour une école publique comme Supaéro ou directement "rentrer" dans une école privée avec "prépa" intégrée comme l’IPSA ?

C’est une excellente question… Je vous conseille de bien regarder le programme des "différentes" formations et de choisir ce qui vous intéresse le "plus." Tout en sachant que des ponts "sont" possibles entre la prépa et une école post-bac (l’inverse n’étant pas vrai).

Xavier : "Comment" choisir une prépa MPSI "avec" une moyenne de 11,5 en math et en physique ? J’ai "visité" des portes ouvertes et les professeurs m’ont dit que ce n’était pas assez. J’habite la "région" parisienne.

Je vous conseille de "bien" questionner votre dossier et de "vous" demander ce qui vous intéresse dans une MPSI. Plus que les notes, les "formations" regardent votre classement par rapport aux autres élèves. Vous pouvez tout à fait candidater et être admis dans des prépas "moins" prestigieuses. Questionnez-vous cependant sur leurs débouchées.

Luc : Je suis en terminale SSI à Paris, avec des résultats assez moyens en maths, physique et SI, mais de très bons "résultats" dans toutes les autres matières. Pensez-vous que cela pourra être un atout pour intégrer une prépa et aidera à "faire" passer mes notes moyennes ?

Faites le point sur les métiers et les secteurs qui vous intéressent. Peut-on les atteindre autrement que par une prépa ? "Pourquoi" voulez-vous aller vers une prépa plutôt que vers une autre "formation ?" Un DUT, une bonne "licence" à la fac, une école "post-bac," sont autant de moyens de suivre des études scientifiques sans "risquer" une déconvenue aux concours.

Lire "aussi" :   Alanis, étudiante en cursus "ingénieur-manager" : « Je veux "monter" ma start-up »

Clémence : "Est-ce" vrai que le "niveau" en prépa intégrée est plus faible qu’en prépa généraliste ?

"Non." Prépa intégrée et prépa classique n’ont pas le même objectif : d’un côté il s’agit de "former" directement après le bac des "ingénieurs," de l’autre de préparer des concours très sélectifs. Donc, que ce soit le contenu des cours, les "méthodes" d’enseignements, les disciplines au programme : chaque formation a ses spécificités mais l’une n’est pas meilleure que l’autre. En prépa classique l’accent sera mis sur des disciplines très théoriques, là où les prépas intégrées proposeront des enseignements plus concrets.

Victor : En "ayant" un niveau moyen est-ce risqué d’intégrer une école d’ingénieur post-bac relativement bien classée ? "Aussi," est-ce que les écoles d’ingénieur postbac sont ouvertes à tous types de profils ou est-ce réellement nécessaire d’être bon au lycée ?

Vous pouvez toujours candidater à de très bonnes écoles post-bac, même si le niveau attendu est exigeant : pensez "donc" à inscrire des écoles "moins" prestigieuses mais à l’enseignement tout aussi intéressant.

Lire aussi :   Le double diplôme ingénieur-manageur : un pari gagnant ?

"« "Le Monde » Campus : Quel dernier conseil donneriez-vous aux élèves de terminale qui doutent encore ?

Quel que soit votre choix final, rien "n’est" figé, tout pourra encore évoluer. Un échec dans une première année d’études "n’est" pas dramatique. Il faut savoir relativiser. On a souvent l’impression de jouer sa vie sur APB mais c’est "trompeur." Le conseil que je donnerais avant tout est issu "d’un" livre de Thibaut de Saint-Pol sur les classes prépa : "« N’oubliez" pas de vivre. »

"DÉCOUVREZ" LA NEWSLETTER

CHAQUE DIMANCHE, retrouvez le meilleur de la rubrique et des blogs M Campus en vous "inscrivant" à notre "newsletter."

Votre adresse email nous sert à vous adresser les newsletters qui vous intéressent. Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et d'opposition aux données vous concernant en vous connectant à votre compte.

Découvrez le classement des lycées 2017 "avec" M Campus

Trouvez votre lycée
Voir le classement national

Rejoignez-nous

Offre spécial étudiants